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Avalon ✘ what's puzzling you is the nature of my game

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Mer 18 Jan - 23:19
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Prêtresse
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Avalon Stormborn

30 ans

née durant l'automne 1641

sur une île paumée

mercenaire, tueuse à gages, traficante d'armes, empoisonneuse et plus encore

célibataire de carrière

hétérosexuelle

drapeau blanc

ft. Janet Montgomery

©️ MAJESTIC ROSE
Salut toi
PSEUDO: Lakezis.
ÂGE: 18 ans.
COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM? Grâce à une pub sur PRD.  
DERNIER MOT ? Gloubiboulga. C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit hihi
Caractère
CARPE DIEM : j’aime la vie. Cette chose si fragile et pourtant si puissante. Elle est mon unique richesse, la seule cause pour laquelle je me bats. Ne jamais lâcher, tenir la distance, voilà ce qu'il faut se répéter pour ne pas finir broyer par ce monde à la dérive. Je tiens à ma vie plus qu'à tous les trésors. Ma mission : en profiter. Je ne fais que ce qui me plaît. On ne dirait pas comme ça, mais je suis une fêtarde professionnelle ! Bonne vivante, j'aime manger, boire, et tous les petits plaisirs de l'existence. Délurée et fantasque comme une pièce de la Commedia dell'Arte, mes jours et mes nuits ne manquent pas de saveur. Artiste de nature, je joue de plusieurs instruments, je danse, je peins, je dessine, je chante. Je m’intéresse à tout. L’art me fascine. J’ai cette insouciance presque enfantine qui nous fait voir l’existence comme une aventure formidable. Les soucis semblent glisser sur moi telle l'eau sur les plumes d'un canard. Comme si rien ne pouvait m'atteindre ou m'affecter. Il m’arrive souvent d’être totalement irresponsable et intrépide, faisant fi du danger. Oui, je crois que je suis restée une grande gamine. D'ailleurs, mes réactions peuvent s'avérer immatures, ce qui surprend souvent. Amoureuse et ivre de vie à en crever, je veux rire à m'en déchirer les cordes vocales, pleurer jusqu'à m'assécher, faire vibrer mon âme.
Contrairement à l'image que je renvoie, je ne suis pas qu'une garce sans cœur. Bon il faut vraiment creuser très profond cependant, un cœur bat bien derrière cette poitrine de fer. Un esprit romantique se cache sous cette carapace. Je suis une grande rêveuse. Ce monde ne me suffit pas. Mon regard se voile parfois, et mon imagination s'égare au loin, de l'autre côté de l'horizon. Ce côté détaché de la réalité se retrouve dans mon organisation. Enfin plus exactement, dans mon absence totale d'organisation. Mon bureau et mes appartements semblent toujours avoir essuyé un ouragan magistral. Bizarrement, je me retrouve parfaitement dans tout ce foutoir. C'est mon foutoir à moi.

ALL OR NOTHING : je suis une jeune femme qui vit plutôt dans l’excès. Mes caprices font mon quotidien. J’ai ce petit côté puéril du gosse pourri-gâté. Si je veux quelque chose, je suis prête à faire un scandale pour l’obtenir. Puis je m’en lasse aussitôt. Toutefois, mes crises d’hystérie ne sont jamais sérieuses et ne durent pas longtemps. Des orages passagers. Exubérante, je ne fais jamais les choses à moitié. Avec moi, c’est tout ou rien, je ne fais pas dans les froufrous. Têtue et impatiente, je déteste attendre ou renoncer. C’est tout de suite ou maintenant. Je suis assez invivable comme demoiselle. Pas grave, j’assume.
Bizarrement, je ne cours pas après le pouvoir ou l’argent. Ce sont deux choses qui donnent des responsabilités, et les responsabilités, c’est saoulant. Mon arme maîtresse est l’audace. j’ose tout, me permets tout, tente tout. Et avec panache je vous prie. Opportuniste, arriviste, profiteuse, appelez ça comme vous le voulez. Je dirai simplement que je suis quelqu’un qui saisit chaque chance que le destin donne.

THE SEA DOES'NT LIKE TO BE RESTRAINED : fougueuse, impulsive, passionnée, sanguine et indomptable. Dire que j'ai un caractère bien trempé serait un doux euphémisme. Véritable esprit rebelle, je suis une tête de mule, colérique et bourrue. La dentelle, je la garde pour mes vêtements, pas pour mes propos. Si j'ai quelque chose à dire je le dis, même si cela peut blesser l'ego du destinataire. Je ne mâche pas mes mots. Je suis franche, certes, mais pas honnête pour autant. Si le besoin s'en fait sentir, je peux très bien mentir comme je respire. Il m'arrive d'avoir des poussées de colère, où je deviens violente et agressive. Je libère la Bête qui sommeille en moi, et croyez-moi, vous ne voulez pas la rencontrer. Je peux piquer une crise pour n’importe quoi. Et cette montée de magma en fusion arrive sans prévenir. D’un caractère lunatique, je peux vous prendre dans mes bras et vous balancer une chaise dans la figure l’instant suivant. Éternelle râleuse, je ne suis jamais contente. Parvenir à me satisfaire est un exploit, que dis-je, un miracle.

SOLO RIDE UNTIL I DIE : je ne suis pas spécialement prétentieuse, mais il est vrai que mon assurance et mon brin de suffisance peuvent être perçus comme de l’arrogance. J’ai, vous savez, ce petit air limite méprisant, souvent collé le visage. Vous le voyez, ce léger sourire en coin, ces paupières basses qui vous toisent comme si vous ne méritiez pas mon attention ? La plupart des gens m’indiffère, et je considère que la seule personne digne de mon intérêt est moi-même. Je ne respecte que ceux que je crains. Et hormis Calyspo, la liste est courte.
Je suis un personnage égoïste, égocentrique même, qui ne pense qu’à ses miches et qui se fiche pas mal des problèmes des autres. Les ennuis, c’est bien une chose que je n’ai pas envie de collectionner. L’altruisme ? Qu’est-ce que c’est que cela ? Une nouvelle maladie ? A mon avis, nous avons assez de problèmes pour s'occuper de ceux des autres. Ma vie est ce que j'ai de plus précieux, je ne compte pas la bousiller pour rendre service. La loyauté et toutes les foutaises qui en découlent ne font pas partie de mes qualités. La solitude ne me fait pas peur, voire je sais l'apprécier. Certains craignent de se retrouver face à eux-mêmes, mais ce n'est pas mon cas. Je me connais, et cela fait longtemps que j'ai accepté l'être que j'étais.

MAD MIND : certains disent que je ne suis pas toute la seule dans ma tête. C’est vrai que j'ai un grain. Mais je pense que c'est surtout parce que je ne réfléchis pas de la même manière que le commun des mortels. Et c'est pour cela que je suis aussi imprévisible. Prédire mes actions est quasiment impossible. Même moi je ne sais pas ce que je vais faire. J'agis à l'instinct et la plupart du temps, rien n'est calculé. Je suis quelqu’un de très distrait. Si vous ne m'avez pas marquée, vous pouvez être sûrs que je ne me souviens pas de votre nom. Inutile de le nier : je suis timbrée. Et cette folie douce qui fait pétiller mon regard me rend énigmatique. Indéchiffrable. Paradoxe de chair et d’os, je peux être tout et son contraire. Surprenante, troublante, ambiguë. Complexe, c’est le mot. Beaucoup ont tenté de me comprendre, et beaucoup s'y sont perdus.

SMART AS THE DEVIL... : je suis loin d'être une sainte. Si votre débilité profonde vous a épargné le minimum syndical de neurones, j'espère que vous l’avez remarqué. Fourbe, rusée, maligne, vicieuse. Je ne cherche pas à être irréprochable. Ce qui est bon ou ce qui est mal, j’en ai rien à carrer. Aucun remord, aucun regret, aucun scrupule. De toute façon, cela ne sert à rien. La culpabilité ? Connais pas. L'amour ? Connais pas non plus. Les sentiments ne sont pas ma tasse de thé. J’ai un petit côté garce dont je suis presque fière. Acide, froide et cynique par moments, je devient blessante, surtout lorsque je me suis levée du mauvais pied. Ce n’est pas l’honnêteté qui m'étouffe, et j'irai même jusqu'à dire que je peux être malsaine. Voire perverse. Et alors, je me plais à fourrer mes griffes dans les méninges de mes victimes, pour y trifouiller leurs peurs, leurs désirs, leurs pulsions primaires.
Un conseil, ne vous fiez pas trop à moi, et si vous ne voulez pas que je vous laisse tomber au plus mauvais moment, veillez à toujours m'être utiles.
Je sais utiliser ma tête. Tout part d'une certaine curiosité et un esprit joueur, qui font que je m'intéresse à tout, absolument tout. Grâce à cela, je me suis bâtie une solide culture générale. Pour qu'un cerveau fonctionne, il faut l'alimenter. C'est pour cela que je m'entoure fréquemment de livres, afin d'en savoir toujours et encore plus. Le savoir, c'est le pouvoir. Mon esprit critique me rend très difficilement manipulable ou influençable. On ne me la fait pas à l'envers.

... AND TWICE AS PRETTY : malgré mes manières parfois sauvages, mon manque cruel de tact ainsi qu'une bienséance toute relative, je garde une certaine élégance. Je n'en fais jamais trop. C'est inutile : ma seule présence se remarque sans que j'aie besoin de faire quoi que ce soit. Ma nonchalance et ma désinvolture naturelles empêchent quiconque de deviner ce que je pense vraiment. Le charisme que je dégage ne fait qu'augmenter le ténébreux aura qui m'enveloppe. Il émane de moi quelque chose d'étrange, d'inconnu, qui intrigue et interpelle. Mon parfum mêle danger, sel du grand large et brise de l'air marin. Une senteur de liberté. J'aime passer aux yeux de la foule pour une femme d'affaires certes redoutable, mais délicate. Et nombreux sont ceux qui tombent des nues en apprenant que je ne passe pas mes journées derrière une tasse de thé. Ou en m'entendant jurer comme un vieux loup de mer. Que l'on ne s'y trompe pas : la rose a des piquants, et elle sait s'en servir. Je ne rechigne pas à me salir les mains.


Si un jour tu te retrouves devant un gars en train de se faire agresser par deux hommes, que fais-tu ? Je lance les paris ! Eh quoi, il n'y a pas de mauvaise occasion pour faire rentrer l'argent. Je suis même capable d'organiser un véritable tournoi de gladiateurs à partir d'une simple castagne d'ivrognes. Toujours retourner la situation à son avantage. Ça, c'est si je suis dans un bon jour. Sinon, c'est simple : je leur jette un seau d'eau glacée et leur ordonne de se tabasser en silence. Il y a des gens qui travaillent ici. Non mais oh.
As-tu déjà tué ? Me poser cette question, à moi, c'est comme demander à un albatros s'il a déjà volé. J'ai fait de nombreuses choses dans ma vie. Et tuer en fait partie. Ce n'est quand même pas ma faute si la loi du plus fort régit nos existences. Les faibles périssent pour que les autres subsistent. C'est comme ça que ça fonctionne.
Crois-tu aux créatures surnaturelles ? Personne n'a réussi à me prouver qu'elles n'existaient pas, alors dans le doute oui, j'y crois. Pourquoi pas. Après, tout dépend de ce que l'on entend par surnaturelles. En quoi une sirène ou le Kraken seraient moins naturels que nous ? En tout cas, une chose est sûre, les océans grouillent de bestioles inconnues.



Angel of small death
Restless spirit ✘ on an endless night, witchy woman, see how high she flies. She got the moon in her eye.  
BLACK PUMPKIN
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Mer 18 Jan - 23:20
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© Clarke



« And then I was born again »

Les souvenirs d’enfance sont souvent les plus beaux. Cette période insouciante, où rien ne pouvait nous atteindre, où nous étions les rois de notre petit univers. Même si nous sommes nés au mauvais endroit, au mauvais moment, même si notre existence est un calvaire dès notre premier souffle, notre tendre jeunesse est toujours source de nostalgie. Si tant est que l’on en ait une.
Mon plus vieux souvenir remonte à mes neuf ans. Enfin, de ce que j’en sais. Car au final, je ne connais pas ma vraie date de naissance. Ni où je suis née. Aucune réminiscence, aucune trace écrite. Rien. Le néant. Jusqu’à ce fameux souvenir. Étrangement, je m’en rappelle avec une époustouflante clarté.

Je suis assise par terre, adossée au mur, pieds et poings liés par de lourdes chaînes rouillées qui arrachent ma peau fragile. Il fait froid, l’humidité traverse mes vêtements sales et se colle à moi. L’obscurité m’empêche de distinguer les personnes entassées autour de moi, mais j’entends leurs plaintes étouffées, leurs soupirs. Une odeur infecte de bois moisi et d’insalubrités en tout genre m’agresse les narines. Ça tangue. Un roulis continu fait vaciller le décor. Je pose mon regard vidé de toute énergie sur un rat en train de grignoter une main… ou un pied. Je vois trop trouble pour le déterminer. Certains de mes compagnons d’infortune n’ont pas résisté au voyage. Quel voyage ? Je suis dans la cale d’un bateau, à n’en pas douter. Mais d’où est-il parti ? Et où va-t-il ? Je me sens faible. Si faible que je n’arrive même pas à me rappeler qui je suis. Ma mémoire n’est qu’un tableau noir où tout semble avoir été effacé. J’ai l’impression d’avoir toujours été là, dans cette antre branlante et grinçante. Je suis perdue, mais trop épuisée pour me poser des questions. Je me laisse aller, comme une bête de somme sur le chemin de l’abattoir. Soudain, les craquements de la coque se font de plus en plus forts. Sans que je puisse riposter, je sens mon corps glisser, tomber, se renverser. Je ne réagis pas. Il se passe quelque chose, cependant, mon esprit est trop occupé à me tenir en vie pour s’intéresser à ce genre de détails. Des vociférations me parviennent de ce que je crois être le pont. ... l’mât ! Faut r’dresser l’mât ! Allez chercher les aut’ en bas, on a b’soin d’plus de bras ! Une trappe s’ouvre au-dessus de nos têtes, faisant s’engouffrer un vent glacial et une pluie torrentielle dans la cale. Instinctivement, je ramène mes bras frêles devant ma figure. Mes chaînes sont tirées, on me traîne jusqu’à la surface. Je sors de ma grotte. Et le retour à la lumière n’est pas des plus agréables. De violentes bourrasques me fouettent le visage, mes habits trempés d’humidité se plaquent contre mon corps et le gèlent un peu plus. L’épaisse averse me pique de ses milliers d’aiguilles. J’en viens presque à regretter ma prison souterraine. Mes yeux embrumés ne perçoivent que la moitié du paysage chaotique. Une grosse main m’agrippe la nuque et me plaque contre un rondin de bois. Le mât. Poussez ! Tirez ! R’mettez-moi ce mât à la verticale ! Ma vue finit par s’éclaircir. Je tourne ma tête dos à la pluie et balaie la scène d’un regard effrayé. Je commence à comprendre ce qui est en train de se dérouler. Le navire sur lequel je suis est pris dans une affreuse tempête. Des vagues monstrueuses menacent de nous submerger, et les rafales de vent déchirent les voiles encore déployées. Mon cœur s’accélère. Ma vie n’a pas l’air merveilleuse, mais je ne veux pas mourir. Pas tout de suite. Les fers qui me lient à quelques autres prisonniers me forcent à suivre le mouvement : je pousse du mieux que je peux afin de remonter le mât. Puis, tout se passe très vite : alors que je plante mes ongles dans le bois, tout le bateau tremble, s’écrasant certainement contre des rochers, et la puissance de l’impact nous balance par-dessus bord. Le mât se brise en plusieurs morceaux. Nous voilà au beau milieu des flots enragés, nos mouvements entravés par nos chaînes qui nous tirent vers le fond. Je m’accroche avec désespoir au rondin pour ne pas sombrer. L’eau salée m’assèche la gorge, me brûle les yeux. Malgré tous mes efforts, ma faiblesse finit par reprendre le dessus, et je perds connaissance.

Telle est ma première expérience de la vie dont je garde le souvenir. Une belle entrée en matière.
C'est ainsi que je me réveillai, les membres endoloris et ankylosés, du sable et de l'eau obstruant mes bronches, sur une plage déserte. Une fabuleuse quinte de toux réussit à dégager mes poumons. J’en profitai aussitôt pour inspirer à fond. Il n’y avait pas une seule parcelle de mon corps qui ne me faisait pas souffrir. Il me semblait que ma jambe gauche était cassée. Peut-être. Comment faire la différence entre toutes ces douleurs ? Je perçus un mouvement près de moi. Ma rétine n’était pas encore assez habituée à la clarté. En tremblant, je mis une main en visière et discernai une silhouette qui s’approchait de moi, cahin-caha. Je ne tentai même pas de reculer. A quoi bon ? J’étais incapable de bouger. L’inconnu se pencha vers moi. Tu peux marcher ? Sa voix était grave et rocailleuse, mais c’était celle d’une femme. Avec un drôle d’accent. Je voulus répondre, toutefois seul un grognement rauque sortit de ma bouche. Je me contentai alors d’un signe de tête négatif. La rescapée me redressa et passa son bras sous mes aisselles afin que je puisse me reposer sur elle. Son autre bras glissa sous mes genoux et elle me souleva. Je me mordis l’intérieur des joues, retenant un gémissement. J’avais bien la jambe cassée. Au moins une réponse concrète parmi les innombrables questions qui se bousculaient dans ma tête meurtrie. La femme, visiblement moins amochée, me mena à couvert loin du rivage. Nous nous enfonçâmes dans une sorte de jungle verdoyante. Je ne savais pas ce que l’autre cherchait, mais si nous voulions ne serait-ce qu’une maigre chance de nous sortir de ce pétrin, mieux valait rester sur la plage, non ? Ici, personne ne nous trouverait. Néanmoins, je ne fis aucun commentaire, trop heureuse de me faire porter. Nous arrivâmes devant une caverne rocheuse près d’une rivière. Elle paraissait profonde et spacieuse, et surtout, inhabitée. Nous n’étions pas en état de nous faire courser par un prédateur. L’inconnue me déposa contre un arbre. C’est alors que je me rendis compte que nous étions encore attachées l’une à l’autre par nos chaînes. Très pratique. Ma camarade de fers dénicha une pierre au bord tranchant. Elle plaça les maillons de la chaîne qui nous liait sur un petit rocher. Elle entreprit de briser le métal. Au bout de nombreux essais, elle y parvint. Il lui fut alors possible de nous défaire de nos menottes. Nous étions libres. Coincées sur une île perdue, mais libres. Sans m’accorder un regard, la femme alla récolter branchages et plantes diverses. Je l’observai, la détaillant. C’était un petit bout. Pas très grande mais tonique. Sous sa maigre carcasse se dessinaient des muscles fins et nerveux. Elle devait avoir la trentaine. Sa peau basanée, sa tignasse brune et frisée indiquaient une origine caribéenne. D’où l’accent de tout à l’heure.
La nuit commençait à tomber. Boitillant bon gré mal gré, je me mis à l’abri dans la caverne. Ton nom ? La voix de la femme, en train d'allumer un feu, me fit sursauter. Nous ne nous étions pas échangées le moindre mot depuis la plage. Je me raclai la gorge avant de prendre la parole. M'en rappelle plus. Plus rien. L'autre hocha la tête, comme si elle s'en était doutée. Elle m'avait l'air d'en savoir plus que moi. D'où venais-je ? Quel âge avais-je ? Qui étais-je ? Quelque chose me disait que je ne le saurais plus jamais.

Voilà comment je suis vraiment née, il y a une vingtaine d'années de cela, rejetée par l'océan sur une île oubliée des cartes. La femme échouée avec moi s'appelait Thaïs. C'était une prêtresse. Elle n'a jamais voulu me dire comment elle s'était retrouvée avec moi dans cette cale. Ni où nous étions sensées nous rendre à l'époque. J'ai toujours pensé que les marins qui nous avaient détenues étaient des marchands d'esclaves. Toutefois, je n'en avais aucune certitude.
Thaïs m'éleva. Non, pas comme sa fille. Elle n'avait pas un sens maternel très développé. Elle m'apprit à survivre. Que ce soit par les poings, par la ruse ou par l'endurance, elle me fit part de tout ce que je devais savoir pour tenir le coup quoi qu'il advienne. Elle me surnomma Ghost, en raison de ma peau pâle. Mouais. On fera avec. Pourquoi s'embêtait-elle autant avec moi ? Je lui ai posé cette question une fois. Elle m'a répondu que tout arrivait pour une raison. Tout avait une signification. Si le destin avait fait que nous nous étions retrouvées littéralement liées et que nous avions survécu ensemble, alors c'est parce que chacune avait quelque chose à apporter à l'autre. De plus, Thaïs m'a expliqué que son don de divination lui avait montré mon visage. Elle m'avait vu grandir à ses côtés. Elle en avait conclu qu'elle devait être mon... mentor. Tiré par les cheveux vous dites ? Vous ne connaissez pas les prêtresses. Ne jamais contredire ou ignorer les messages de Calypso. C'est une règle d'or.
Elle m'enseigna également le peu de soins basiques qu'elle connaissait, la chasse, la pêche, le camouflage, l'art des poisons, les prières à Calypso et bien plus encore. Elle fit de moi une vraie sauvage. Et quand ce n'était pas l'heure de la leçon, elle me laissait seule, partant prier ou je ne sais quoi. Pour ce qui est des marques d'affection, j'en avais peut-être même plus avec Mamba. Qui est Mamba ? Oh, rien que quelques 700 kilos de bonhomie pour 6 mètres d'amour. Mamba, c'est mon acolyte de toujours et accessoirement, un crocodile albinos. Abandonné par ses pairs à cause de sa peau dépigmentée, je l'ai recueilli. Nous avons grandi ensemble. Il n'est pas très futé, mais il ne ferait pas de mal à une mouche... À moins que je le lui demande. C'est un gros bébé qui va doucement le matin et pas trop vite le soir. Je l'adore.
Loin de toute civilisation, on peut dire que ma jeunesse ne fut pas comme les autres. Pendant que certains jouaient ou chipaient dans les étales, je récoltais le venin d'un serpent. Chacun sa vie.



« Face your fears child, and nothing will stop you »

J’avais très tôt montré des signes d’une certaine sensibilité à ce que vous pourriez appeler l’extrasensoriel. Au début, cela s’était limité à de petites rêveries, des absences fugaces. Mais au cours des années, ces événements s’étaient amplifiés, jusqu'à ce que Thaïs puisse conclure avec certitude que j'étais douée de projection astrale. Un nom savant pour dire que mon esprit pouvait voyager sans mon corps. À l'époque, je n’en avais pas vu l'utilité. Si ce n’est que cela confirmait ma formation de prêtresse. Mon âme pouvait se balader toute seule. La belle affaire. Je vous passe les moments affreux durant lesquels j’avais cru que mon esprit ne rejoindrait plus jamais mon enveloppe charnelle, ou encore mon fastidieux apprentissage de la maîtrise de ce pouvoir. Cela n'avait pas été les moments les plus sympathiques de ma pas si sympathique vie.

Je n’ai jamais voulu devenir prêtresse. Disons simplement que c'était une évidence. Que faire d’autre ?
Peu avant mes vingt ans, Thaïs m’emmena en haut du plus haut sommet de l’île. Le ciel était dégagé. Tu vois là, me dit-elle en pointant son doigt vers une forme sombre à l’horizon. C’est Cuba. Il est temps. Tu es prête. Pas besoin d'épiloguer. J’avais compris. L’heure était venue pour moi de prouver que j'étais capable d'être une prêtresse. Réussir ou mourir.
Afin de nous rendre dans les montagnes de Cuba, nous fabriquâmes une sorte de canot avec une voile. Je n’avais pas peur de la houle ou d’une possible tempête. Si Calyspo voulait nous faire atteindre l’île, alors une planche de bois suffirait. Après avoir intimé à Mamba de m’attendre ici, j’embarquai avec Thaïs. Le voyage fut plutôt tranquille. De même que le trajet jusqu’aux montagnes. Notre déesse nous surveille, me prévint mon mentor. Ce n’est pas parce que je te connais que je t’épargnerai. L'épreuve que j'allais passer était décisive pour mon avenir. Et elle n'était pas prise à la légère par les prêtres. Si j'échouais, Thaïs me tuerait. Et ce, malgré toutes ces années passées à mes côtés. L'enjeu était trop important pour faire intervenir les sentiments.
Une fois arrivées à destination, le rite put débuter. Je passai la première étape sans grandes difficultés. J'avais travaillé mon don des années durant. Ce n'était qu'une formalité. Comme tant de fois, mon esprit lévita au-dessus de mon propre corps et je pus ainsi admirer le paysage. Il voleta ensuite derrière Thaïs. C'était assez étrange comme sensation. Je sentais encore mon corps, mais avec une distance. Toute douleur que l'on pouvait m'infliger alors me paraissait lointaine, atténuée. Comme lorsque l'on est sous l'eau, et que l'on entend les bruits étouffés à la surface. Et plus je m'éloignais, moins j'avais de connexion avec mon corps. Les doigts de Thaïs, cachés dans son dos, indiquaient le chiffre huit. Combien ? La voix de ma tutrice était assourdie par la différence de dimension. Huit, assenai-je après quelques secondes. Je pouvais encore communiquer par l'intermédiaire de mon enveloppe charnelle. Bouger, presque pas. Mais j'y travaillais. Les tests allèrent crescendo, jusqu'à ce que mon juge estime que j'avais passé le premier palier avec succès.

La deuxième épreuve fut beaucoup moins réjouissante. Et je pense que c'est elle qui m'a vraiment changée. Je devais faire face à ma plus grande peur. Déjà, il ne fallait pas que je me trompe en l'énonçant à voix haute. Il fallait parler à cœur ouvert. Mourir. Perdre la vie était la seule chose capable de m'angoisser. Sans rien dire, Thaïs me guida jusqu'à un point d'eau. d'un signe de tête, elle m'ordonna d'y entrer. Mon cœur s'accéléra. Je voyais où elle voulait en venir, et cette perspective ne me plaisait pas. Pas du tout. Elle me rejoignit, posa ses mains calleuses sur mes épaules, et m'immergea totalement. Lorsque l'air commença à me manquer, je tentai de remonter. Impossible. J'agrippai les bras de Thaïs, plantant mes ongles dans sa chair. Une peur indescriptible me prit à la gorge. Je voulais tout arrêter, m'enfuir. La panique s'empara de moi. Je me débattis pendant une interminable minute. Puis, mes forces m'abandonnèrent. Je relâchai doucement mon emprise. Ma vision se flouta. L'eau s'infiltra dans ma bouche. Je me sentis partir pour de bon. Un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Je mourais.
Une gifle me réveilla en sursaut. Je dégurgitai dans un flot impressionnant tout le liquide accumulé. Au-dessus de moi, Thaïs me toisait. Si je ne la connaissais pas autant, je n'aurais pas discerné ce petit rictus satisfait. J'avais affronté ma peur. En lâchant prise, en me laissant aller, j'avais fait face à ma mort. Et ce qui est déjà mort ne saurait mourir, n'est-ce pas ? Je n'avais donc plus aucune raison de craindre quoi ni qui que ce soit. Je devenais de plus en plus moi-même. Je me libérais de mes dernières chaînes. La moitié du chemin était accomplie.
Sans me laisser le temps de me remettre de ma presque mort, mon mentor me donna un canif émoussé par le temps. Je m'en saisis après avoir défait le haut de mon vêtement, dévoilant mon dos. d'une main habile, je tranchai ma viande en deux lignes, une au niveau de chaque omoplate. Les vestiges d'une paire d'ailes fantasmée. J'avais toujours rêver de voler. Et mon pouvoir me permettait d'approcher un peu plus ce désir profond. Les prêtres avaient tous une cicatrice en hommage à leur dévouement à Calypso. Notre corps était marqué, il lui appartenait.

La dernière étape fut presque une partie de plaisir à côté de ce que je venais de traverser. Je devais survivre seule, sans rien, pendant deux semaines dans ces montagnes. Survivre, c'est ma spécialité. Thaïs m'avait bien élevée. Pendant cette quinzaine de jours, j'explorai les reliefs, me ressourçai. Et surtout, j'en profitai pour réfléchir à ce que je comptais faire. Rester sur mon île ? Non. J'étais trop curieuse, trop avide de voyages et découvertes. Je voulais connaître le monde qui m'entourait. Rejoindre la civilisation. A presque vingt ans, ma tutrice était le seul être humain que je fréquentais. L'humanité avait tellement à offrir, je ne pouvais pas refuser. J'avais pris ma décision : j'allais récupérer Mamba et nous allions nous installer ailleurs.
Les deux semaines s'écoulèrent. Thaïs vint me retrouver à l'endroit où elle m'avait laissée. En-dehors de mes habits qui avaient connu des jours meilleurs, j'étais en bon état. En signe de réussite et d'appartenance officielle à la communauté des prêtresses, je me fis tatouer un croissant de lune au creux des reins. Je voulais quelque chose de discret, facile à camoufler. Je ne voulais pas que cela se sache.
Il était temps de se quitter. Thaïs resta à Cuba. Je repris le canot jusqu'à mon île. A mi-chemin, Je remarquai non loin de moi les restes fumants d'un navire. Un coup des pirates sans doute. Dans un haussement d'épaules, je repris ma route. Eh ! D'un coup sec, je tournai ma tête vers l'origine de ce bruit. C'est alors que j’aperçus un couple agrippé à ce qui avait dû être une porte. Ça, ce n'était pas commun. Je me mis à leur hauteur et les aidai à monter à bord de mon embarcation. Ils étaient richement vêtus. Des marchands venus du Vieux Contient. L'accueil avait visiblement été très chaleureux pour ses deux pauvres hères. La femme paraissait gênée par mon regard insistant. Mais que voulez-vous, c'était la première fois que je voyais pareils spécimens ! Ils me demandèrent si j'avais "l'extrême bonté" de les mener jusqu'à l'île habitée la plus proche, à savoir Tortuga, dont ils m'indiquèrent la direction. Leur bateau avait été attaqué et les forbans ne leur avaient laissé que cette malheureuse porte pour tout radeau. J'acceptai, voyant là l'occasion rêvée de rejoindre la société. Une fois aux abords de mon île (qui se trouvait sur la route), je vis des ailerons fendre les flots autour du canot. Des requins. Le coin en était infesté. Et ils étaient du genre vorace. Pendant que je restais de marbre, mes deux passagers ne purent cacher leur inquiétude. Si on leur donne pas à becter, ils vont renverser le canot. La dame me dévisagea, désemparée. Mais nous n'avons rien à leur donner ! Pas vrai, Archie ? Son époux acquiesça, tout aussi paniqué. Vous inquiétez pas pour ça... J'ai ma petite idée. Et, dans un sourire sardonique, je me jetai sur le duo endimanché. Je terrassai en premier le mari en lui brisant la nuque d'un geste vif et précis. Un "crac" net et il tomba, pantin désarticulé. Je fondis ensuite sur la fraîche veuve. Les traits déformés par l'effroi, celle-ci eut à peine le temps de réaliser ce qui lui arrivait qu'elle rejoignait déjà son tendre ami, d'un coup sec entre les deux yeux. Une technique secrète que j'aimais bien sortir à l'occasion. Sur les êtres au crâne fragile, c'était imparable.  
Après les avoir soulagés de leurs lourds habits, je jetai les cadavres encore chauds à la bande de requins. Régalez-vous, c'est un met de choix. Nourrir les enfants de Calypso était un honneur. J'étais à présent tout près des berges de mon île. J'enfilai la belle robe de la défunte aristocrate et sifflai. Aussitôt, je vis apparaître sur la plage mon fidèle crocodile. Il se dandina, tout heureux, et me rejoignit à la nage. Je l'aidai à se hisser à bord. Maintenant, direction Tortuga.



« The world is full of desperate souls. Save them or use them »

Il a un problème l'espadon ?
Cela fait dix ans que j'ai posé le pied sur l'Île de la Tortue. Repère exotique des racailles de la pire espèce. Oui, je me compte dedans. Les premiers temps, j'ai mené mon petit bonhomme de chemin et me suis forgée une bonne réputation de tueuse à gages, flanquée de son crocodile albinos. Spécialité : les poisons. Cela a toujours été un passe-temps pour moi. Un hobby comme un autre. Ce n'était pas le temps libre qui me manquait sur mon île. Pour les affaires, j'ai gardé mon surnom Ghost. Cependant, je me suis trouvée une identité plus... politiquement correcte : Avalon Stormborn. Pourquoi ? Parce que. Je ne suis pas obligée de tout vous dire, non ?
Les poches remplies de l'argent de mes missions, j'ai embauché un partenaire, puis deux, puis trois et ainsi de suite, parmi les meilleurs mercenaires dont regorge Tortuga. Les temps deviennent trop dangereux pour s'amuser à se la jouer solo. Ensemble, nous gagnons plus, et nous éliminons facilement la concurrence. Je suis très persuasive quand je m'y mets, et j'en ai convaincu quelques uns. Nous nous partagions les missions et les recettes. Voyant que les affaires tournaient bien, j'ai fini par me prendre au jeu de l'entrepreneuriat et j'ai monté avec mes associés une véritable entreprise de "services", comme j'aime bien la nommer. Nous nous sommes spécialisés dans le trafic d'armes, la revente de navires et bien sûr les meurtres sur commande. A présent, je dirige une ligue d'assassins confirmés, une bande de mercenaires organisée. J'ai également placé une grande partie de ma fortune ainsi accumulée dans les biens immobiliers. Auberges, maisons de jeux, tavernes, maisons closes, tout y passe. Je n'y travaille pas, mais en tant que propriétaire, je perçois une partie des bénéfices.
Cependant, là où je suis le plus fière de mon opération, c'est dans le réseau que je suis parvenue à construire entre d'importantes îles des Caraïbes. Et quelques pieds à terre sur le continent. Sous couvert d'une entreprise immobilière florissante, nos affaires moins légales battent leur plein. Notre "empire commercial" (si on peut l'appeler ainsi) s'étend progressivement grâce à nos précieux contacts. La force de notre entreprise réside dans la grande indépendance de nos ramifications. Le personnel ne connaît que son supérieur direct qui fait le lien avec les plus hautes sphères, et cætera. Certains mercenaires ont conscience qu'il y a d'autres étages à la pyramide, mais ils ne savent pas qui sont ces fameux étages.
Jamais je n'aurais imaginé pouvoir m'adapter aussi rapidement à la civilisation. Mais je pense qu'avoir un regard extérieur sur cette société a fait la donne. Au final, mater l'humain n'a rien de différent à amadouer un serpent. Pour récolter son venin, faites-lui croire que c'est pour son bien. Devenez la solution à tous ses problèmes, son salut. Devenez-lui indispensable. Je suis plutôt douée pour me rendre irremplaçable. Jouer sur la dépendance des gens est un art dont je raffole. Les hommes finissent par être persuadés qu'ils ont besoin de moi, même si je suis la plus odieuse des créatures. Et à partir de là, le reste devient d'une facilité déconcertante.

J'aurais pu choisir une vie plus rangée. Trouver un travail honnête, gagner ma paye à la sueur de mon front, mener une existence tranquille. Faire mon trou. Oui j'aurais pu. Rien ne me poussait à alimenter le chaos du quotidien. À participer allègrement à la décadence d'une civilisation qui n'était, au fond, pas vraiment la mienne. Les temps ne sont ni à l'honnêteté, ni à la paix. Le monde des hommes que je découvre peu à peu est rongé de l'intérieur par des idées de conquêtes. Chacun veut sa part du gâteau. Ces monarques gras et loin de la dure réalité veulent tout posséder. La terre, la mer... Et je n'adhère pas à cette idée. Pour moi, chaque être est libre de ses choix et rien ne lui appartient. Encore moins la vie des autres. Voir ces conflits d'intérêt purement politique bousiller l'existence de milliers de gens me révulse. La liberté est un droit que je défendrai toujours. Je ne suis dans le camp de personne, si ce n'est le mien. Ni pour les pirates, ni pour une quelconque couronne. Juste moi. Je ne reconnais aucune puissance. Seul devant Calypso je courberai l'échine. Je suis pour l'anarchie, où chacun serait maître de soi. Mais, comme l'humain n'est pas encore prêt pour ça, je me contente de protéger ma propre liberté. Et c'est en venant troubler l'ordre établi, en changeant les règles du jeu et les pions de place que je lutte. N'allez pas croire que j'aspire à devenir un héros ou toute autre ineptie. Ce combat me concerne. Plus jamais mes poings ne seront enchaînés. Si participer à l'apogée du banditisme me permet de m'en assurer, alors je m'y emploie volontiers.

Mamba à mes pieds, j'incendie le pauvre capitaine de mon regard intense. C'est-à-dire que... 'fin m'dame, sauf vot' respect... Comprenez qu'un pareil bestiau, c'pas bon pour mes hommes... Sont pas à l'aise quoi... Je croise mes bras sous ma poitrine, profondément agacée. Je dois me rendre à Port-Royal pour les affaires, et ce misérable insecte au nez anormalement développé ose insinuer que le voyage est compromis par un caprice de ses matelots. Ces idiots finis ne veulent pas que mon crocodile d'amour monte à bord. Écoute-moi bien, commencé-je alors que le capitaine tortille nerveusement son chapeau entre ses doigts. Je prends ce bateau avec mon crocodile. Je me fous royalement de ce que pense tes marins. J'ai pas le souvenir d'avoir demandé leur avis... Tu veux pas me contrarier, si ? Oh non, je suis certaine que tu veux pas. Si quelqu'un est pas satisfait, qu'il vienne faire connaissance avec Mamba, qui se fera un plaisir de lui montrer à quel point il sait être aimable. Des volontaires ? ... Non ? Personne ? ... Bien, nous avons assez perdu de temps avec ces jérémiades. En route. On ne discute pas mes directives. Point. Une fois sur le pont, je croise le regard d'un mousse. Fais pas cette tête coco, il va pas te bouffer... Sauf si je lui demande. Devant le visage déconfis du jeune garçon, je ne peux retenir un rire franc et clair. Si seulement il savait qu'il avait plus de chances de se faire embrocher par un de ses "compagnons" que de se faire grignoter par mon crocodile... Je m'accoudai à la rambarde, fixant l'horizon. C'est là-bas qu'on va, Mamba. Tu verras, c'est un beau petit coin. T'auras plein de mollets à croquer. Et j'aurai plein de pigeons à plumer.
Ce que le futur me réserve, je n'en ai pas la moindre idée. Mon destin, je me le forge moi-même, en ayant foi en Calypso. Elle me guidera dans mes choix. Je sais que tant que les guerres perdureront, mon business sera aux beaux fixes. Et le chaos a de belles années devant lui.



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Mer 18 Jan - 23:24
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Administratrice pirate
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Localisation : Tortuga
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Avatar : Phoebe Tonkin
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Bonjoir hello
Bienvenue sur le forum belle demoiselle ! Bonne continuation pour ta fiche, et j'espère que tu t'y plairas hihi


Nous sommes de ceux qui ne renoncent pas, des chiens enragés, des teigneux, des acharnés. Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capables de tout encaisser. Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin.
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Mer 18 Jan - 23:45
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Prêtresse
Date d'inscription : 18/01/2017
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Localisation : Je suis partout à la fois ♪
Age : 31
Avatar : Janet Montgomery
Hey bisous
Merci pour l'accueil ! Et il n'y a aucune raison pour que je ne me plaise pas parmi vous hihi


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Jeu 19 Jan - 4:13
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Pirate
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Avatar : Jake Gyllenhaal
Double compte : x
Bienvenue yeah



Say you'll remember me... And let it be you and me against the world again, Brother.

(c) black pumpkin
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Jeu 19 Jan - 7:03
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Pirate
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Age : 25
Avatar : Shailene Woodley
Bienvenue :)
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Invité
Jeu 19 Jan - 7:17
Invité
Invité
Invité
Bienvenue! folle
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Jeu 19 Jan - 10:04
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Prêtresse
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Messages : 66
Localisation : Je suis partout à la fois ♪
Age : 31
Avatar : Janet Montgomery
Merci à vous trois wah
J'essaierai de compléter ma fiche au maximum aujourd'hui !


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Sam 21 Jan - 14:33
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Médecin du Peuple
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Messages : 67
Age : 26
Avatar : Tom Mison
Double compte : /
Bienvenue parmi nous !
Bon courage pour le reste de ta fiche coeur


Docteur Blackwood
" A votre service. "
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Sam 21 Jan - 14:36
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Prêtresse
Date d'inscription : 18/01/2017
Messages : 66
Localisation : Je suis partout à la fois ♪
Age : 31
Avatar : Janet Montgomery
Merci bien coeur
Je devrais la terminer demain au plus tard !


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Sam 21 Jan - 21:56
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Capitaine
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Localisation : Tortuga
Age : 33
Bienvenue !! Il va trop nous falloir un lien de la mort qui tue ohlala


Offre-moi cet horizon. Yo ho sur l'heure Hissons nos couleurs. Hissez ho, l'âme des pirates Jamais ne mourra.© florissone
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Sam 21 Jan - 22:25
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Prêtresse
Date d'inscription : 18/01/2017
Messages : 66
Localisation : Je suis partout à la fois ♪
Age : 31
Avatar : Janet Montgomery
Merciii wah Mais c'est un devoir ! Je dirai même plus : une obligation !


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Sam 21 Jan - 22:35
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Capitaine
Date d'inscription : 05/01/2017
Messages : 113
Localisation : Tortuga
Age : 33
On va semer la terreur mer


Offre-moi cet horizon. Yo ho sur l'heure Hissons nos couleurs. Hissez ho, l'âme des pirates Jamais ne mourra.© florissone
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Sam 21 Jan - 22:42
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Prêtresse
Date d'inscription : 18/01/2017
Messages : 66
Localisation : Je suis partout à la fois ♪
Age : 31
Avatar : Janet Montgomery
Mouhahaha avec grand plaisir rire machiavelique


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Dim 22 Jan - 12:59
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Voir le profil de l'utilisateur http://shady-waters.forumactif.org
Déesse des Mers
Date d'inscription : 16/03/2015
Messages : 173

Bienvenue!

Comment ne pas être sous le charme de Avalon ! Quel histoire magnifique, bien rédigée. Et puis, ce caractère ... bave
Tu intègres le drapeau blanc.
Tu vas maintenant pouvoir recenser ton avatar dans le bottin !
A partir de maintenant tu vas aussi pouvoir te créer un cercle social et commencer ton histoire en créant ta fiche de liens (les rps seront dans le même post).
Tu vas aussi devoir demander ton rang à cet endroit! La description de chaque rang disponible est rédigée dans ce sujet. Si tu es sur un bateau, tu dois aussi choisir ton équipage. C'est important pour ton personnage!
Si tu es amené à être absent(e), tu pourras nous prévenir en postant un sujet dans cette partie.
Il peut arriver que tu te sentes un peu perdu(e), ou d'avoir besoin de quelqu'un come point de repère pour débuter. Un salon de parrainage à été créé exprès, pour cela il faudra te rendre ici!
Bon jeu !

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Dim 22 Jan - 15:33
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Prêtresse
Date d'inscription : 18/01/2017
Messages : 66
Localisation : Je suis partout à la fois ♪
Age : 31
Avatar : Janet Montgomery
Merci beaucoup pompom conteeent ! folle J'ai hâte de lancer Ava dans la fosse aux lions rire machiavelique


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