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Let's do the Change ¤ Andreas & Elianor

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Dim 8 Jan - 10:15
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Let's do the Change
The Happiness of meeting again after a long time


Pfiouu, que les sacs de farine étaient lourds ! Heureusement pour Elianor, deux hommes bien costauds du personnel de son auberge l’avait accompagné pour l’aider à porter les diverses marchandises pour alimenter la taverne pour quelques jours. A elle seule, il lui aurait été bien impossible de porter tout ça. Elle se chargea de payer les marchands et donc de porter deux sacs de farine. Elle était bien contente que le chemin menant jusqu’à l’auberge n’était pas très loin. A peine arrivés à l’arrière boutique, elle eu juste le temps de demander à ces hommes de déposer les affaires au fond qu’elle fut prise d’assaut sans même avoir le temps de déposer les sacs de farine qu’elle portait à bout de bras.

« M’dame, y’a quelqu’un pour vous en haut. J’lui ai bien dis que vous étiez absente, mais il a insisté et »

« D’accord, d’accord. Je vais m’en occuper, merci. Rangez ça à la cave alors, refermez bien derrière vous et après allez aider les garçons derrière, il y a plein de fourniture à ranger » l’interrompit-elle après lui avoir remis les sacs de farine dans bras, contente de se débarrasser de son lourd et imposant fardeau. Un peu plus et elle les aurait lâché au sol, gâchant marchandises et argent. Les bras enfin libre, Elianor s’aprêta à quitter l’arrière boutique avant de s’arrêter et de se retourner vers son employé en réalisant que n’importe qui ne pouvait pas monter à son bureau.

« Vous avez dit il ? »

« Oui, vous savez bien. Le capitaine du Neptune. Le navire a amarré ce matin. »

Sans même répondre, Elianor s’empressa de rejoindre l’étage. Bon  sang ! Il avait toujours le chic pour rentrer lorsqu’elle était absente ou occupée. A croire qu’il le faisait exprès même si elle ne voyait pas comment il pourrait réussir un tel exploit. Bref ! Arrivés au bon étage, Eli prit une grande inspiration. Hors de question de le laisser voir qu’elle s’était dépêchée de le rejoindre dès qu’elle avait comprit qu’il était ici. Et dire qu’elle lui avait répété maintes fois de ne pas l’attendre là-haut, mais au rez-de-chaussée comme tous les autres. Petit soupir, elle parcouru le couloir jusqu’à bifurquer à droite, corridor menant à son bureau et à ses appartements. Eli ne put s’empêcher d’esquisser un sourire narquois en reconnaissant la silhouette face à la porte de son bureau qui était toujours fermée. Eh oui ! On n’y entrait pas comme dans un moulin et gare à celui qui tenter de crocheter la serrure.

« En bas. Combien de fois devrais-je te le répéter ? » Difficile de paraître autoritaire alors qu’elle avait le sourire en s’avançant vers Andreas. Inutile d’être réellement fâchée pour si peu, elle savait de toute façon qu’il n’en ferrait qu’à sa tête concernant ce sujet. Et oui, c'était ainsi qu'elle l'accueillait après plusieurs jours sans se voir « J’espère que tu as quelque chose qui en vaut la peine. Allez, entre. » Tout en discutant, elle ouvrit la porte de son bureau et referma cette dernière après qu’il soit entré pour ne pas être dérangé durant leur affaire. Si marché il y aurait, car au final elle ne savait pas encore pourquoi il était ici exactement.

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Mar 10 Jan - 22:46
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The Happiness of meeting again after a long time


Retour sur la terre ferme. C’est une chose que j’aime autant que reprendre la mer. Quoique non, un peu moins quand même. Mais le plaisir augmente lorsque je me dirige vers l’auberge. Une partie de mes hommes a quartier libre. L’autre surveille la cargaison. Je doute que quelqu’un tente de nous la voler à quai ; il faudrait être fou à lier pour oser s’en prendre au Neptune, à mes hommes, à moi. Mais j’ai appris que rien n’était certain en ce bas monde, alors il vaut mieux être toujours sur ses gardes.

Arrivés à l’auberge, ça se disperse entre l’alcool et les putes, voir les deux. L’une d’elle vient caresser mon torse dans quelque espoir de pièces d’or, elle me félicite même car je ne sens pas le poisson comme beaucoup. Que voulez vous : j'ai anticipé mon futur rendez vous. C'est pourquoi je ne suis pas intéressé. De manière générale, les filles de joie ne m’ont jamais trop charmé. Je n’aime pas payer pour ce genre de plaisir. Et là, j’ai bien mieux à faire. Quoique j’aimerais bien faire certaines choses avec celle que je viens voir. Je remercie donc la demoiselle, l’invitant à s’occuper de mes gars, et file vers le fond de la pièce, direction les escaliers. On tente bien de m’arrêter.

« M’dame n’est pas là… Vous devez attendre en bas… Capitaine Vane… »

Je lui lance un regard courroucé. J’ai les yeux d’un bleu perçant, tranchant comme l’acier, sans fond comme l’océan. L’homme n’insiste pas trop et m’assure qu’il va chercher sa patronne.

« Fais donc ça. »

Je l’attends devant son bureau. Adossé au mur, l’air nonchalant comme bien souvent. Le son de sa voix ne me fait pas me redresser mais sourire. Surtout quand je la vois mécontente, faussement mécontente.

« Et me passer de tes invectives si délicates ? »

Elle m’invite à entrer, comme si seules les affaires comptaient.

« Moi aussi, je suis ravi de vous revoir miss Thompson. »

Je la suis d’un pas lent, je flâne. Je me tourne de trois quarts pour la voir fermer la porte derrière nous et hausse un sourcil. Amusé.

« Un peu d’intimité, ça m’a manqué ces dernières semaines. »


Je bouge vite et me plante devant elle lorsqu’elle avance. Je peux sentir l’odeur de sa peau, de ses cheveux. J’inspire plus fort, luttant contre l’envie d’effleurer cette peau diaphane.

« T’ai-je manqué ? »

Quelle sera sa réponse du jour ? Je sais que je lui plais, je le sens. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Mais elle me repousse toujours, elle se refuse à moi. Je pourrais pousser plus loin, la forcer un peu pour lui prouver qu’elle n’a pas réellement envie de me résister. Mais je suis certain de deux choses. La première est qu’elle mérite mieux qu’un pirate qui se prend pour un Don Juan. Même si je pourrais prétendre au titre de libertin irrésistible. La seconde est qu’elle a tellement de fierté, qu’elle briserait mes précieuses. Et j’y tiens.




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Mer 11 Jan - 10:28
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« Un peu d’intimité, ça m’a manqué ces dernières semaines. »

Se retenant de sourire pour ne pas lui montrer que ce type de phrase, son caractère ainsi que sa simple présence lui avaient manqué, Elianor s’éloigna de la porte d’entrée dans l'intention de rejoindre son bureau, mais Andreas lui barra le passage. Elle ne tenta pas de s’écarter tout de suite, ne pouvant s’empêcher de regarder s’il avait une nouvelle cicatrice visible qu’elle pourrait soigner. Elle supportait difficilement de le voir saigner et ne rien faire alors que les dons de guérison n’avaient aucun secret pour elle, mais aucune ne semblait visible, à première vue en tout cas. Rien n’empêcher qu’il soit blessé sous ces vêtements, c’est sûr, mais là, elle n’allait pas vérifier par elle-même et puis il semblait plutôt en forme pour quelqu’un de blessé. M’enfin, il était habitué à l’être, donc il pourrait très bien faire semblant, ce n’aurait pas été la première fois en plus…

« T’ai-je manqué ? »

« … Ça dépend. »

Elianor esquissa un sourire malicieux, même si elle savait déjà qu'avec une telle réponse, Andreas saurait que ça voulait dire oui. Elle avait mit trop de temps à répondre pour que la signification de ces mots soient autre. Bien sûr qu’il lui avait manqué, à chaque fois qu’il partait, même si son départ n’était ni douloureux ni insupportable puisqu’il revenait toujours. C’était ce qu’elle se disait pour ne pas s’inquiéter, m’enfin il ne fallait pas qu’elle reste sur ces dernières paroles et détourna son regard du sien.

« La pêche a été bonne? »

Elle savait très bien qu'elle devait rester dans la discussion professionnelle quand il y avait si peu de distance entre eux après autant de temps sans se voir, sinon il lui serait difficile de le repousser sans souffrir en même temps. Du coup, Elianor le contourna pour augmenter la distance entre eux et rejoignit son bureau sur lequel elle s’adossa légèrement. Pourquoi ne pas plutôt s’assoir sur sa chaise derrière le bureau ? Tout simplement, parce qu’elle n’avait pas non plus envie qu’il y ait un obstacle entre eux, ce qui était très paradoxale, mais c’était souvent le cas quand Andreas et elle se retrouvaient seuls dans une même pièce.

« Tu as une semaine de retard sur ta prévision. Y aurait-il eu un contretemps ? » ajouta-t-elle, toujours curieuse et friande de savoir comment c’était déroulé ses traversées. Elle adorait entendre les récits pirates et leurs aventures. Elle pensait ne pas aimer les vivre. Il faut dire que sa première et dernière traversée des océans n’était absolument pas un bon souvenir.

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Ven 13 Jan - 23:16
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J’hausse un sourcil. Ça dépend ? Qu’était-ce donc que cette réponse ? Elle me sourit malicieusement tandis que je plisse les yeux et l’observe. Elle a pensé à moi, j’en suis persuadé. Et pas que pour le butin. Ça me plait de l’imaginer seule dans sa chambrée, à regarder l’horizon, éclairée par le même clair de lune que moi qui suis à des milliers de bornes. Elle change de sujet, je souris en coin.

« Plutôt bonne, oui. »

Je la suis des yeux tandis qu’elle s’éloigne de moi. Elle s’adosse à son bureau et je soupire bruyamment car d’autres pensées assaillent mon esprit. Il faut croire que j’ai passé trop de temps en mer. Je ris et ouvre les mains en signe de reddition.

« Que veux-tu ? La mer est une femme capricieuse, elle aussi. »

Je m’approche et hésite un instant à m’asseoir à ses côtés. Pour l’instant je reste debout devant elle. Je peux ainsi l’observer à loisir. Si mon teint est encore plus halé qu’avant mon départ, elle a toujours cette peau pâle que je meurs d’envie de caresser pour savoir si elle est aussi douce que dans mes songes.

« J’ai perdu un homme. »

Je marque une pause l’air grave. Je la vois curieuse, presque avide de détails.

« Ce gredin est passé par-dessus bord. Il a voulu faire main basse sur le butin. Mal lui en a pris. Je l’ai châtié que ça serve d’exemple aux nouveaux, et les requins s’en sont repus. »

Une histoire simple, rien d’extraordinaire pour ce voyage. Enfin, façon de parler parce qu’en réalité nous avions fait une belle découverte. J’en frémis encore d’excitation.

« Tu vas être heureuse. Je ramène ton dû et plus encore. Quelque chose qui a fait tourner la tête à un rat de cale qui n’a pas compris la chance que nous avions.»

Je fouille dans ma poche et sors une petite bourse en velours. Je la lui tends et lorsqu’elle va pour s’en saisir, je retire vivement mon bras.

« D’abord tu dois me faire une promesse. »

Je fais les quelques pas qui nous séparent, me plantant à nouveau juste devant elle. Nos souffles s’enlacent, à défaut de nos corps. Je plonge mon regard dans le sien, comme les vagues qui viennent se fracasser contre les rochers. J’ai d’ailleurs souvent cette impression face à elle… D’une voix basse, j’ajoute :

« Personne ne doit savoir. Cette trouvaille est au Neptune et à personne d’autre. C’est à nous de trouver le reste. Fais- en le serment. »

J’attends sa réponse, sa promesse. J’ai peut-être bien mis la main sur le plus gros trésor que je pourrais trouver, celui dont rêve chaque pirate. Si tel est le cas alors nous serons riches. Sans même avoir tué, un comble, pas vrai ?




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Mar 17 Jan - 19:10
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Curieuse, mais pas le moins du monde surprise. Elianor ne pouvait l’être en connaissant personnellement le capitaine du Neptune et sa réputation, et puis dans un tel cas, elle était d’accord avec son geste. Il avait bien fait. Ce n’était pas elle qui allait dire le contraire et regretter un tel homme, puisqu’elle non plus n’était pas tendre avec ceux qui tentaient de la voler. M’enfin, se fut la suite qui intéressa beaucoup plus Elianor. Contente de recevoir son dû et qu’il revienne avec un bonus, c’était tout bénef ! Impatiente, elle tendit son bas pour récupérer la bourse qu’Andreas venait de sortir, sauf que le fourbe retira prestement sa main. Eli fronça les sourcils, signe avant coureur d’un possible et très rapide mécontentement s’il ne s’empressait pas de s’expliquer, ce qu’il fit.

« D’abord tu dois me faire une promesse. Personne ne doit savoir. Cette trouvaille est au Neptune et à personne d’autre. C’est à nous de trouver le reste. Fais- en le serment. »

« De trouver le reste ? »

Eli ne put retenir un petit rire moqueur alors qu’elle posait ses mains sur son bureau, tentant tant bien que mal de conserver une respiration normale, alors que la réduction de distance entre leur corps s’amenuisait à vue d’œil. Et en même temps Andreas augmentait sa curiosité. Il n’avait pas la totalité de ce dont il parlait et il lui demandait en plus de garder le secret. Elle ? Comment pouvait-il le lui demander ou plutôt comment osait-il ? Pourtant, elle ne quitta pas son regard. Elle le défia quelques secondes alors qu’elle n’allait absolument rien divulguer. Même si Elianor ne connaissait pas encore l’ampleur de ce que son équipage et lui avaient trouvé, elle savait déjà qu’elle aurait son dû. Son pourcentage dessus s’il y aurait besoin de revendre la marchandise pillée. Elle finirait par y trouver son compte, comme toujours.

« Je garde le plus grand et insoupçonnable de tes secrets sans que tu ne me l’ais jamais demandé. Je pense que c’est suffisant comme garantie à vie de mon silence.»

Qu’elle aimait répondre en laissant croire qu’elle avait la situation sous contrôle alors que ce n’était pas exactement le cas. Eli devait savoir pour l’être. Elle s’en mordilla même la lèvre inférieure ! Ou était-ce dû à l’homme qui se trouvait qu’à quelques centimètres, voir moins, d’elle ? Au fait qu’elle était irrémédiablement attirée par la peau hâlée d’Andreas qui faisait d’avantage ressortir ses yeux bleu-translucide, que ça faisait plusieurs semaines qu’ils ne s’étaient pas vus et qu’elle voulait savoir quel goût avait ses lèvres ? Salées comme l’air marin… Bloody Hell ! Les doigts d’Elianor se crispèrent sur le rebord du bureau, sur lequel elle s’appuyait, pour résister à la tentation.

« Je te le promets. Alors ?… » réussit-elle finalement à ajouter avec une voix légèrement emprunte de sensualité qu’Eli aurait préféré ne pas avoir, mais on ne contrôlait pas vraiment ces choses-là. Malgré tout, en rajoutant ces quelques mots, elle espérait qu’il lui révèle ce quelque chose à chercher et que ce dernier lui ôte l’envie de succomber à Andreas, car si elle perdait pied maintenant, Elianor ne pourrait en revanche pas promettre de réussir à le repousser.

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Sam 21 Jan - 21:52
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Je lui donne quelques infos, j’attise sa curiosité et je coupe court en demandant une promesse. Certes, j’ai confiance en elle mais je ne suis pas le genre d’hommes à penser que la confiance est infaillible. Tout simplement parce que les hommes, les femmes ne le sont pas. On a tous nos faiblesses, on peut trahir pour se venger, pour blesser, pour fanfaronner… il y a tellement de raisons possibles. Alors j’aime entendre, j’aime faire des pactes. Evidemment, ça la vexe. Je souris.

« Il est vrai. Et je t’en suis reconnaissant. »

Mais j’attends quand même qu’elle le promette. Nous nous fixons, je peux sentir la tension dans l’air. Electrique. Le temps est comme suspendu, et moi je suis suspendu à ses lèvres. Ses lèvres ourlées qui doivent avoir le goût du miel… Mon esprit s’égare. Elle promet. A la bonne heure ! Je me ressaisis. Mes narines se gonflent cependant de désir car sa voix m’envoûte. Je n’ai jamais vu de sirènes en mer, mais sur terre… C’est elle. Pourvu qu’elle ne m’entraine pas vers le fond mais vers les cieux. Je me racle la gorge. Je lui tends la bourse, elle pose la main dessus pour la prendre et je pose ma seconde main sur la sienne pour la retenir un instant. Ce simple contact agite mon palpitant comme une mer endiablée.

« Celles-ci sont pour toi. Pas pour te remercier pour tes infos, pour nos affaires ni ton silence. C’est un cadeau. »

Je la regarde fixement, je veux qu’elle comprenne. Je ne soudoie pas la marchande, je veux me rapprocher de la femme. J’aurais pu offrir des fleurs, l’inviter à dîner, lui écrire un poème, mais ce n’est pas moi. Je suis un pirate, un voleur, un brigand et j’aime ce qui brille. Alors je retourne sa main pour la garder dans ma paume et je verse le contenu de la bourse dans la sienne. Je lui offre des émeraudes. Grossièrement taillée mais pas besoin d’être un expert pour réaliser de quoi il s’agit. Ce vert est inimitable. Je range la bourse et pousse une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Je prends une pierre et la place devant son lobe.

« C’est ta couleur. Si j’étais resté celui que l’émissaire recherchait, je t’en aurais offert des montées en parure mais… tu ne m’aurais pas regardé, pas vrai ? Parce que celui que je serais devenu ne t’aurais pas défendue à ton arrivée. »

Je grimace un peu de dégoût rien qu’à l’idée que j’aurais pu devenir comme le Gouverneur, mon père. Je passe la langue sur mes lèvres qui me paraissent soudain si sèches et me rapproche un peu d’elle. Sans la quitter des yeux j’effleure sa joue en abaissant la main et remet la pierre dans sa paume.

« En réalité, je ne t’aurais peut-être même pas connue. Rien que pour ça… »

J’aime ma vie telle qu’elle est, chacun de mes choix m’a mené où je suis aujourd’hui. Le Destin car il n’y a pas de hasard. Je suis persuadé qu’on parlera de moi encore dans cent ans, je le veux. Et ce que je veux tout autant c’est elle. Je recommencerais tout pour elle, mais si ma gloire était sans elle je ne recommencerais pas tout. Mais inutile de lui en dire autant, je refuse de m’ouvrir autant. J’en ai déjà trop dit.

« Alors, veux-tu l’histoire ? »




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Mer 25 Jan - 19:13
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Alors qu’Elianor pensait qu’elle allait pouvoir sortir la tête de l’eau en posant sa main sur la bourse et ainsi reprendre le dessus sur ses émotions en ne discutant qu’aventures, histoires et affaires, voilà qu’Andreas lui joua un mauvais tour en retenant sa main sur sa bourse. Enfin… Un mauvais tour pour sa raison. Un cadeau ? Elianor resta silencieuse, sourcils légèrement froncés, voulant être sûre de bien comprendre le sens de ce cadeau ainsi que les intentions d’Andreas. Et lorsqu’elle découvre les pierres précieuses, la sensation de ces dernières sur sa paume fait frissonner sa peau. Un cadeau pour elle. Il n’avait pas choisit n’importe comment et il y avait du sens en plus en optant pour des bijoux – de par son passé-. Le présent lui fit plaisir. Par son importance et aussi parce que ça venait de lui. Mais était-ce vraiment l’idée qu’Andreas lui offre quelque chose pour elle qui la faisait frissonner ou était-ce ce geste dans ses cheveux, ces paroles ou l’effleurement de sa main sur sa joue ? Un tout, car elle faillit presque perdre sa contenance en risquant de chanceler à cause de toutes ces sensations et cette lutte contre elle-même pour ne pas craquer, mais plus les jours passés et plus il était difficile de le repousser. Heureusement que son bureau était là pour la soutenir et que sa chancelance passe presque inaperçue.

« J’aurai très bien réussie à me défendre seule. » Hum. Ça dépend pour quoi, mais ils n’avaient pas le temps pour discuter de leur passé commun. « Merci » ajouta-t-elle en refermant sa main sur les émeraudes avant de s’atteler à ranger ces dernières dans leur bourse et d’imposer une nouvelle distance entre Andreas et elle, car sinon, elle pourrait dire adieu à son petit cœur qui finirait en miette après qu’elle lui ait offert ce qu’il désirait tant. Du moins le pensait-elle, à tord… Seule et unique raison pour laquelle elle le repoussait, Elianor croyait dur comme fer qu’elle ne pouvait exiger de lui de n’être qu’à elle. Fidélité et exclusivité en couple. Deux points qui ne s’associaient en majorité pas du tout avec les pirates. C’est ce qu’il est et il était loin de n’avoir qu’un petit tableau de chasse féminin… Bref, Elianor s’éloigna d’Andreas pour rejoindre l’arrière de son bureau et y déposait la bourse qu’elle rangerait précieusement dans un lieu sûr et inconnu de tous plus tard. Comme s’il était nécessaire de faire tout le tour du bureau juste pour ça… Mais pour elle et pour la tranquillité de son cœur c’était un réel besoin.

« Bien sûr que je veux cette histoire et avec tous les détails croustillants, importants et inutiles. Tout. N’omet rien. »

Professionnalisme oblige, Elianor aimait être au courant de tout. Certes, tout n’était pas prévisible et il était rare de pouvoir tout savoir surtout à l’avance, mais plus on sait mieux le plan pourra être imaginé, élaboré et être une vraie réussite. En tenant toujours compte de possibles aléas bien sûr. Ils ferraient comme d’habitude, ce ne sera ni la première ni la dernière fois.

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Sam 4 Fév - 16:04
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Elle ne me rend pas mes confidences, au contraire. Elle joue la fière. Je reste persuadé qu’elle partage le feu qui m’anime, je ne suis pas fou, ça se voit dans ses yeux ! Mais je sais que j’ai également raison de ne pas m’ouvrir plus puisqu’elle a décidé d’ériger un mur entre nous. Parfois elle y fait une percée, qu’elle rebouche aussitôt. J’imagine que je mérite d’être traité de la sorte, je ne suis pas un homme qu’on qualifie de bien. Ça n’empêche pas mon égo d’en prendre un coup, ni mes sentiments qui se mettent alors à se mélanger. Je reste silencieux tout en la fixant alors qu’elle ajoute une distance physique entre nous. Je garde la face, je range ma fierté dans un coin. Avec mon cœur. Lui raconter une histoire, celle de ces pierres m’arrange bien.

« Tout ce qui vous plaira, miss. »

Je m’installe alors avec nonchalance dans le fauteuil face à son bureau. Je m’appuie sur un accoudoir et je lui explique alors que nous avons attaqué un navire marchand. Feu, sang, tripes, la routine. Nous avons récupéré tout ce qui pouvait l’être et c’est là que One Eye m’informe qu’il manque un gentilhomme, ses deux esclaves personnels et une barque. Le bougre s’était fait la belle. Mais où ? Nous l’avons cherché plusieurs heures avant de le retrouver seulement le lendemain dans sa barque, sans esclave ! Il était couvert de sang. Un requin qu’il a dit !

« Où était-il passé tout ce temps ? Pourquoi avoir fui ? J’étais persuadé qu’il y avait anguille sous roche. En plus il avait des pierres sur lui. Soit disant pour payer sa liberté et qu’on le ramène à bon port. Nous ou quiconque le trouverait. »

Je ris en repensant à sa naïveté. Ou sa folie.

« Il m’a suffi de lui couper deux doigts pour avoir le fin mot de l’histoire. Il a tué les esclaves, leur a ouvert le ventre et les a bourrés de toutes ses pierres précieuses. L’équivalent d’un coffre !! Il savait qu’une île était proche, il y a laissé le corps de son esclave. Pourquoi pas le coffre, penses-tu ? C’est là que notre ami n’est pas si bête. Un coffre on s’en approche, un corps en putréfaction, personne n’y touche. On ne pouvait pas aller jusque l’île, problèmes de vents et aussi de rendez-vous à honorer. Mais on va y retourner. Imagine combien de pierres un corps peut-il contenir ? »

Des centaines, des milliers même. Nous serions riches pour un bout de temps ! Dans le doute, je ne l’ai pas tué. On ne sait jamais, il y a plusieurs petites îles dans le secteur. Il aurait pu aller jusque n’importe laquelle. Mais pas que pour ça…

« Evidemment, ce ne sera pas le premier gros butin que nous trouverons. Evidemment, la fortune sera dilapidée trop vite par mes hommes qui sont en majorité incapables de penser au futur. Carpe diem. Et je ne les blâme pas. »

Je sors un cigare et l’allume. Je m’amuse à faire quelques ronds en recrachant la fumée.

« Quand je l’ai menacé de lui couper la main, il m’aurait offert sa mère ! Il a des informations. Sur un tas de choses. Des choses politiques et des histoires de navires bien chargés qui vont transiter pas si loin de nous. Et là, il me faudra ton appui. Comme tu auras le mien si ce qu'il dit est vrai. »





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