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Ah Docteur ! Vous tombez à pic ! [Maxwell & Ruby]

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Lun 2 Jan - 12:29
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Noblesse
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Maxwell Blackwood & Ruby Murray
Ah Docteur ! Vous tombez à pic !


Tournant dans le lit,se main fine et délicate vint caresser un oreiller déjà déserté. Le tissu glissa et ondula sous ses doigts, mais le coton tissé était déjà froid. Elle soupira en ouvrant un œil comme pour se constatait que ses sens ne lui jouaient pas de tour : son époux avait déjà déserté le lit conjugal. Par moment, Ruby se demandait si son époux, l'homme qu'elle avait épousé par amour malgré les convenances, n'entretenait pas quelques maîtresses. Pour chasser cette idée, elle se leva et alla, d'un geste, écarté les rideaux pour laisser rentrer dans la pièce un soleil rayonnant qu'elle imaginait se refléter sur le sable blanc et sur l'eau claire. Elle aimait admirer l'horizon ensoleillée depuis la jetée et il suffisait d'observer les diverses toiles peinte de sa main dans la pièce pour s'en rendre compte. Elle s'habilla avec le plus grand soin, se coiffa avec élégance, admirant le résultat avant de descendre les marches et gagner la salle à manger. Mais son époux ne s'y trouvait pas non plus. Elle apprit qu'il était parti avant le lever du jour pour une affaire d'importance. Prenant son premier repas de la journée, elle réprima une légère nausée dont elle ne comprit pas la cause mais ne s'en affola pas, après tout, c'était chose commune depuis quelques jours et elle supposait que l'odeur imposante des plats dès le réveil lui retournait l'estomac.

Suite à cela, après avoir confié quelques tâches à ses domestiques, elle sortit. Déambuler dans les rues de Charles Town, pour une femme de sa condition, seule, n'était très certainement pas des plus conseillé mais l'épouse du commodore Murray appréciait sa promenade quotidienne, surtout qu'aujourd'hui, c'était jour de marcher. Allant d'un étal à l'autre, elle s'offrait bijoux, étoles, gourmandises et autres pacotilles sans compter. Donnant une pièce à cet enfant qui toujours mendiait au coin de la rue juste avant l'artisan qui confectionnait son matériel à peinture. à, elle s'offrit de nouvelles teintes, un pinceau neuf et commanda quelques toiles vierges avant de prendre le chemin du retour. Son regard s'attardant à nouveau sur ce petit garçon au visage terreux et à l'habit usé. Elle voulait faire plus pour lui que lui donner une simple pièce mais elle ignorait comment l'aider plus qu'en lui tendant tantôt une miche de pain tantôt une pièce lui permettant de s'en acheter deux. Sans se départir de son sourire doux, elle reprit pourtant sa route. Elle s'approchait de la boutique que tenait l'un de ses amis : le tailleur quand soudainement, sa vue se troubla, elle tenta dans un mouvement désespérée de se rattraper au coin d'une maison mais ses jambes cessèrent de la porter soudainement et elle s'effondra au sol.



Rouge Ruby
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Sam 21 Jan - 14:15
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Médecin du Peuple
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Un ange tombé du Ciel

Ruby Murray & Maxwell Blackwood
Maxwell se penche sur son œuvre d’art et donne le dernier coup d’aiguille. Il tire en arrière le fil et ressert la plaie jusqu’à la fermer entièrement. Son patient grogne de douleur et semble bien pâle. Ce n’est autre que le forgeron du coin. Il a l’habitude de s’ouvrir les mains, elles portent les cicatrices d’autres opérations. C’est sans doute un métier bien plus difficile qu’il n’y parait. L’homme est fort et se tient droit, mais il n’a pas l’air bien dans son assiette. Maxwell sourit poliment et désinfecte une dernière fois sa plaie. Il saisit du tissu propre et l’enroule autour de sa main, serrant un peu le nœud pour ne pas que le bandage glisse durant la journée.

- Avec ça, il serait très étonnant que vous contractiez une infection. Mais au moindre signe, s’il y a du pus, si vous avez de la fièvre, si votre main gonfle et devient rouge, venez me voir. Je nettoierais votre main gratuitement.

Le forgeron hoche la tête, l’air soulagé que ce soit terminé. Maxwell accepte ses pièces et l’observe avec sérieux.

- Vous ne devriez plus travailler pour aujourd’hui.

Le brave homme se met à rire dans sa barbe, et le docteur prend ça pour un non. Les temps doivent être durs pour lui. Il ne peut surement pas se permettre de s’arrêter de travailler. C’est quelque chose que Maxwell ne pouvait pas comprendre il y a quelques années de cela, mais désormais, il est conscient de la pauvreté qui l’entoure. De la bravoure de ces hommes et femmes qui triment pour s’en sortir. Il l’observe partir et s’assoit lourdement sur son tabouret, plongeant ses instruments dans l’eau pour les laver, et les essuie par la suite avec un torchon.

C’est alors qu’un petit garçon déboule dans son piètre cabinet. Maxwell fronce les sourcils et l’observe avec un air surpris. L’enfant est un pauvre mendiant qui erre dans les rues toute la journée. Maxwell le croise de temps en temps. Il a du mal à parler : personne ne lui apprend la moindre base d’éducation. Mais le petit s’agite, visiblement très affecté, et finit par tirer avec insistance le bras de Maxwell. Le médecin saisit sa mallette et se laisse guider. Il se met alors à courir pour suivre le rythme du garçon. Les dédales de rues s’enchaînent à un rythme effréné, son cœur bat à toute allure, mais finalement, il atteint le marché. Mais le petit ne s’arrête pas là. Il donne tout ce qu’il a de ses petites jambes pour le conduire chez le tailleur, qui l’accueille avec un air préoccupé. Il lui dit qu’une de ses clientes s’est effondrée, et lui fait prendre les escaliers de son atelier pour monter dans sa salle de stockage. Là, une jeune femme, blanche comme la porcelaine, le front souillé de sang et les cheveux défaits est allongée sur un matelas posé à même le sol.

Maxwell s’approche et plaque deux doigts sur son cou, cherchant une veine qui pourrait le rassurer. Le cœur bat à un rythme régulier. Il pose sa paume sur les lèvres de la jeune femme et observe son visage tandis qu’il s’assure que son souffle caresse sa main. Il fixe le tailleur, qui a l’air anxieux, et marmonne à voix basse :

- Amenez de l’eau claire et laissez-moi je vous prie. Elle va s’en sortir.

La tête saigne généralement  de façon abondante. Mais c’est surement l’une des parties du corps humain la plus solide. La plaie n’a donc rien d’alarmant au premier coup d’œil. Maxwell se met à genoux à côté d’elle et soulève légèrement son dos, passant ses mains à l’arrière de sa robe. Les femmes mettent toujours des robes trop serrées, et certaines empêchent même de pouvoir respirer correctement. Il s’attelle à dénouer le dos de la robe, et desserre son emprise sur le torse de sa patiente. Une fois ceci fait, il la repose lentement et passe un tissu dans l’eau, nettoyant son front et sa petite plaie à l’eau froide. Ses sourcils se froncent alors qu’il observe le visage de la jeune femme. Elle a l’air d’un ange tombé du ciel. Il va falloir rester concentré sur ce qu’il a à faire, et ce ne sera pas une mince affaire avec un tel minois sous les yeux.

(c) sweet.lips


Docteur Blackwood
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