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En quête de liberté ft Faye M. Read

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Ven 30 Déc - 15:11
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Médecin du Peuple
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En quête de liberté
Maxwell Blackwood & Faye M. Read
- M
essieurs… Messieurs, je vous assure, il y a erreur… Je suis médecin, vous comprenez ? J’utilise ces substances heu… illégales, j’en conviens, mais uniquement pour soulager la douleur de mes patients ! C’est très efficace ! Attention à ça, voulez-vous ? C’est fragile… Messieurs !

C’est peine perdue. Les soldats n’écoutent pas les protestations des prisonniers. Ils sont payés pour obéir, après tout. Pas pour juger. Ils se contentent donc de tirer les bras du jeune médecin vers les salles communes de détention. Elles sont pauvrement éclairées,  froides et peu accueillantes.  Il devra donc attendre au moins toute une nuit dans cet endroit glauque qu’on veuille bien s’occuper de son cas. L’officier se retourne vers Maxwell et l’observe de ses yeux perçants, ce qui fait déglutir le jeune homme.

- Veuillez attendre sagement dans votre cellule, monsieur le médecin. Ricane-t-il en croisant ses mains dans le dos solennellement. Nous nous pencherons sur votre affaire demain matin.

Maxwell se redresse comme il peut et hoche la tête avec un air défait. Il ne sert à rien de protester davantage. Les dés sont jetés, et il lui faudra user de beaucoup de persuasion pour pouvoir sortir de ce mauvais pas. Les soldats le poussent dans une cellule humide, vide au plus grand soulagement de Maxwell. Il trébuche légèrement et se retourne, observant les soldats refermer la porte grinçante et sceller le destin du jeune médecin. S’il avait su qu’il allait finir ainsi… Il se rapproche à petit pas de la porte et observe à travers les barreaux l’officier se saisir de la marchandise précieuse et lui adresser un signe de tête ironique, emmenant surement les affaires de Maxwell dans son bureau ou dans un coffre scellé. Tout dépend de son honnêteté.

Il agite les fers qui lient ses poignets entre eux. Ils sont lourds et de mauvaise qualité. Il frissonne de dégoût en jetant un œil à sa nouvelle chambre de fortune. Il s’est retrouvé dans de mauvaises situations, mais jamais à ce point-là. Poussant un soupire contrarié, le médecin se détourne et va s’asseoir sur un semblant de banc rongé par les mites. Il doit aussi y avoir quelques punaises sur les matelas au sol.

Et tout ça, à cause de ses foutues addictions. Il fallait bien que ça lui arrive un jour, ça lui pendait au nez. S’il est vrai que Maxwell utilise la plupart de ses drogues sur ses patients, il ne peut nier son addiction à l’opium et au cannabis. Et cette nuit-là, il avait décidé d’en racheter un peu. Mauvaise idée, puisque la milice semble plus énergique que jamais et qu’il s’est fait attraper comme un rat.

Maxwell ajuste son manteau autour de ses épaules, frissonnant. La fraîcheur de la nuit s’infiltre dans les murs et sera sa seule compagnie. Pour s’occuper l’esprit, il se met aussitôt à répéter mentalement sa plaidoirie. Il faudra être convaincant, sinon l’amende sera surement salée.  
© Mister Hyde
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Ven 30 Déc - 16:30
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En quête de liberté

Quelle bande de lâches, ces vieux alcooliques de la taverne. Ils m’avaient fait jouer jusqu’à être totalement soûle. Nous étions sortis de l’auberge et avions déambulé dans les rues de Port-Royal.

Il commençait à faire sombre quand, criant et chantant à tue-tête, deux officiers débarquèrent dans notre rue. Ils avaient dû entendre nos rires entrainés, à moins que ce ne soit un passant qui avait eu peur de nous. J’étais si ivre que je n’avais même pas réalisé que mes acolytes avaient fuient, et  tout de suite les deux gardes m’avaient fait enfiler des menottes et m’avaient embarqués.

De toute façon, coincée dans ma cellule, je n’avais plus qu’à espérer qu’ils ne comprennent pas que je suis un pirate, et qu’ils me relâchent demain matin après m’avoir rappeler qu’on ne se promène pas dans les rues dans un mauvais état. Je n’en étais pas à ma première arrestation, mais je redoutais ce moment à chaque fois. Je n’avais pas vraiment envie d’être pendue haut et court en place publique.

Cette idée me fit des frissons dans le dos. Il n’était pas temps pour moi de mourir. Je secouais la tête pour chasser ces pensées. Je n’avais pas l’esprit assez clair pour être rationnel.

J’entendis une voix qui se rapprochait. Un homme semblait apparemment négocier sa liberté. Quel idiot, rien ne sert de se justifier maintenant.

Ce bougre semblait avoir été prit avec de la drogue. Peut-être la consommait-il, ou la cachait-il? Peut importe, car lorsque les hommes jetèrent l’accusé dans la cellule voisine à la mienne, ils ajoutèrent qu’ils règleraient cette affaire le lendemain.

Cela ne plus sûrement pas au potentiel drogué. Probablement que cela ne lui était pas arrivé pour la première fois. Il avait peut-être été déjà confronté à la justice pour les mêmes faits? Allons savoir.

Mon voisin de cellule ne semblait pas m’avoir vu. En proie à une grande reflexion, je décidais de perturber ses rêveries, qui n’étaient sûrement pas très belles.

« Hey, toi là. »

L’abordais-je d’une fois grave et sombre.

« C’est la première fois que tu te retrouves ici? »

Demandais-je nonchalamment. Assise en tailleur dans un coin de ma taule, je ne voyais pas vraiment cet homme. De sa voix, il ne me semblait ni jeune, ni vieux.

Je me levais alors et m’avançais vers lui. C’était d’un bel homme qui devait avoir entre 25 et 30 ans.


Nous sommes de ceux qui ne renoncent pas, des chiens enragés, des teigneux, des acharnés. Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capables de tout encaisser. Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin.
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Jeu 26 Jan - 19:08
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Médecin du Peuple
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En quête de liberté
Maxwell Blackwood & Faye M. Read
C
e n’est pas la fin du monde. Du moins, c’est ce qu’il essaie de se persuader. Il retire de la poussière sur son manteau usé, l’air désœuvré, et contemple ses bottes. Lui qui se plaint toujours de ses nuits courtes ou des blessés qui débarquent avant l’aube, il a aujourd’hui la possibilité de dormir de tout son soûl mais l’envie n’y est pas. Quoi que la fraîcheur ambiante le réveillerait peut-être au bout d’un moment, si son corps se refroidit trop.  Peut-être qu’en pensant positivement, il pourrait arranger la situation dans laquelle il se trouve ? Fermant les yeux, le médecin s’imagine alors sur une plage de sable fin, le vent salé lui fouettant le visage et la marée léchant ses pieds. Il n’y a rien qui le détende plus que la vision de la mer. Elle est pourtant parfois vicieuse, et bien souvent Maxwell doit s’occuper des hommes qu’elle prend plaisir à briser, mais la vision de la marée est comme un charme pour lui. Il aime se perdre dans sa contemplation et cesser de penser. Encore une fuite qui lui permet d’oublier le passé. On dirait qu’il passe sa vie à essayer de se débarrasser de ses souvenirs.

Et voilà le résultat. Il est coincé dans une cellule. Peut-être qu’il serait temps qu’il tente d’aller vers l’avant ? Maxwell sourit en coin à cette pensée. Il lui faudrait bien du courage pour cesser ses prises de drogue. Il est définitivement dépendant de l’opium, bien qu’il essaie de ne jamais augmenter la dose pour ne pas sombrer plus loin.  

Soudain, une voix féminine retentit et Maxwell redresse brutalement la tête. Ainsi, il n’était pas seul comme il l’avait imaginé au début. Assise dans l’ombre de la cellule voisine, une jeune femme le dévisage. Elle a l’air tranquille, l’air reposé. Pas du tout l’attitude typique d’une prisonnière. Il se lève et baisse la tête, la saluant d’une petite courbette. Quelques notions de politesse et de galanterie de sa vie antérieure lui collent encore à la peau. Maxwell se redresse et passe ses mains derrière son dos, s’approchant de quelques pas pour l’observer. Il ne peut s’empêcher de remarquer la beauté de son interlocutrice, ses yeux brillants, ses lourds cheveux bruns, ses lèvres pleines et son air volontaire. A croire que toutes les femmes des environs sont des sirènes pleines de charmes et de charisme. Il hausse un sourcil.

- Bonsoir. C’est la première fois que je me retrouve ici, en effet. C’est bien fâcheux.

Maxwell soupire et prend un air agacé.

- Mais je ne peux blâmer personne d'autre que moi-même. Je m’appelle Maxwell. Vous êtes … ?

Curieux de nature, il ne peut s’empêcher de rajouter :

- Puis-je avoir l’audace de vous demander comment vous êtes atterrie dans ces geôles ?  
 
© Mister Hyde


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