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Parlons affaires ! Ft Elianor Thompson

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Sam 24 Déc - 16:23
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Médecin du Peuple
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Parlons affaires !

Maxwell Blackwood & Elianor Thompson


Son parfum floral lui emplit les narines tandis que la musique de la fête bat son plein. Il y avait souvent des petites fêtes organisées dans la ville. On y buvait, on dansait, et on mangeait un peu de pain et de pommes de terre. Maxwell ressert ses mains sur les hanches rondes de sa femme. Mary n’a jamais été une de ces femmes longilignes et musclées. Elle était en fait tout le contraire. Petite, ronde, ses seins comprimés dans ses robes que son mari lui achète. Ce soir, elle a glissé quelques fleurs dans ses nattes rousses et a enfilé sa jolie robe verte brodée de fils dorés. Le jeune médecin a toujours aimé la gâter. La voir rougir et le gronder, tout en plaquant sa robe sur elle pour en admirer l’effet dans le miroir. Il soupire de bonheur en valsant lentement avec elle. Son rire lui chatouille les oreilles et sa joue frotte sa barbe piquante. Le paradis doit surement ressembler à ça. Lentement, la main de l’aristocrate descend le long du dos de sa femme, et s’avance doucement vers son jupon…

Un coup de feu dans la rue réveille brutalement Maxwell, qui se redresse d’une traite dans son lit miteux. Un vertige le saisit aussitôt et il plaque sa main moite contre son front. Le manque se fait ressentir cruellement. A chaque réveil de plus sans sa dose, son corps se rebelle et exprime son addiction. Il se mord la lèvre et se lève lentement.  Il n’arrive plus à se souvenir de son rêve désormais. Les dernières brumes du sommeil se retirent pour laisser place à la dure réalité. Pourtant, ce rêve semblait bien doux et réconfortant… Sa chambre est petite, assez pauvre en fournitures et en meubles, mais au moins elle est propre et sans vermines. Il ne pourra tout de même pas recevoir des malades dans sa propre chambre, c’est un coup à mourir d’une maladie sérieuse quelques jours plus tard. Non, il devra louer une autre pièce bientôt. Mais pour l’instant, sa première mission est de trouver de quoi soigner ses patients. Et aussi de quoi soigner le médecin en question.

Un peu d’opium et de cannabis devraient faire l’affaire. Avec du tabac ou de la boisson, il n’y a rien de meilleur à déguster. Maxwell grogne en constatant chaque jour un peu plus son addiction vicieuse et noue ses longs cheveux en catogan, une habitude d’aristocrate déchu. Il enfile son manteau élimé et lave rapidement son visage avant de se mettre en route. Il a questionné quelques habitants forts sympathiques, et tous ont indiqué une auberge tenue par une femme qui revendrait tout type de marchandises. Le Grand Large, ou quelque chose comme ça.  

Maxwell foule le pavé sans plus s’inquiéter du coup de feu précédemment entendu. La plupart du temps, c’est juste un saoul qui tire sur une mouette ou le sol. Et de toute façon, ce ne sont pas ses affaires.  La matinée est bien entamée lorsqu’il parvient enfin à trouver la fameuse bâtisse, et qu’il y rentre aussitôt avec un sourire de circonstance. Il y a quelques hommes déjà attablés, et beaucoup ne semblent pas ravis d’accueillir un étranger. C’est toujours comme ça, Maxwell n’y peut rien. Il se dirige vers le comptoir, les mains sagement dans le dos, observant l’auberge sans faire vraiment attention aux gens.  

Le comptoir est vide, du moins pour l’instant. Il attend alors patiemment et se penche vers un bocal sur une étagère, pour tenter d’identifier l’herbe dedans.

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Jeu 29 Déc - 12:08
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Maxwell & Elianor


« Il semblerait que nous avons un accord, Capitaine Barbosa ! » s’exclama la belle blonde tout en scellant d’une poignée de main l’accord passé avec ledit capitaine.

Une bonne affaire de conclue, rien de tel pour débuter une belle journée ! Elianor racompagna le capitaine vers une porte arrière de l’auberge, puis alla se charger de remplir quelques missives pour commencer la revente du précieux butin du capitaine : des bijoux en or massif. Il n’avait pas été évident d’imposé un bon pourcentage qui conviendrait aux deux parties, mais après quelques heures de négociations, ils avaient finit par s’entendre. Elianor resta encore un peu dans son bureau, le temps de finaliser les lettres et de ranger en lieu sûr les bijoux avant de descendre jusqu’au rez-de-chaussée où se trouvait la taverne. Elle délégua à l’un de ses employés la tâche d’envoyer le courrier lorsqu’elle repéra du coin de l’œil une tête absolument pas familière. Ils avaient un nouveau client bien curieux, on dirait !

« Je ne pense pas que c’est ce que vous recherchez. A moins que vous désiriez ôter la vie à un être innocent. »

Autrement dit provoquer une fausse couche à une femme enceinte. Quelques rires moqueurs résonnèrent des hommes présents dans l’auberge. Sourire amusé et tout de même accueillant, Elianor fit signe au nouvel arrivant de s’approcher plutôt du comptoir. Eli n’était pas friande de cette plante, mais elle pouvait s’avérer bien utile pour des jeunes filles en détresse et désespérée ou qu’il fallait évacuer un mort né et sauver la mère. Bref, cette plante n’était pas dédiée aux hommes ! Eli passa derrière le comptoir tout en saluant plus correctement l’homme qui semblait être un potentiel nouveau client, puisque c’était la première fois qu’elle rencontrait son visage. Elle avait une assez bonne mémoire pour cela, plus que pour les noms en tout cas.

« Que désirez-vous ? Boire, manger ou peut-être bien les deux ? »

Elianor se présentait rarement comme la propriétaire tout de suite lorsqu’elle faisait face à un nouveau. Il était toujours préférable de rester prudent et en savoir un minimum sur la personne avant. Elle passa donc sous silence son statut pour le moment, laissant l’inconnu penser qu’elle n’était qu’une serveuse ou un membre du personnel travaillant ici depuis suffisamment de temps pour connaître chaque produit entreposait dans la salle.

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Ven 13 Jan - 13:49
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Maxwell Blackwood & Elianor Thompson


Une voix féminine se fait entendre dans son dos, ce qui lui fait aussitôt redresser la tête. Ôter la vie à un être innocent… C’est un sujet à débats que Maxwell a déjà entendu de nombreuses fois. Empêcher la grossesse d’une femme est un acte vil et vicieux que tous les prêtres condamneraient fortement s’ils savaient que le jeune médecin pratique de telles méthodes. Mais personnellement, il ne considère pas l’être en tant que tel tant qu’il ne peut pas entendre ses échos à travers le ventre de la maman. Et puis, certaines de ses clients ont l’air tellement dévastées…

Il hausse un sourcil dubitatif en jetant un œil aux clients qui se moquent ouvertement de lui. Le calvaire des nouveaux… Surtout ceux qui se promènent sans armes et sans musculature particulièrement développée. Enfin, le médecin prête attention à son interlocutrice. Il ouvre très légèrement la bouche et la referme aussitôt, prenant un air neutre pour ne pas avoir l’air stupide. C’est ce que l’on appelle une beauté fatale. Des cheveux blonds comme les blés, surement soyeux et doux au toucher. Des yeux vifs et pétillants, qui révèlent le caractère en acier trempé de la demoiselle au premier regard. Une bouche bien dessinée et une peau de pèche complètent le portrait. Sans oublier des formes séductrices là où il en faut.  

Il serait étonné qu’elle ne soit qu’une employée lambda ici. Elle a un air fier sur son visage, les clients ne la contredisent pas, elle se tient bien droite et semble connaître l’établissement par cœur. Il pourrait y mettre sa main au feu. Quoi que sa main est précieuse. Disons un ongle. Voir un cheveu. Néanmoins, il serait bien sot de la part de Maxwell de se présenter et de lui demander avec un grand sourire des drogues en tout genre. Il y a de quoi finir aux mains de la milice du coin. Maxwell s’approche du comptoir docilement et glisse ses longues mains habiles sur le bois du meuble, le tapotant distraitement.

Il lui sourit avec gentillesse, ses yeux bleus se plongeant dans les siens.

- Bonjour. Je désire marchander, si c’est possible. Quoi qu'un petit repas ne serait pas de refus non plus, mais on verra ça après. Je m’appelle Maxwell. Maxwell Blackwood. Je ne pense pas que vous ayez déjà entendu parler de moi… Je viens de débarquer ici et je compte m’installer en tant que médecin. J’ai cru comprendre que je pouvais obtenir ici toutes sortes de… Plantes. Finit-il en baissant significativement la voix.

Le médecin se redresse légèrement et indique le pot vu précédemment.

- Vous en avez d’autres ?

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Sam 14 Jan - 16:16
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Parlons affaires!
Maxwell & Elianor


Un potentiel double client ? Intéressant. D’un mouvement léger de tête, Elianor lui fit comprendre qu’il était possible de marchander. Elle ne prit pas la parole, préférant l’écouter et apprendre avant tout en quoi consisterait ce marché. Elle en apprit d’avantage. Elle avait donc affaire avec un médecin. Si c’était bien le cas, il allait bien vite avoir de la clientèle, c’est que Monsieur Coombs se faisait vieux. Il tombait à pic comme on dit. En plus, à peine venait-il d’arriver qu’on le conduisait jusqu’ici ? Une énigmatique expression se dessina sur son visage. Satisfaction et prudence. Il avait cru comprendre ? Tiens donc. Son attitude et l’abaissement de sa voix ne pouvaient tromper. Cet homme c’était fait pistonner vers chez elle pour quelque chose de bien particulier et probablement d’illicite ou du moins dangereux. Il restait juste à savoir par qui. Ne le connaissant de nulle part, il pourrait très bien être un membre de la milice qui tentait de l’épingler. Pourquoi pas après tout ? Pour autant Eli en doutait. Elle n’avait pas forcément le flaire pour les reconnaître, mais la quasi-totalité de ces coutumiers si. Ils s’en seraient déjà chargé si ça avait été le cas ou l’aurait alerté au moindre soupçon. De discrets coups d’œil vers les tables et aux points stratégiques (là où les plus précieux, importants ou fidèles clients avaient leur place attitrée et fêtiche) lui firent comprendre que c’était bon.

- Vous en avez d’autres ?

« Possible. Cela dépend de ce que vous cherchez exactement. Il existe quantité de plantes aux diverses propriétés, mais ce n’est pas à vous que je vais vous l’apprendre, n’est-ce pas Docteur ? »

La plupart de ces plantes médicinales n’étaient pas entreposées ici. Encore moins celles qui étaient illicites. D’une part, à cause de la chaleur, d’autre part parce que la plupart des plantes sont toxiques et très dangereuses et Elianor refusait que ces dernières puissent atterrir dans les mains de n’importe qui sans être passé avant par elle. Hors de question qu’on puisse les lui dérober. Elles étaient donc cachées dans un entrepôt qui était à son nom, mais qui –soit disant- ne contenait que du tabac et des épices. Néanmoins, Eli ne pouvait décemment pas passer à côté d’une demande de marcher surtout si celle-ci lui rapportait. Pour échapper aux oreilles indiscrètes, Elianor opta pour la solution écrire. La plupart des gens actuellement dans cette pièce ne savaient ni lire ni écrire. Donc, avant d’en dire davantage Elianor se retourna, tira d’un tiroir plume, encrier et feuille et déposa le tout face à Maxwell.

« Faîtes votre liste. »

Elle refusait de révéler ce qu’elle avait. A lui de le lui dire. Elle déciderait de la suite et de s’il y aurait marché ou pas après. Qu’elle ait ou pas la marchandise, Elianor savait parfaitement se débrouiller pour faire croire qu’elle les avait, des fois c’était le cas, d’autres fois non, mais elle obtenait toujours ce qu’elle voulait. C’était juste une question de temps, d’argent ou même d’informations. Et s’il était effectivement médecin, il ne rencontrerait pas le problème de l’illettrisme. Il pourra franchement écrire ce dont il avait besoin ainsi que la quantité nécessaire, il le fallait bien s’il comptait s’installer comme il l’avait dit. En attendant, Elianor alla s’occuper de clients réclamant d’autres pichets de rhum comme n’importe quelle autre serveuse de son personnel. A la différence qu’aucune main baladeuse ne céda à la tentation au passage de son jupon entre les tables et les clients. Ils tenaient bien trop à leur vie ou à leur rhum! Un petit tour à la cuisine, quelques discrets mots à son bas droit, Haizea, pour la prévenir qu’elle allait devoir s’occuper elle-même du nouveau client et qu’elle ne pourrait pas se charger des autres, sous-entendu qu’il était probable qu’ils quittent l’établissement ou qu’ils discutent affaire dans un lieu plus calme. Elianor jugerait le moment venu, mais elle préférait toujours prévenir et prévoir.

« Vous en sortez-vous Monsieur Blackwood ? » De nouveaux ricanements retentirent dans la salle alors qu’elle revenait auprès de Maxwell, laissant entièrement tomber l’étiquette de simple serveuse sur son visage et l’incitant d’un léger geste de la main à continuer sa liste comme s’il pouvait sans crainte tout écrire et qu’elle lui assurait déjà de pouvoir tout lui délivrer sans même savoir de quoi il s’agissait et sans avoir accepté quoique ce soit. « Tout à l’heure vous avez dit avoir cru comprendre. On vous a donc orienté chez moi. Qui et où ? » ajouta-t-elle en abaissant la voix, son regard dans le sien, bien décidée à savoir avec qui elle avait affaire exactement.

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Ven 3 Fév - 21:34
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Maxwell Blackwood & Elianor Thompson


Les premières négociations sont toujours les plus ardues. Il faut apprendre dépasser la méfiance du client et du vendeur, tous deux en tort lorsqu’il s’agit de produits illégaux, afin de pouvoir faire des profils. Sans compter que Maxwell n’est pas très doué pour marchander. Il ne l’a jamais été, après tout, ce n’est pas son métier. Il préfère recoudre les chairs, arrêter les saignements et faire baisser la fièvre. Ça au moins, c’est dans ses compétences. Par ailleurs, son interlocutrice ne semble pas décidée à passer le cap aussi facilement. Maxwell tapote le comptoir du bout des doigts et fronce légèrement les sourcils à la réponse de la blonde, bien trop vague à son goût. Maxwell répond néanmoins poliment :

- En effet, je connais quelques plantes. Dit-il humblement.

Il la suit des yeux et l’observe se saisir d’une feuille, d’une plume et d’un encrier. Elle dépose le tout devant lui et lui demande d’établir sa liste. Maxwell ne répond rien et la regarde vaquer à ses occupations pendant quelques secondes avant de se tourner vers le papier. Il soupire et se saisit de la plume, la faisant tourner entre ses doigts de chirurgien. S’il écrit ce qu’il veut, cela pourrait se retourner contre lui. Ce serait comme signer sa condamnation. Et au jugé de la réaction de la jeune femme, c’est à lui de se mouiller en premier, et pas l’inverse.

Ah, les femmes. Maxwell lève les yeux au ciel et trempe la plume dans l’encre, se mettant à parcourir la feuille avec d’une main légère, traçant de belles lettres rondes sur le papier. Il établit sa liste avec le plus de précision possible, notant les quantités et les noms des plantes dont il a l’habitude de travailler avec. A la fin de sa liste, sa plume hésite un peu, mais finit par tracer à l’encre l’élément qui lui fait le plus défaut en ce moment : l’opium. Le jeune médecin a à peine revissé le couvercle de l’encrier avec soin que les rires s’élèvent de nouveau, lui faisant grincer les dents. L’impression d’un mauvais accueil monte lentement en lui, et il prend un air agacé.

Ses yeux bleus se refroidissent légèrement et il pose la plume sur le comptoir. Il plie la feuille en deux et la pousse sur le comptoir dans la direction de la jeune femme, mais ne retire pas sa main de la feuille, la gardant en son emprise. Il plonge son regard dans le sien et hausse un sourcil.

- Madame, je ne crois pas connaitre votre nom. J’aimerais qu’on commence à parler affaires désormais. Je n’aime pas spécialement marchander, alors, peut-être pourrions-nous cesser de tourner autour du pot ?

Il soulève sa main et libère sa liste, l’interrogeant du regard et lui donnant le choix final.

- Ou préfériez-vous plutôt que je m’en aille ?
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Jeu 9 Fév - 18:33
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Parlons affaires!
Maxwell & Elianor


Monsieur prenait-il légèrement la mouche ? Peut-être. D’un côté, c’était compréhensible, la méfiance avait régné et les clients pirates dans son auberge l’avaient pas mal charrié depuis son entrée. Il était temps de reprendre sa place et de le croire sur parole sur son identité. D’autant plus qu’en jetant un rapide coup d’œil sur le bout de papier qu’il venait de libérer, Eli constata que ce dernier était assez rempli. Argument de taille pour elle.

« Elianor Thompson, propriétaire de cette établissement. Bienvenue à Port-Réal, Monsieur Blackwood. »

Sourire aux lèvres, Eli lui adressa la parole comme s’il venait d’arriver et qu’ils engageaient pour la première fois la conversation. Elle ne se soucia pas de sa seconde question. En prenant le bout de papier pour regarder et lire la liste qu’il avait constitué, Elianor ne s’inquiéta pas. Encore moins lorsqu’elle découvrit le dernier inscrit. Une marchandise des plus intéressantes et qui en disait long malgré elle, origine de sa non préoccupation.

« Je suis désolée si l’accueil ne vous a pas convenu, vous vous y habituerez vite. Ils font ça avec tous les nouveaux. Ils sont plus protecteurs qu’on ne le pense. Vous verrez, bientôt ils ne feront plus attention à vous. Et vous n’irez nulle part. » Regard qui quitte des yeux le papier pour se déposer sur Maxwell. « Ou du moins vous reviendrez très vite si vous voulez votre liste complète. Personne d’autre en ville ne vous délivrera la totalité. A vous de voir si vous avez du temps à perdre. »

Maxwell pourrait très bien tout trouver, mais à travers plusieurs marchands. Adieu la discrétion et la bonne affaire pour lui! Et puis l’ingrédient en plus qu’il voulait rapporterait gros à Elianor au fil du temps, elle ne le laisserait pas filer, mais c’était lui qu’été ou serait en manque, pas elle. C’est que ça rapporte les accros aux substance vicieuse, comme on les appelle à cette époque.

« Je peux tout vous fournir où vous voudrez dès ce soir. Parlons prix alors. Notamment pour votre petit… supplément. »

Le fameux opium. Pour garder toute discrétion – ainsi le docteur verrait qu’elle n’était pas le genre de fournisseur à crier sur tous les toits ce que sont ses clients -, Elianor inscrivit une proposition de prix sous la liste et glissa de nouveau le papier vers Maxwell. Le prix total était correcte, elle n’abusait pas dessus, car pour une première commande et importante, Eli faisait toujours un petit geste. Par contre, si on regardait le prix seul de l’opium, surtout en le comparant à ce qu’on pouvait trouver sur le marché, celui-ci était plus cher. Sauf qu’Elianor ne prenait pas en compte que l’opium seul, elle comptait aussi dans ce prix l’assurance d’une drogue de bonne qualité et d’en avoir toujours à disposition, donc ses services. Puis tout ceci n’était pas très légal non plus… Elianor attendit sagement la réaction du docteur, tout en détaillant du regard comme pour déceler en avance une approbation ou un refus et donc au lancement d’une négociation.

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