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Trouble usually finds me. ⚓ Jenner P. Hoston - Oswald Obe Queen.

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Sam 23 Jan - 18:06
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⚓ « Trouble usually finds me. » ⚓





    Flashback

    James m'avait autorisé à rester à terre pour quelques jours, afin de passer un peu de temps avec Josh. Ce n'était pas facile de vivre loin de lui toute l'année. Il pouvait se passer plusieurs mois sans le voir et ce n'était pas évident pour une vie à deux. Mais j'aimais être une pirate. J'aimais la mer, et ce depuis toujours. Je ne voulais pas abandonner ma passion, surtout que James ne seraient pas d'accord et ça lui ferait beaucoup de mal aussi, tout comme à moi. Josh et moi avions des vies différentes, oui. J'étais une pirate, je passais mon temps sur le Thunder Bold. Il était voleur, il passait son temps à terre, à épier les autres, à dérober leur biens. Se voir n'avait rien d'évident. Mais je l'aimais et il m'aimait et puis ce n'était qu'une question de temps.

    Quand j'étais revenue à terre pour quelques jours, je savais où j'allais le trouver. Il avait ses habitudes. Les commerces. Il y régnait du monde, de différentes classes. Il avait le choix parmi tout ces gens. Il y avait des objets rares, des objets discrets, utiles ou inutiles, des choses et d'autres. Je marchais pour le trouver parmi les stands. Mais il me trouva avant. Je n'eus pas le temps de lui dire quoi que ce soit, ni même de le serrer dans mes bras. Il avait attrapé ma main et m'emmena loin de la foule. Il avait l'air tout fou, comme un enfant. J'avais l'habitude, c'était sa façon de réagir quand il dénichait quelque chose d'extraordinaire, quelque chose de rare.

    Il vérifia que nous étions bien caché, ce qui était le cas. Il m'embrassa. Il me regarda un petit moment comme pour voir si j'allais bien. Il ne lâcha pas ma main, sauf pour me montrer sa nouvelle possession.

    « Regarde, Jenner. N'est-ce pas incroyable ? Une relique Incas. LA relique dont beaucoup parlait à l'époque. En as-tu des souvenirs ? »

    Je faillais m'étouffer. Il avait volé ce qui avait été longtemps recherché. Il avait volé ce que des pirates avaient déjà volé. Oh non, ça ne me faisait pas plaisir. Il allait beaucoup trop loin. Ce n'était pas possible, je devais le raisonner. Je ne souriais pas. Il avait perdu son sourire. Il ne devait pas comprendre.

    « Josh, tu ne fais pas attention… Si tu continues, tu risque de courir un grave danger. Décris-moi la personne à qui tu as volé ça. Il faut lui rendre cette relique. »




    J'aperçus l'homme décrit par Josh. Je ne l'avais vu auparavant, ou tout du moins je ne l'avais jamais remarqué, parce que je venais ici pour passer du temps avec l'homme que j'aimais alors je ne faisais pas forcément attention. Je ne connaissais pas sa réputation mais le fait qu'il possède cette relique ne me disait rien de bon. Était-il un de ses anciens pirates qui avaient volé cette relique ? Ou alors, les connaissait-il ?

    Je m'approchais de lui, l’œuvre cachée sous ma chemise blanche. Je ne voulais pas qu'on me remarque avec ça. Surtout que je ne connaissais pratiquement personne et j'étais une pirate, ça se voyait bien. J'espérais que la lame dans ma poche ne se voyait pas trop, mais en même temps je savais que l'homme le remarquerait quand je serais près de lui.

    Je m'arrêtais devant lui. Il me fixait. Je ne souriais pas vraiment. Je n'étais pas non plus impressionnée, je n'avais juste qu'à lui rendre cette relique, lui expliquait que je l'avais trouvé, ne voulant pas que Josh risque sa vie encore une fois. De toute façon, je ne risquais rien. J'étais une pirate, je savais me défendre et James ne laisserait personne me faire du mal, bien qu'il soit sur le bateau. Si je ne rentrais pas, il comprendrait et viendrait à ma recherche.

    Je sortis la relique de sous ma chemise. Je regardais l'homme droit dans les yeux.

    « Je crois que ceci est à vous. Je tenais à vous le rendre, quand je l'ai trouvé à terre non loin d'ici. »

    C'était neutre, plutôt poli – ce qui m'impressionnais vu le sale caractère que mon père m'avait légué. J'attendais une réaction de l'homme, une réaction aussi neutre que la mienne, j'allais retourner très vite sur le bateau et raconter tout ça à James, lui parler de Josh, de Josh et de moi, encore de Josh et de l'ambiance ici.
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Dim 24 Jan - 23:13
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Dans une grosse marmite, des légumes baignée dans de l'eau bouillonnaient et embaumaient la pièce d'un parfum salivant. Le feu réchauffait le bois de la petite cabane et animait le silence de crépitements douillets. Midi sonnait, au clocher. Oswald ne fermait jamais la porte de son magasin, quand il était là. Même pour manger. Refuser des clients, c'était la perte du commerce. Aussi, il attrapa un bol taillé dans du noyer, une cuillère de la même confection et les plongea récupérer sa petite ration. Avec une lenteur confortable, le vieux marchand alla s'installer à son comptoir et se frottait les mains en soufflant sur sa soupe chaude qui fumait une délicieuse vapeur.

En vérité, Oswald ne prêtait presque jamais d'argent aux clients qui passaient par cette porte-là. En vérité, Oswald savait pertinemment quels genres de voyous passaient le seuil de son commerce.Très souvent, il s'agissait d'un fond de recèle où l'ancien pirate achetait à d'autres pirates des trésors trouvés ou volés. Bien souvent, arraché sur des corps encore chauds. Puis, lorsqu'il avait amassé un butin assez conséquent, il décidait de fermer boutique et laissait à l'intention de ses associés et partenaires alphabètes un petit mot qui indiquait le prochain havre où l'on pourrait le rencontrer.

Ce fut ainsi qu'un beau matin, un capitaine de vaisseau pirate vint le voir avec une statuette grossière en pierre. Elle était sale, un peu brisée sur son socle et tâchée d'éclaboussure de sang. Le pirate fut sincère dès les premiers mots. Il s'agissait de la représentation d'un démon que les Inca vénéraient. Il lui expliqua alors son utilité et ils discutèrent longtemps sur le prix d'un tel artefact. Les yeux d'Ozzie avaient très vite repéré la valeur que représentait le symbole mystique de l'objet. Aussi fut-il très satisfait de l'acheter à un prix qui l'intéressât. Il se savait capable de la revendre trois fois, voir quatre fois bien plus cher qu'il ne l'avait prise au pirate.

Cependant, quelques jours plus tard, un petit blondinet entra dans son enseigne et regarda autour de lui longtemps, des étoiles pleins les yeux. Oswald lui demanda ce qu'il voulait et le jeune homme l'avait gratifié d'un immense sourire. Oswald ne l'avait pas senti immédiatement, ce coco-là. Il s'était intéressé un moment à la relique. Owsald lui expliqua rapidement, sans entrer dans les détails. Par avance savait-il qu'il n'aurait pas les moyens de se l'offrir. Alors, il ne s'attarda pas sur les détails qui faisaient la valeur de l'objet. Ce qui n'empêcha pas le jeune homme de se l'approprier, cependant. C'est alors que le prêteur sur gage avait sans doute été plus distrait que d'habitude qu'il entendit le carillon sonner et la silhouette du garçon passer a vive allure derrière la vitrine. Il n'avait pas mit longtemps à comprendre ce qu'il venait de se passer mais ce diable-là était doué d'une célérité qu'Oswald ne pouvait concurrencer. il resta devant son magasin et vit, impuissant, la chevelure d'or du petit prince des vaux-rien disparaître dans la foule. Quelques heures plus tard, Blanchon fut la malheureuse victime de la fureur d'Oswald. Finalement, l'enfant lui avait indiqué le nom du scélérat. Elle trainait dans le coin et volait parfois aux commerçant. On le voyait parfois avec une femme-pirate mais c'était bien tout ce que le petit Blanchon pouvait bien lui apporter. Pour s'excuser de lui avoir fait manger le sol et par reconnaissance, Oswald lui avait offert une petite prime et l'envoya faire le tour du quartier où l'enfant fit tourner l'information : Pour celui qui trouvera Josh-le-voleur (car enfin, Oswald ne pensait pas revoir sa petite relique de sitôt) et le ramènera à Oswald, ce dernier offrait une prime. D'ici quelques temps, Oswald était sûr d'avoir son homme.

Puis la journée continua son chemin et sa colère fut vite oubliée, aidé par la satisfaction de savoir qu'il aurait bientôt l'occasion d'apprendre lui-même au garçon qu'on ne volait pas Oswald Obe Queen.

Ozzie eut à peine plongé sa cuillère dans son bol que le carillon sonna. Il avait vu cette fille de loin le regarder par la vitrine mais il n'avait pas fait plus attention que cela. Il ne se leva pas. Resta assis à son comptoir, sa cuillère pleine et chaude, au dessus de son bol. En offrant un chaleureux sourire qui retroussait ses moustaches, il soufflait doucement sur la vapeur bouillante.

Puis-je vous aider, mademoiselle ?


Une femme-pirate. C'était la saison. Ou la mode. Ou simplement un tournant important chez les pirates. Pourtant, il ne comprenait pas ce qu'une femme pouvait bien vouloir à la piraterie. Les bains de sang, le sel qui ronge la peau, les cheveux, l'hygiène toujours misérable... Oswald, aussi aventurier pouvait-il être, était bien heureux d'avoir quitté ce monde-là, fait de pourriture et d'inconfort. Il songea, une demi-seconde, qu'à l'époque où il rôdait sur les mers, il aurait vendu pères et mères pour le repas qu'il s'apprêtait à entamer.

Il enfourna sa cuillère dans la bouche et inspira un filet d'air pour reffroidir l'intérieur de sa bouche. Tout de suite après, il se redressa, à la réponse de la jeune femme. Elle avait quelque chose à lui montrer, vraisemblablement. Mais, il ne s'attendait certainement pas à ça. La relique du démon inca... Ses yeux s'écarquillèrent et il éclata d'un rire heureux et soulagé, en prenant l'objet dans ses mains. C'était inespéré. C'était... Prodigieux.

Ah ! Ca pour une surprise ! Aha ! C'est formidable ! Je ne sais comment vous remercier...! C'est... Il tendit les bras pour mieux voir la statuette. Il avait le soupçons qu'il s'agisse d'une contrefaçon. Mais tous les détails étaient là. Jusqu'aux tâches de sang brûnatres. C'est merveilleux... Vous êtes merveilleuse ! lança-t-il en ouvrant l'un de ses bras vers elle, comme s'il allait la prendre dedans.

A moitié rieur et euphorique, il replaça la relique au fond d'une étagère, en hauteur et la recouvrit d'un drap blanc. Visiblement, ça avait plus de valeur qu'il ne l'imaginait, s'il n'avait fallut que quelques jours pour se la faire dérober. Il saurait trouver de très bons acheteurs, oui. En s'occupant de ranger la statuette, il inclina très légèrement la tête vers celle qui la lui avait rendu.

Vous l'avez trouvé où, vous dites ? Par terre...?

Par terre... Le cul de Dieu, oui ! Une relique démoniaque inca, par terre ? Elle serait brisée ou quelqu'un d'autre l'aurait récupéré. Le voleur l'aurait pris et l'aurait abandonné ? Il flairait le mensonge à des kilomètres. Mais il se contenta de ricaner. Il ne fallait pas la faire fuir immédiatement. Doigté et diplomatie. Si elle lui avait menti, c'était très certainement qu'elle protégeait le voleur. Pourquoi ? Oswald ne pouvait pas réellement faire de supposition correcte. Il y avait de ces bons samaritains, même à Tortuga. S'il s'agissait d'une personne aussi honnête - aussi idiote soit-elle - il n'avait pas de raison d'abattre son courroux sur sa petite tête. Oswald descendit de son échelle et se tourna vers elle, toujours en ricanant grassement.

Vous savez ce qu'est cet objet ? demanda-t-il en désignant l'objet à présent couvert d'un petit drap blanc.
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