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Grabuge

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Mer 6 Jan - 0:20
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Grabuge

Alice & James


“Discernez-vous si mal le crime et l'innocence?”Jean Racine

J'avais passé haut la main l'épreuve du capitaine. Je n'étais pas à l'aise avec l'autorité mais ce pirate était différent. Je ne savais pas encore si c'était en bien ou en mal. *La réserve Alice, la réserve.*

Après avoir passé en revue les membres du navire, m'assurant de leur -presque - bonne santé, je m'installais dans l'endroit réservé à Jenner et moi. Le statut de femme avait des avantages sur ce bâtiment. J'étais surprise, après avoir passé le plus clair de mon temps en soute sur le bateau de mon père, sur des planches de bois rongées par les rats. Le confort ne se refusait pas, même si cette dernière année je l'avais passé sur terre.

Nous étions à quai et il me fallait un remontant. Je n'en pouvais plus des questions qui embrumaient mon cerveau en ce moment. Avais-je fait le bon choix ? Avais-je seulement le choix ? J'avais le mal de terre. Et les eaux troubles me manquaient fourbement depuis un an. Que fallait-il pour m'en convaincre ? J'étais sur un bon navire, le capitaine n'était pas dégueulasse et je n'étais pas la seule femme. J'étais acceptée comme chirurgienne, qu'est-ce que je voulais de plus ? Un verre de rhum. Une liqueur ? Peu m'importais, je voulais juste sentir l'ivresse dans mon corps et anesthésier mon esprit quelques minutes. Toute une nuit ?

Je trouvais rapidement une taverne, me frayant un chemin vers le bar. Ça puait la sueur, le vomis et le rhum. Les rires gras m'arrivaient aux oreilles comme des milliers d'abeilles. J'avais déjà reçu trois tapes au cul et joué du coude une dizaine de fois. Je n'allais pas m’attarder ici. Me saouler était tout ce que je venais chercher ici. J'étais partie sur du rhum. Après mon troisième verre et les yeux pétillants je décidais que je pouvais retourner dans ma cabine pour dormir jusqu'au petit matin.

Passant le pas de la porte je sentais déjà des yeux dans mon dos. Non, non je n'avais pas besoin de ça maintenant. Pas dans cet état.

"Hé toi ma jolie, t'es nouvelle par ici ? T'es pas passé voir Jojo encore ?"

Je devais courir, c'était sûr. Mais l'effet du rhum sur moi était dévastateur. *Ne pas répondre, ne pas répondre*

"Lâche l'affaire briguant, je suis pas intéressée !"

Non merci, ce soir j'avais envie de finir seule dans mon lit, avec l'ivresse comme seule compagne.

"Mais qui t'as dit que j'te demandais ton avis ?"

J'analysais la situation en touchant le bois de mon couteau dans ma poche. Ça pouvait le faire, même avec des grammes d'alcool dans le sang.

"Tu plais aussi à Pat et Eric, hein les gars qu'on a d'la bonne marchandise ce soir ?"

Le froid lui même ne pouvait pas rajouter la chair de poule que j'avais. Trois gars, trois verres de rhum et un couteau. J'étais cuite. J'entrepris de me mettre à courir, mais c'était sans compter Pat qui était sur ma droite et me saisit au bras. Je lançais mon bras armé de mon couteau dans sa direction, il se recula à temps pour ne pas avoir la carotide tranchée. Eric fondit sur moi comme une bête me clouant au sol. Mes dents cherchaient sa peau. Ni mes poings, ni mes genoux n'avaient raison de lui. Cet enfoiré puait fort l'alcool, s'il n'y avait que ça. Et mon couteau était restée avec Pat.

Je ne criais pas ? Pourquoi je ne criais pas ? Certainement car personne ne viendrait défendre une femme, mais rameuterait encore plus de salopard. Ah que j'avais l'air bien ridicule, alors qu'il y avait quelques heures à peine je défiais le Capitaine Ollton à l'épée sur son bateau.

Jojo arrachait déjà mes vêtements. *Ah t'es bien emmerdé avec ce pantalon serré espèce de crevard !* Plus je me débattais, plus Eric m’abattait au sol. Pat était revenu et n'avait pas l'air content de l'entaille que j'avais fais sur son minois de crevard. Il se pencha vers moi, la pointe de mon arme sous mon œil.

"J'pourrais t'arracher les yeux, t'serais contente d'pas voir ça sale putain !"

C'était le moment où j'allais explosé. La peur qui frappait à ma porte depuis le début de l'altercation, fit sauter les gongs. J'étais paralysée d'angoisse et mon cerveau me lâchait, il avait envie d'être ailleurs, de disparaître. C'était l'alcool ou la raison ?

Je ne pouvais pas être là, ça ne pouvait pas être mon corps. Ce n'était qu'une question de secondes pour que mes vêtements cèdent sous les mains graveleuses de Jojo.
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Mer 6 Jan - 0:58
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James & Alice

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Nous avions fait escale à Tortuga. Les hommes avaient besoin de s’amuser un peu et ça permettrait de faire retomber la pression par rapport à la marine anglaise qui nous cherche encore et toujours. Elle n’oserait pas s’aventurer dans ce lieu où les pirates sont les rois. Mais il fallait faire attention car ici la loi du plus fort était toujours la meilleure. J’avais déjà eu des hommes qui n’étaient pas revenus de leur soirée car ils avaient draguée la mauvaise femme ou qu’ils avaient embrouillé la mauvaise personne. J’étais entrain de me balader sur le port en profitant du calme du moment. Je me rappelais le petit test de la nouvelle. Alice si je ne me trompais pas. Sa manière d’agir me faisait bien rire et penser à Jenner quand j’étais trop protecteur. Je commençais à me dire qu’il fallait que je m’occupe aussi de m’amuser, alors je décidais d’aller boire un verre à l’auberge.

C’est en chemin, une fois l’auberge en vue que je remarquais un groupe de trois hommes entrains de tenir quelqu’un à terre. Une pauvre jeune fille sans doute. Je commençais à m’approcher pour les empêcher de faire davantage quand soudain je remarquais que je connaissais cette personne. Mes yeux ne démentaient pas. C’était Alice. Mon sang ne fit qu’un tour je couru à vive allure vers eux et une fois à leur hauteur je retournais l’homme qui déshabillait Alice et lui collait une gauche monumentale en plein visage. Celui-ci recula sous le coup et j’en profitais pour sortir mon épée et les provoquer :

- Trois pour une dame ? Je dirais que ceci n’est pas très galant. Vous devriez tenter d’affronter quelqu’un à votre mesure. Vous savez quoi ? Si vous me tuez je vous donne et mon navire et toute mes richesses.

L’avarice les fit hésiter et je commençais à en découdre avec un qui m’attaqua en sortant sa rapière. Malheureusement pour lui je fus plus rapide et je transperçais son cœur d’un coup d’estocade. Je me retournais vers Jojo le pirate qui me visa avec un pistolet à mousquet. J’en profitais pour plonger au sol en roulade et lançais mon sabre qui le transperça lui aussi. Je me retournais vers Alice et je vis que le troisième type la tenait couteau sous la gorge prêt à lui trancher il semblait fort stressé et commençait à menacer ma nouvelle médecin :

- N’approche pas… ou elle va y rester… t’es qui sale diable ?

- Juste un capitaine qui veut récupérer son médecin et qui n’aime pas les chiens galeux dans ton genre. Tu sais que tu vas crever ?
- La ferme ! La ferme ! Tu vas reculer et poser tes armes aux sols… et tu…

Le pauvre n’avait vraiment rien vu venir. Alice plus libre de ses mouvements lui tordis la main où la lame était sous sa gorge. J’en profitais pour tirer une balle entre les deux yeux du pirate qui mourut. Je m’approchais de Alice et lui demanda en la tenant par les épaules et plantant mon regard dans le sien :

- Pas de mal ?

On pouvait voir l’inquiétude dans mes yeux .


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Mer 6 Jan - 10:47
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Alice & James


“Discernez-vous si mal le crime et l'innocence?”Jean Racine

Je croyais que mon sort était joué. Je sentais déjà que je ne me relèverais jamais, que j'allais disparaître sous l'horreur et la douleur. Mais au moment ou l'espoir commençait à me quitter, j’entendis une voix salvatrice.

C'était quoi ? Enfin c'était qui ? Encore un ? Encore des ennuis ? J'étais épuisée. Épuisée de lutter, épuiser de penser, et à l'instant j'étais même épuisée de vivre. C'était avant de sentir que l'emprise qu'avait Pat sur moi se fasse moins forte. J'avais une marge de manœuvre pour le maitriser. Je lui fis une prise pour lui faire lâcher mon couteau et quelqu'un avait fini de le planter.

Cette personne se pencha vers moi et tout en me tenant par les épaules, me demandait comment j'allais. J'avais saisi mon couteau et le posa sur son cou, avant de m'apercevoir que c'était mon Capitaine. Les yeux ronds je baissais ma lame. J'avais complètement décuvé.

Qu'est-ce que ? Pourquoi avait-il fait ça ? Que voulait-il ? Moi ? Je pensais que j'allais être fortement corrigée. Mon père l'aurait fait en tout cas. Il aurait tué ses voyous, mais j'aurais certainement fait un mois de cale.

"Pas de mal. Je crois."

Oh si j'avais mal, mal à l'égo. J'étais entre humiliation et honte, peut-être même les deux. Je me redressais lentement. J'étais courbaturée, ça où le trou dans mon estomac et mon cœur qui ne cessait de frapper dans ma poitrine, c'était pareil.

J'attendais sa colère, mais rien ne venait. Quel genre de sort réservait-il à ce genre de comportement ? J'étais membre de son équipage, et en quelques heures à peine je m'attirais des ennuis. J'avais assimilé tout l'alcool dans mon sang et je regrettais d'être aussi lucide maintenant. J'avais la nausée. Vomir sur mon capitaine était peut être la dernière chose à faire, et pourtant. J'eus juste le temps de me pousser sur le côté avant de rendre mon diner. Après un essuyage très glamour sur le revers de ma manche, je me redressais et plantais à mon tour mes yeux dans les siens. *Bon vas y bordel on va pas y passer la nuit, que vas-tu faire de moi ?*

"Que va-t-il m'arriver pour ça ?"

"Ça", comme si un viol n'était rien. Comme si je méritais d'être punie pour avoir provoquer cette immondice. Mais j'étais pas du genre à être une victime. Je n'avais qu'à pas aller dans ce bar, boire ces trois verres.
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Sam 9 Jan - 11:41
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James & Alice

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Alice en profita pour me mettre la lame sous la gorge prête à en découdre. Au moins elle n’avait pas perdu ses réflexes. Lorsqu’elle remarqua que c’était moi je vis ses yeux s’écarquiller rapidement et la lame de son poignard redescendre. Lorsque je lui demandais si elle n’avait pas de mal, elle me répondit que non. J’eu un soupire de soulagement. Les hommes n’avaient pas réussi à faire ce qu’ils souhaitaient. C’était une bonne chose. Je retirais mes mains de ses épaules en les époussetant un peu. Quand soudain elle se dépêcha de se retourner vers un coin afin de vomir ce qui devait être son repas. Pendant qu’elle vomissait je regardais à droite et à gauche et ne vit personne qui arrivaient. J’en profitais pour fouiller les cadavres et je récupérais les trois bourses avec un peu d’or à l’intérieur. Une fois l’or récupéré je jouais avec en mettant le contenu des trois bourses dans une seule. Alice, une fois qu’elle eut fini me fixa droit dans les yeux comme si elle attendait que je lui annonce quelque chose. Comme si j’allais la sermonner de ce qui aurait pu se passer. Elle me demanda d’ailleurs ce qui allait lui arriver pour ça. Je me mis à rire légèrement. La situation était assez étrange. Elle souhaitait être puni parce qu’elle avait failli se faire violer. Je secouais la tête et je lui lançais la bourse qui atterrissait dans le creux de sa main. Puis je lui disais :

- Le droit de leur prendre leur bourse et leur argent ça te convient ? Maintenant que cet incident est terminé toi et moi on va aller se détendre en allant prendre un verre.

Je commençais à me diriger pour récupérer mon sabre qui était toujours enfoncé dans l’un des trois chiens galeux. Franchement se mettre à trois contre une c’était déloyale et ce genre de personne je n’avais aucune pitié pour eux. Puis je me rappelais qu’elle m’avait demandé ce qu’elle risquait d’avoir suite à ce problème. Lorsque je me redressais et nettoyais la lame je lui disais :

- Je suis pas ici pour te faire la morale ni même te punir. Ce qui vient de se passer est quelque chose qui arrive souvent quand on est pas sur ses gardes. Alors maintenant on va aller boire un verre. Et je suis sûr qu’à l’avenir tu feras beaucoup plus attention. Car c’est en faisant des erreurs qu’on apprend et puis ce qui nous tue pas nous rend plus fort.

Je me dirigeais vers la porte de la taverne et l’ouvrais en lui faisant un sourire amical avant de lui dire :

- Nous y allons.

Pas un ordre, ni une demande. Plutôt une sorte de constatation ou juste un fait. Puis nous entrâmes dans la taverne et nous installâmes à une table.


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Dim 10 Jan - 16:05
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Alice & James


“Discernez-vous si mal le crime et l'innocence?”Jean Racine

Quoi ? Qu'était-il en train de se passer ? Je recevais une bourse pleine d'or dans les mains. C'était un test ? Non il avait l'air sérieux. C'était quoi ce Capitaine ? Je recevais de l'argent alors que je venais de me mettre en danger ? Et qu'il avait du se battre ? Pour moi. Donc il avait dans un sens aussi risquer sa vie. Et j'étais récompensée pour ça.

Toute décontenancée je ne pus dire un mot face à son geste et ses propos. J'allais boire un verre avec le Capitaine ? Comme ça ? C'était un autre test ? Je ne savais plus comment réagir devant cet homme, depuis le début il me rendait dingue. Il incarnait tout ce que je trouvais de plus pourris sur terre, mais à vrai dire je n'avais qu'une seule référence. Mon père.

Plus sur mes gardes ? C'est tout ? Je n'allais pas être fouettée, ni faire un séjour en cale. Juste il fallait que je sois plus sur mes gardes ?

"Oui Ca...Capitaine..."

Ces mots m'écorchaient la bouche. Vu le respect que j'avais pour mon père, devoir épeler ce mot me donnait la gerbe. Mais que dire de plus ? J'étais déjà assez effrayé d'être en face de lui. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir lui dire ? J'allais devoir encore boire pour qu'il ne sente pas mon malaise.

Alors qu'on s'avançait vers la taverne. Je passais à côté des trois corps. C'était impressionnant de voir avec quelle rapidité il avait mis un terme à mon supplice. Passant juste à côté de Jojo - que je trouvais bien moins répugnant ainsi - baignant dans son sang, je lui mis un coup de pied dans les côtes et crachais sur son corps. Il me tardait de me laver pour enlever toutes traces de la crasse qu'il avait laissé sur ma peau.

James poussa la porte de la taverne. Pour la deuxième fois j'étais prise au nez par les odeurs peu reluisantes des lieux. Il m'afficha un sourire auquel j'eus du mal à ne pas répondre. Je baissais rapidement les yeux.

Je m'avançais vers le fond. Cette fois ci, étrangement aucun homme claqua mes fesses. Les regards étaient posés sur le Capitaine. Je m'installais à une table vide. Peu de temps après qu'on se soit installé, un femme plutôt costaud et franchement vilaine s'approcha de nous.

"Qu'est-c'que j'leur sert à c'deux amants ?"

Vraiment ? Un sourire n’acquit aux coins de mes lèvres, discret mais bien là. C'était tellement comique comme situation. Deux amants. Même pas en rêve. Même pas en cauchemars en fait. Alors oui, c'était marrant qu'on pense ça. Mais tant mieux, je ne serais pas emboucanée ce soir encore.

J'avais des pièces d'or. Je pouvais commander ce que je voulais.

"Ça sera une liqueur pour moi s'il vous plait"

J'allais pas reconduire les frais avec du rhum. Pas devant le Capitaine.
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Lun 11 Jan - 11:18
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James & Alice

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Surprise. Voilà ce que je voyais lorsque je lui parlais. Comme si je faisais exactement l’opposé de ce qu’elle pensait. Une fois la petite discussion terminait je commençais à lui dire qu’on allait boire un coup. Elle eût du mal à me parler et à exprimer qu’elle avait comprit ce que je lui disais. A mon avis, il y avait quelque chose d’autre que de la rancœur envers moi. Ou plutôt une rancœur envers la figure d’autorité que je montrais. Lorsque nous passâmes devant les corps, Alice frappa le cadavre et cracha dessus. Je secouais la tête et décidais d’ignorer. La vengeance n’était pas la solution. Il fallait être plus tolérant et accepter ce qui avait été fait. Une fois dans la taverne, je vis que les yeux se tournèrent vers nous et plus particulièrement vers moi. Je soupirais un bon coup. J’espérais qu’il n’y aurait pas trop de grabuge. Il fallait dire que vu mon passé chaotique j’avais fais beaucoup de tord et aux pirates et à la marine. Une fois à table une serveuse nous demanda ce qu’on voulait. Lorsqu’elle parla qu’on était amant je passais ma main dans mes cheveux en retirant mon chapeau. Alice commanda sans trop se formaliser de ce que la serveuse nous avait dit. Moi je demandais simplement une bouteille de rhum. Puis une fois la serveuse partie je soupirais avant de dire :

- C’est toujours la même chose. Que j’sois avec Jenner ou toi on nous prend toujours pour des amants. Ça en devient lassant.  Mais changeons de sujet. Ici nous sommes en territoire ennemis Alice alors il faut garder l’œil ouvert.

Je commençais à m’appuyer contre le dossier de ma chaise et regardais aux alentours, les gens nous regardaient d’un air peu aimable. Je commençais à reconnaître certaines têtes que j’avais attaquées lorsque j’étais au service de la couronne anglaise. Alice ne savait pas trop qui j’étais car je n’avais donné que mon prénom lorsque je m’étais présenté. Je commençais à me dire qu’il fallait peut-être la prévenir. C’était ce que j’allais faire quand un gros loubard arriva vers nous et commença à nous causer :

- Toi… t’es l’captain Ollton ! L’corsaire d’la couronne anglaise ! T’as du culot v’nir à Tortuga ! T’as pas mal d’gens qui t’veulent mort salopard. Hé vous autres y a le captain Red Flash ici. Il a dépouillé mon navire pour l’Angleterre. Il mérite une bonne correction.


Je soupirais en entendant cela. J’avais une réputation de corsaire maintenant. Il était vrai que j’avais navigué pendant ses six dernières années environ sous le drapeau de la couronne anglaise mais pas par choix. Avant j’étais connu pour être un pirate qui se battait aussi vite que la foudre et que le sang de mes ennemis n’étaient la seule chose qu’on voyait quand je me battais. C’était ainsi que j’avais gagné le nom de Red Flash. Malheureusement j’ai vite était mis dans les corsaires, et il fallait dire que pour redevenir pirate il fallait montrer aux autres qu’on l’était redevenu. Trois autres loubards étaient arrivés afin de prêter main forte à l’autre. Je secouais la tête et je me mis à parler à Alice :

- Il semblerait que cette soirée soit mouvementée tu ne trouves pas ? Un peu d’exercice avant nos verres ?

Je ne savais pas si elle allait m’aider ou me laisser me débrouiller mais une chose était sur, il allait y avoir de la baston.


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Jeu 14 Jan - 23:04
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Alice & James


“Discernez-vous si mal le crime et l'innocence?”Jean Racine

La liqueur devant moi, je commençais à la boire quand le Capitaine se mit à me parler de la réputation qu'il avait quand il était avec des femmes. J'étais étonnée de savoir qu’apparemment il ne semblait pas être l'amant de Jenner. C'était pourtant une très belle femme. Il me raconta ensuite qu'ici c'était un territoire hostile pour lui. Par Zeus, ça allait être encore le merdier.

Et justement, un homme pas franchement sympathique s'approcha de nous. Il aura fallu peu de temps pour s'attirer des ennuis. Cependant j'écoutais tranquillement ce qu'il avait à nous dire.

- Toi… t’es l’captain Ollton ! L’corsaire d’la couronne anglaise ! T’as du culot v’nir à Tortuga ! T’as pas mal d’gens qui t’veulent mort salopard. Hé vous autres y a le captain Red Flash ici. Il a dépouillé mon navire pour l’Angleterre. Il mérite une bonne correction.

J'avalais de travers ma gorgée de liqueur, la recrachant un peu par le nez et je me mis à fixer mon Capitaine. Bordel de fiente, c'était un Corsaire. Maintenant je me souvenais du bateau, typiquement anglais, je pensais qu'il l'avait volé. Mais.... je ne comprends pas. Je ne comprenais plus. J'avais envie de partir d'ici. Trois autres brigands arrivèrent aussitôt avant que je puisse lever mes fesses de la chaise. Je ne savais pas quoi faire.

- Il semblerait que cette soirée soit mouvementée tu ne trouves pas ? Un peu d’exercice avant nos verres ?

Me battre contre ses pirates, alors que James était un traitre ? Il m'avait menti. En fait non, je ne savais rien sur lui, pas même son nom. Enfin, maintenant je savais. J'étais tellement perdue, que je n'avais pas fais attention. Ça ne me ressemblait pas. J'avais fais une erreur. Il était temps que je parte. Je me redressais lentement. Les quatre hommes me regardèrent.

"Où tu vas ma jolie ? T'es avec Ollton, t'vas crever comme cette raclure !"

Fichtre, je n'avais pas envie d'être associée à cet homme, mais pourtant, cet homme m'avait sauvé tout à l'heure. Pouvais-je vraiment le laisser se faire démolir sans l'aider ? Un homme dégaina son épée et pointa le Capitaine d'un air menaçant.

"J'irais prendre ton bateau ce soir Ollton !"

Un deuxième homme me pointa de sa dague.

"Toi tu restes là, t'seras la c'rise sur le gâteau"

Mais bien sûr. Mes yeux fusillèrent les quatre hommes un par un. J'allais en découdre avec eux et je partirais ensuite. Je n'avais que mon couteau sur moi. Mais c'était suffisant.

Je jetais mon verre de liqueur dans la tête d'un roublard, l'aveuglant un instant, l'alcool lui brulant les yeux. Je saisis dans un même mouvement la bouteille de rhum, sur notre table, que je brisais pour m'en faire une arme. J'attrapais ma dague d'une main, et de l'autre la bouteille cassée.

"Et bien messieurs, vous avez peur d'une femme ?"

Un homme s'avança et j’écrasais mon pied dans ses côtes, l'envoyant bouler contre la table, renversant les verres et les panières de pains. Un autre me sauta dessus et je soulevais ma jambe pour lui coller mon pied dans sa mâchoire. Je ne bougeais pratiquement pas de ma place. Les deux autres gars foncèrent vers le Capitaine.

Chacun les siens. Le premier qui était au milieu de la table se releva et sortit son couteau, je frappais dans sa main pour lui faire lâcher la lame et avançais ma dague de son cou, mais je plantais en réalité le tesson de bouteille dans sa cuisse. Il hurla et se recula en boitant, tenant sa jambe au niveau de la plaie.

L'autre homme se rua sur moi, il me décrocha un coup de poing dans le flanc. La douleur était lancinante, mais rien qui me faisait reculer. Mon père m'avait frappé bien plus fort que ça, pendant de bien nombreuses années, pour que ça me fasse broncher. Je faisais jouer ma lame près de son visage en brassant l'air, il recula. Je jetais la bouteille cassée en plein dans le torse. Il dût enlever des moreaux de verre avant de m'attaquer de nouveau. J'arrêtais la lame de son couteau avec la mienne, et je lançais mon pied violemment dans ses bijoux de famille. Il eut le souffle coupé et se plia en deux, les mains posaient sur la table d'à côté. Il en avait fait tomber son couteau. Je le ramassais rapidement et d'un mouvement vif je plantais la lame dans sa main. Elle traversa sa chair et le bois en dessous. Il hurla lui aussi.

"Tu pourras maintenant racontez comment tu t'es fait battre par une femme !"

Je jetais un dernier regard à James qui luttait contre les deux autres pirates et j'en profitais pour filer en douce. Je ne pouvais plus rester. Je me mis à courir à en perdre haleine. Je ne m'arrêtais que quand mon souffle ne pouvait plus supporter l'effort de mes jambes.

Je n'avais pas couru autant que le jour où j'avais fuis mon père. Comme la vie était étrange. Je fuyais de nouveau un capitaine. Il fallait que je file loin d'ici, mais j'étais bien ennuyée. Mes affaires, mes kits, tous les nécessaires de soins étaient sur le bateau du Corsaire, dans la cabine avec Jenner. J'allais devoir retourner sur le navire avant de disparaître une nouvelle fois.

Je me remis à courir en direction du port.

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Ven 15 Jan - 10:00
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James & Alice

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Alice tenta de se lever mais l’un des hommes l’en empêcha car elle était avec moi. Honnêtement les pirates étaient assez rancuniers et je ne pouvais pas les blâmer pour cela. Mais il ne semblait pas vouloir discuter calmement. Je soupirais un bon coup. Ils tentaient de me dire qu’ils allaient prendre mon navire ce soir. Je soupirais de nouveau d’un air totalement blasé, mais intérieurement j’étais sur mes gardes. L’un des hommes me menaça de son épée alors que j’étais toujours assis. Alice semblait en avoir marre de se faire prendre pour cible et fonça sur ses deux adversaires. Je souriais. Une vraie combattante cette petite. Je vis les deux se ruer vers moi. Je plongeais sur le côté pour éviter le sabre, puis je pris la chaise et cogna l’un des deux pirates qui voulaient ma peau. Je sortie mon sabre et commençais à combattre mes deux adversaires. Leurs techniques étaient assez bonnes, mais malheureusement sous le coup de l’alcool ils étaient moins attentifs et peu réactifs. Je leurs fis rapidement des blessures plus ou moins superficielles. Peu de temps après le début du combat je vis du coin de l’œil qu’Alice prenait la fuite. D’un coup un détail me vint en mémoire, elle devait croire que j’étais réellement corsaire. Je devais lui faire comprendre que ce n’était pas le cas. D’un air sérieux je tuais en trois quatre coups de sabre mes opposants. Je nettoyais mon sabre. Puis je déposais des pièces sur le comptoir et je disais :

- Pour excuser le bordel qu’il vient d’y avoir.

Puis je me mis à courir en direction du navire. Elle avait encore toute ses affaires à bord, et elle ne risquait pas de partir sans. Une fois sur place je me mis sur la passerelle qui donnait accès au pont. Je vis Alice arriver non loin de moi. Je lui bloquais l’accès. Je levais les mains vers le ciel pour lui montrer que je ne voulais rien faire contre elle. Je commençais à avancer en parlant :

- On se détend, hein ? J’suis pas ce que tu crois que j’suis. Ou du moins j’l’étais. On va s’poser gentiment et on va discuter, ça t’va ? Regarde j’pose mes armes.

Je commençais à poser un de mes pistolets ainsi que mon sabre. Il me restait un pistolet caché qui me servait en dernier recours, car il était bien caché. Puis je me redressais et toujours les mains en l’air je lui montrais deux caisses où on pouvait s’assoir. Je lui disais :

- On va s’assoir ? Je suis sur que tu dois t’poser pas mal d’questions. Et j’peux répondre à certaines.



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Mar 26 Jan - 14:18
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Alice & James


“Discernez-vous si mal le crime et l'innocence?”Jean Racine

Bien sûr j'avais perdu trop de temps à fuir dans la mauvaise direction. Le temps d'arriver au port et au Thunder Bolt, James m'avait rattrapé. Il se planta devant moi essoufflé. J'étais tétanisée, littéralement. J'avais peur, ça devait se voir. C'était comme si je revivais une scène passée. Les fantômes venaient me hanter. J'étais pétrie d'angoisse. Il allait probablement me battre et me foutre en cale. Mon visage se durcir. C'était mon père en face de moi, c'était la figure d'autorité, c'était la personne que je détestais le plus sur terre. Je le détestais, du plus profond de mon être. Mes dents grinçaient sous la tension de ma mâchoire.

- On se détend, hein ? J’suis pas ce que tu crois que j’suis. Ou du moins j’l’étais. On va s’poser gentiment et on va discuter, ça t’va ? Regarde j’pose mes armes.

Je secouais la tête. Je devenais folle, ce n'était plus mon père, mais James devant moi. Tout se mélanger dans mon esprit. Je le regardais poser ses armes sur le sol. Il allait faire quoi ? Me rouer de coups ? M'humilier devant son équipage ?

Je tournais la tête. Où était Jenner ? Avait-elle vécu ça elle aussi ? Il ne faisait aucun doute qu'elle était une pirate. Avait-elle était prise au piège par ce Corsaire elle aussi ? Je me sentis stupide d'être tombée dans ce piège. De nouveau sa phrase sonnait en moi. Que ? Quoi ? Pas celui que je crois ?

- On va s’assoir ? Je suis sur que tu dois t’poser pas mal d’questions. Et j’peux répondre à certaines.

Il me montra deux caisses en levant les mains en l'air. Je n'avais pas remarqué que je tenais mon poignard dans sa direction. Je n'avais pas envie de le lâcher, c'était peut-être un piège.

"Je ne vais pas m'assoir ! Là, dans le bar. Ils ont dit que tu étais Corsaire. C'est vrai ?"

Je restais debout, le tutoyant, le fixant d'un regard dur et méfiant, la lame toujours pointée sur lui. Un geste, un mot, et il se videra de son sang par la jugulaire. Je n'étais pas assez en confiance pour poser mes miches sur cette caisse. Lui pourtant s'installa nonchalamment dessus. Il se mettait en position de faiblesse, comme s'il me faisait confiance. Mais pas moi. Je connaissais trop bien les hommes comme lui. Les traces sur mon dos étaient toujours là pour en témoigner.

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Mer 27 Jan - 15:48
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James & Alice

Grabuge


Elle semblait très remontée. Je comprenais un tant soit peu le pourquoi, mais cette rage intérieur était quelque chose que je ne pouvais comprendre si elle ne souhaitait pas m’en parler. J’avais déposé les armes et commençais à me diriger vers les caisses les mains en l’air en signe de non violence. Je n’avais pas peur car si elle souhaitait m’attaquer, j’avais encore un pistolet caché. Elle commença à hurler comme quoi elle n’allait pas s’assoir sur ses caisses, et elle me demanda d’un air méfiant si j’étais vraiment corsaire comme le disais les hommes dans le bar. Je m’asseyais sans lui répondre. Puis je sortis un petit coffret et l’ouvris. J’en sorti une pipe taillé dans le bois et la regardais d’un air triste. Cela me rappeler une rencontre d’une semaine. J’avais promis de ne fumer cette pipe que le jour de nos retrouvailles. Mais comment serait nos retrouvailles maintenant que j’étais redevenu pirate ? Je regardais Alice et lui montrais ma pipe avant de lui dire :

- Ceci est un objet auquel je tiens et qui me rappelle un moment de la vie que je haïssais mais qui m’a fait rencontrer quelqu’un d’important pour moi. J’ai été corsaire oui. Mais cela fait moins de quelques mois que j’ai repris la piraterie. Alors tu peux ranger ce coutela Alice.

Je rangeais ma pipe dans son coffret et la remettais dans ma poche. Puis je commençais à me remettre droit et à la regarder droit dans les yeux. Mon regard était sérieux et calme. Comme si elle ne m’avait pas menacé il y a quelques instants. Je lui parlais :

- Comme tu l’as entendu j’ai été corsaire, mais avant cela j’ai été pirate et maintenant je le suis redevenu. C’est pour cela que je suis entre deux feux ici. Entre les autorités qui veulent m’attraper car je suis pirate et les pirates qu’ils pensent que je suis encore un corsaire je n’ai que peu de temps pour moi. Tu connais une partie de mon histoire. A moi d’entendre la tienne Alice. Pourquoi toute cette haine ?



Pipe:
 
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