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[Intrigue n°1] Epidémie déclarée

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Sam 9 Mai - 9:26
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Déesse des Mers
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Épidémie déclarée
Port de Bluefields, Nicaragua, 1671

 
Une épidémie fait rage dans les Caraïbes. Une intense fièvre se répand depuis deux ou trois jours et touche déjà une bonne partie de la population. Certains voient apparaître sur leur corps des taches rouges. Les plus atteints sont plongés dans le délire causé par la fièvre.
On rapporte sur les navires et dans les tavernes qu'un médecin aurait évoqué le typhus et que ça se soigne. Bien mais en attendant, la contagion est générale ! C'est sûrement ces marins espagnols fraîchement débarqués qui ont apporté ce fléau. Et y'a tellement de trafic d'une île à l'autre... Pas étonnant que nulle terre ne soit épargnée !

L’important dans tous les cas est de contenir l’épidémie et soigner les malades. Les bateaux qui étaient en mer jettent l'ancre en quatrième vitesse aux abords de la côte des Mosquitos et les médecins de bords se rassemblent pour prodiguer les premiers soins à terre avec les moyens à leur disposition. Le port ressemble à présent à un immense dortoir, les malades étant allongés à même le sol sur les quais.

Et vous qui êtes là, que faites-vous dans ce bourbier ?!

Etiez-vous à bord, forcé de débarquer pour vous soigner ou soigner vos camarades d'équipage ? Etiez-vous tout simplement dans le coin ? Qu'allez-vous faire maintenant ? Donner un coup de main ou tenter de vous échapper de cette dangereuse situation aussi vite que possible ?!

A vous d'agir ou de réagir !

 
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Lun 11 Mai - 17:46
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J'avais tellement de fièvre que ça me donnait envie de me taper la tête contre les murs. J'avais de temps en temps un mal de ventre qui me provoquait de violentes nausées. J'avais été atteinte par un on ne sait quoi comme le reste de l'équipage; et ayant eu courant que nous pouvions nous faire soigner au port de Bluefield, nous y avions accosté.

Cela faisait environ une heure que j'étais là, les pirates arrivaient de tous les côtés. L'environnement était nauséabond, entre ceux dont la fièvre laissaient trainer derrière eux une odeur de transpiration et certains qui vomissaient. Moi, je restais le plus à l'écart possible car mes palpitations chroniques m'empêchaient de respirer et de marcher tranquillement, mais je restais prête à bondir si un médecin pointait le bout de son nez. Quitte à passer devant les plus malades et les enfants, je m'en fichais, je me sentais faible et cela, je ne pouvais le tolérer.

Mon seul plaisir à l'heure d'aujourd'hui, c'était de voir quelques-uns d'entre nous qui sombraient dans des délires. Moi j'y avais résisté à la tentation de laisser la fièvre nous envahir et nous manipuler à sa convenance.

Assise par terre, j'entendais et voyais deux enfants semblants pourtant plus malades que moi chahuter. Mentalement, je leur avais laissé quelques secondes pour se calmer, mais force est de constater qu'ils avaient vraiment le coeur à jouer. Pas moi.

« Bougez de là, sinon je vous égorge! » Proférais-je en dégainant mon sabre.

Les deux marmots n'avaient sûrement pas pris ma menace à la légère, car ils partirent en courant et sans un bruit. Ils avaient eu raison, car je les aurais vraiment tués s'ils m'avaient tenu tête.

Après quelques minutes, je me relevais. Au moins je semblerais moins malade, je devais me montrer plus forte que cette oppressante maladie. Je suis Bonnie Read, je ne suis pas une moindre demoiselle fragile.


Nous sommes de ceux qui ne renoncent pas, des chiens enragés, des teigneux, des acharnés. Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capables de tout encaisser. Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin.
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Jeu 14 Mai - 17:46
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« This’s bullshit! Trapped in’a damn port! »


Ses bottes martelaient les planches de la passerelle menant à bord de la frégate au pavillon tant craint du Lys Noir. Faisant l’aller-retour tout en glissant sur son front les doigts de sa main droite, John Edwards se creusait la tête et tournait et retournait cette situation dans tous les sens. Le navire mouillait dans les eaux claires du port de Bluefields, un réel coin de paradis et bien qu’habituellement l’endroit fût des plus accueillants, cette fois, la maladie les attendait à quai! Normalement, on se contentait de se méfier des voleurs aux doigts fourchus, de l’alcool douteux, des putes poisseuses, de la bouffe indigène et des autres pirates… Depuis quand le typhus était devenu une épée de Damoclès de plus au-dessus de notre tête?! Une bonne partie de son équipage était pris de fièvre et d’autres atrocités les plus pénibles les unes des autres et d’aucune façon ils ne pouvaient reprendre la mer pour fuir cet endroit gangréné par le mauvais sort! Croyez bien que si le Capitaine Edwards mettait la main au collait de celui qui avait attiré sur cette île cette poisse, il se chargerait de l’exorcisme à coup de sabre du mal présent au ventre du responsable…

« Where’s ma bosco?! »

John relevait la tête perché près de la rampe du navire et fouillait du regard l’horizon à la recherche de son quartier-maître. Lui ou sa sœur devait lui faire le portrait de la situation de l’état de santé de l’équipage. Où étaient Ivy et Lloyd?! Il n’allait pas l’admettre ouvertement mais il se faisait du souci pour eux quand même… Autour de lui, d’autres membres d’équipage rassemblaient suite à ses ordres de l’eau fraîche, des serviettes et un bon bouillon avait été mis sur le feu et trônant sur la passerelle, le Capitaine se disait qu’à défaut de fuir cette merde il faudrait la ramasser… Parlant de cela, les cocotiers ne semblaient pas trembler et le sable ne voulait pas s’élever en tornade – elle est où cette satané Harlow?! Il soupira et envoya un matelot en ville pour rassembler l’équipage. Dès qu’ils seraient tous sur pied, il vaudrait mieux partir au plus vite à moins que… John étira un sourire machiavélique sur ses lèvres… L’instinct du pirate et la lueur à l’œil d’un gain possible… Dans toute situation chaotique, il y a toujours un profit certain qui attend d’être récolté! « Rassemblons l’équipage oui… et pourquoi ne pas aiguiser les armes tant qu’à y être… » se dit-il… Ne restait plus qu’au Capitaine de mesurer l’état des forces mais pourquoi pas! Profiter de la maladie pour mener un pillage?! Mais après-vous!
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Sam 16 Mai - 1:04
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Jetant un regard sur la baie de Bluefield, Harlow se décida à rentrer et repoussa un lambeau de tissu devant sa bouche alors qu’elle s'avançait dans le port, avec des pas rapides, désireuse de ne pas trop entraîner dans ce puits à maladie. Plutôt crever de que de choper cette saloperie. Elle flinguait le premier qui lui refiler, sans aucune forme de procès. L’air lui paraissait empoissée de miasme et de sueur. Son masque déchiré dans une vieille chemise se colla à sa bouche lorsqu’elle prit une grande respiration avant de se jeter dans la foule qui peuplent à toute heure du jour et de la nuit les ports. Elle s’engouffra sur les pontons en tanguant entre les malades et les matelots qui travaillaient dans le vent puisqu’aucun bateau ne partait jusqu’à se glisser contre la coque du Lys Noir. Son bras se tendit presque instinctivement -le bois brute des bateaux lui plaisait presque autant que la peau des hommes-, et elle laissa sa main caresser le bois du bâtiment avant de grimper à l’échelle de corde.

Cela faisait plusieurs jours que le navire était à quai, immobile et mort, juste le temps pour la plupart des membres d’équipage d’attraper le typhus et de le ramener à bord. La maladie l’avait réduit à l’état de barque attendant des jours meilleurs. Une cage flottante. Harlow n’en pouvait plus, c’était un enfer. Elle s’ennuyait comme un rat mort à tourner en rond sur le pont sans voir de nouvel horizon au petit jour. Et elle dormait si mal sans roulis de l’eau glisse sous elle et sans personne pour partager la profonde inquiétude qui la tracassait, sans les quarts de garde où elle se réveillait pour avoir un moment de paix et d’intimité -soit le moment rêvé pour cracher dans les bottes de celui qui lui avait fait une crasse pendant la journée. Alors elle restait là, les grands ouverts vers le plafond, calée au fond de son hamac dans la soute, en essayant de ne pas trop penser à qui pouvait être éveillé sur la bateau. Autant dire, qu’elle passait de mauvaises nuits et qu’elle était sur les nerfs.

Elle se hissa sur le bateau au niveau de la proue dans une enjambée souple et retira enfin le tissu qui l’entravait. C’était idiot, mais ici, elle se sentait plus en sécurité.

“Ça sent la mort et les relents de pourriture en bas, s’écria-t-elle sans parler à quiconque en particulier. Ça donne l’impression de mettre son nez dans un linceul”

Elle était descendue rapidement du bateau pour examiné les dégâts à terre et se faire une idée du nombre de temps que leurs immobilisation durerait. La descente rapide et éclair qu’elle s’avait prévu lui avait fait découvrir quelques kilomètres des côtes sableuses de l’île. Elle avait néanmoins fait un tour dans les enclos à malades. Donc ce n’était pas techniquement un manquement à son poste -qui consistait pour l’instant à remplir tous les postes non pourvus, à hocher docilement de la tête quand l’équipage croyait lui apprendre à être timonier ou vigie et à se retenir de poser les mains sur le quartier-maître. C’était une recherche pour son Capitaine à qui elle ne manquerait pas de faire un rapport de toutes les informations qu’elle avait glanées. Notamment qu’ills, soit les autorités, les médecins, dieu sait qui, avaient réunis les plus malades dans des entrepôts vides pour les parquer comme des animaux et contenir la maladie. Cela ne fonctionnait pas très bien. La ville était vidée de ces habitants qui se trouvaient soit dans les entrepôts soit morts soit terré chez eux. Bluefields était comme une ville fantôme.

Le Capitaine se trouvait sur le pont en dessous d’elle, elle s'agrippa à la rambarde pour se pencher en avant, sa chevelure rousse dégoulinant en une cascade de feu autour de son visage. Cela attirerait certainement son attention pour qu’elle n’est pas besoin de le héler, oui, elle parlait de son capitaine là.

“Capitaine, tous les malades sont dirigés vers le bout du port où se sont rassemblés tous les médecins qui traitent les mourants et ceux qui ne devraient pas tarder à l’être. M’est avis que si on a besoin de renfort pour prodiguer des soins à bords, on va devoir se débrouiller par nous-mêmes. Mais l’avantage, c’est que les hommes qui sont descendus seulement dans le port et dans le littoral sans rentrer dans la ville, comme je, hum, viens de le faire, ne risquent pas de ramener la typhus à bord. Pas trop en tout cas.”

En résumé, tant qu’on ne se frottait pas à la population locale, tout allait bien. Elle doutait cependant quand à la capacité de tous les hommes d’équipage de retenir leurs envies de chair quand ils étaient arrivés à quai. Mais on pouvait toujours rêver.

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Jeu 28 Mai - 22:06
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James Ollton

Épidémie Déclarée


Le typhus. Une maladie très dangereuse qui faisait de terrible ravage. Comment gérer cela ? J’avais voulu que l’on fasse escale ici pour récupérer des vivres, mais la maladie faisait rage. J’avais prévenu mes hommes de faire extrêmement attention à eux et à ne pas faire de vagues. Je reçu qu’un oui mon capitaine pour réponse. Etais-je pourtant rassuré ? Pas vraiment. Cette maladie ne devait pas monter sur le pont. J’avais prévenu Jenner de ne pas faire de folie si elle allait se promener au port. J’avais prévenu que nous ne resterions pas plus d’une douzaine d’heures, le temps que l’on puisse trouver ce que nous cherchions. Je marchais entre toutes les rues où la puanteur et les malades s’agglutinaient, toussant et se bousculant les uns les autres. Cette maladie était une vraie malédiction. Encore heureux que ça se soigne, sinon nous aurions des morts partout. Je tournais la tête de gauche à droite et entrevit une taverne, je m’y engouffrais et demanda au serveur une bière. Je le questionnais sur comment se passait l’épidémie sur l’île. Ce que j’entendais ne me disait rien qui vaille. Je le remercier de quelques pièces, et je buvais mon verre tranquillement. Je voyais quelques hommes boire à tomber à terre, moitié ivres mort. Et d’autres qui s’amusaient avec certaines serveuses. Soupirant un coup je bus ma choppe et reprit la route en quête de vivres. Au bout de deux heures de recherches intenses je finis par tomber sur un marchand qui accepta de me faire une offre. C’était extrêmement élevé pour le prix, mais cela risquait de nous être fort utile pour plus tard. J’inspectais la marchandise et tenta de faire baisser. On a bien le droit à essayer de rabaisser les prix, non ? Je ne suis pas un voleur j’essai juste de faire du commencer équitable. Puis après de nombreux échanges oraux, j’acceptais l’offre du marchand qui avait baissé son prix.

J’avais appelé un de mes hommes qui se trouvait non loin et lui ordonnait d’aller chercher trois, quatre de ses compagnons afin que nous prenions tous les vivres que nous avions besoin. Et que nous allions partir au plus vite de cette île remplie du Typhus. Quelques minutes plus tard, je le vis se ramener avec trois de nos compagnons. Parfait tout était en place. Je pris une pomme et décida d’avancer en tête de groupe. Une fois près du port d’embarcation je vis une silhouette qui ne m’était pas inconnu. Je déposais mon sac de vivre et m’approchais de la personne. Bon sang ! Mon sang ne fit qu’un tour, c’était Bonnie. Je déposais mon sac et ordonnais aux hommes d’avancer jusqu’au navire. Je la vis se lever et tenter de marcher, bien qu’elle semble mal en point. Je la rattrapais assez rapidement et la toucha au niveau de l’épaule pour la retourner. Une fois mon visage devant ses yeux je lui disais :

- Bonnie Read ! Par tout les diables, que viens-tu faire dans cette mer à maladie ? T’es malade moussaillon ?

Je posais ma main sur son front, il était brulant. Je l’attrapais par les épaules et commençais à l’emmener vers le navire :

- Je peux pas croire que t’es ici. Faut que t’ailles voir un médecin espèce d’idiote. Tu risques de mourir si tu restes sans rien faire.


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Lun 1 Juin - 19:26
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Alors que j’essayais de marcher pour ne pas me laisser emporter, je sentis un moment de faiblesse et compris que j’allais m’effondrer. La fièvre était de plus en plus forte et je commençais à en avoir la nausée. Pendant un millie seconde, je pensais que ce n’était ni le moment de mourir, ni de paraitre faiblarde. Mais alors que j’acceptais de plus en plus la chute, quelqu’un vint me rattraper.

Pendant un instant j’avais voulus brandir mon sabre pour donner une bonne leçon à la personne qui avait osé me toucher. Savait-il au moins à qui il avait à faire? Pourtant, l’individu m’attrapa par les épaules et je me retrouvais face à lui.

" Bonnie Read ! Par tout les diables, que viens-tu faire dans cette mer à maladie ? T’es malade moussaillon ? "

Je reconnu James, même si j’avais le vision trouble et que je ne l’avais pas vu depuis longtemps. Je me sentais soulagée de voir enfin quelqu’un que je reconnaissais mais je ne voulais pas pourtant lui montrer à quel point je me sentais mal.

« James Ollton, sale flibustier ! Que viens-tu faire par ces eaux? »

Mon visage blafard, ma fièvre et mes cernes ne devaient pas tromper, car sans me laisser mon avis il m’emmena je ne sais où. Il me sermonna et m’obligea à voir un médecin au plus vite. Je ne pris même pas la peine de répondre quand il se permit de me traiter d’idiote tellement en réalité j’étais contente qu’il vienne à mon secours.

« Je vais bien, je ne vais pas mourir, la maladie n’aura pas raison de moi aujourd’hui. Je n’ai toujours pas vu de médecin. »

Je m’arrêtais subitement pour lui dire :

« Je vais te filer la guigne. »

Je savais que j'allais m'en sortir malgré tout. J'avais survécu au scorbut, à des blessures infectées et à pire. Je ne pouvais pas, et je ne voulais pas mourir si bêtement. Je savais que James allait m'aider. Il ne laissait personne mourir; alors que si moi en bonne santé je l'avais vu malade, j'aurais tracé mon chemin sans daigner le regarder. Je pense qu'il le savait, cela.


Nous sommes de ceux qui ne renoncent pas, des chiens enragés, des teigneux, des acharnés. Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capables de tout encaisser. Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin.
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Ven 12 Juin - 17:32
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Au cœur de la crise du typhus de Bluefields, l’équipage du Lys Noir semblait se porter plutôt bien malgré tout. Bien sûr, il y avait bien une dizaine de malades que « Kitty Kat » devrait soigner mais il y avait aussi bon nombres de matelots de l’équipage qui étaient prêt à retourner en ville pour à leur tour se chopper une maladie… Assurément, il fallait occuper l’équipage pour éviter une réelle catastrophe que Doc’Avery ne pourrait contenir à elle seule. Disons qu’aller demander l’aide des autorités locales étaient aussi le synonyme d’une corde au cou pour des pirates reconnus comme eux! Pour le Capitaine John Edwards, il était hors de question que de ses hommes se retrouvent pendu au lieu d’être soigné. Il s’était déjà fait à l’idée que peut-être il ne pourrait pas tous les sauver mais au moins il n’allait pas livrer de ses hommes à la potence sous le regard enthousiasme des autorités. C’est donc dire que le Capitaine avait déjà dans sa tête un plan en train de se former. Il savait en effet comment occuper ses hommes et comment rendre l’expérience des plus profitables pour tous! N’était-ce pas cela le but d’être au sein de l’équipage du Lys Noir que d’y trouver le profit et la gloire à chaque détour de la fortune?

Relevant la tête pour apercevoir Harlow le visage encadré de sa tignasse rousse qui retombait en cascade vers lui plus bas, il prit note des informations qu’elle lui transmettait. En ville, c’était le chaos, les autorités qui entassaient les malades dans de vastes entrepôts et une ville laissée à elle-même… « Ne pas se frotter à la population locale » avait-elle dit… John n’y comptait pas du tout. Ce que le Capitaine recherchait, s’était l’éternel profit qui lui brulait les doigts et pour se faire il convenait que la population locale soit justement éloignée de son larcin futur. Il leva le bras en direction d’Harlow et d’une flexion des doigts qui l’invitèrent à le rejoindre en bas. En fait, c’est tous les hommes valides qu’il comptait rassembler! La ville était laissée pour déserte et ils allaient se servir! Poudre à canon, outils, nourritures, objets de valeur et argent, autant de choses sujettes d’être prises lors du pillage qui allait suivre pour être ramenées à bord du Lys Noir. L’utile serait gardé et le reste serait revendu au marché noir, peut-être bien celui de Charles Town tient… Qu’importe la suite, l’important était d’agir maintenant et rapidement. Un fois l’équipage valide rassemblé, John leur expliqua son plan et comment ils allaient se diviser pour couvrir le plus d’endroit. Une dernière recommandation et ils étaient prêt à foncer.

- « On prend ce qu’il y a à prendre en silence et sans faire de vagues! On évite la populace et on met les lames au grand jour que si nécessaire! Questions?! »

Peu après la tombée du jour, l’équipage était en ville réparti en petit groupe pour plus de subtilité et commençait un ratissage des endroits abandonnés sujets à leurs offrir quelques richesses à prendre. Le Capitaine en personne était dans les rues pour guider ses hommes à faire vite et bien tout en gérant le trafic des marchandises et identifiant certains bâtiments. Un bâtiment en particulier attira son attention. Ce qui semblait seulement être une modeste vitrine à babioles à la superficie bien compacte, avait après quelques observations du Capitaine le potentiel de cacher bien plus qu’on voulait le laisser croire. D’abord c’est en regardant ses pieds que le regard de John fût attiré vers le solage du bâtiment où quelques minces fenêtres au verre épais et poussiéreux courraient sur la longueur de l’endroit.  Sur le côté donnant face au port, se trouvait une ruelle assez large pour y conduire un attelage mais se terminait par une clôture rattachée au bâtiment bloquant l’issue. Jetant un regard autour de lui pour s’assurer que personne ne le surveillait, John s’avança vers cette clôture et se hissa sur celle-ci pour voir ce qu’elle contenait. À sa grande déception, ce n’était rien de plus qu’un enclos à poulets désert mais tout en touchant de nouveau le sol de ses bottes, il releva la tête pour voir dépassant du bâtiment une poutre suffisamment solide pour y accrocher une poulie comme celles présentent sur tous les entrepôts portuaires du monde connu. «Et si cette cave était plus profonde qu’elle n’y parait ?! » se dit-il…

D’une série de gestes bien précis, le Capitaine du Lys noir guida son équipe de l’autre côté de la clôture. Au sol, un mélange de foin et de paille absorbait le bruit de leur pas et au premier coup d’œil, toute l’équipe semblait simplement se tenir dans un enclos à poulet se demandant bien ce qu’ils foutaient là. John dégaina sa hachette d’abordage qui ne quittait que très rarement son flanc utilisant le manche de celle-ci pour frapper au sol. Le son résultant de sa frappe était particulièrement creux là où ils se tenaient sous la poutre. À l’aide d’un simple regard complice, les membres du Lys Noir comprirent qu’à leur pied se trouvait une trappe menant à la cave. Le foin et la paille furent dégagés pour dévoiler le fruit de leur intuition. Visiblement, le propriétaire des lieux s’était donné beaucoup de mal pour dissimuler l’endroit, peut-être était-il un contrebandier revendant sa marchandise au marché noir ou peut-être était-ce que John qui se racontait des histoires… Quoi qu’il en soit, c’était un bâtiment de plus à piller et si par bonheur il y avait là quelques objets de valeurs, ils seraient sous peu entre les mains de l’équipage pirate.

John posa l’index sur ses lèvres pour que tous se taisent et c’est dans un silence de moines qu’ils s’introduisaient à l’intérieur par la trappe extérieur. À l’intérieur, la lumière provenant de la rue était faible et avant de s’avancer plus loin, ils prirent soin de laisser le temps à leurs yeux de s’adapter à la pénombre. Chaque pas qui les menait un peu plus loin à l’intérieur était posé avec plus de précaution que celui d’avant. Le Capitaine qui n’avait pas quitté sa hachette s’assurait que le danger ne se cache pas au prochain tournant. Ils inspectèrent d’abord une armoire qui bien que remplit d’objets diverses et de quelques riches épices, ne présentait pas le genre trésors qu’ils étaient venus cueillir. Une malle au sol semblait prometteuse mais à en juger la couverture retournée qui recouvrait le contenu, cette malle avait été fouillé voilà peu et s’il y avait quelques objets précieux, ce n’était plus le cas maintenant. Pourtant, il ne faisait pas de doutes que l’endroit était bourré de trucs que l’équipage du Lys Noir pourrait se saisir. C’était comme s’ils étaient tombés dans un mini entrepôt mais où étrangement les petits objets de valeurs avaient disparu… Au moment même où John pointait à ses hommes quelques tonnelles de rhum, le bruit d’un objet tombant au sol tout près fit écho jusqu’à eux. Le Capitaine leva la main pour que personne ne bougent et ils tendirent l’oreille pour entendre un peu plus loin dans la cave quelques murmures… Ils n’étaient pas seul et c’était là un foutu problème!

Sous les ordres silencieux du Capitaine, la bande de pirates se dispersa afin de supprimer la menace. John repéra une jeune femme qui lui faisait dos. À sa grande surprise, elle était aussi affairée à pillée dans cette cave et partageait certainement le désir du Capitaine d’en ressortir les mains pleines! Il s’approcha d’elle sur la pointe des pieds et sa hachette à la main gauche. Alors qu’il allait lui mettre une main sur la bouche pour ne pas qu’elle crie, un craquement derrière lui fit en sorte que la jeune femme aux cheveux d’un noir profond se retourna. Un cri dû à l’effet de surprise quitta ses lèvres avec force mais avant même qu’elle ne puisse réagir John l’avait saisi par le bras la tirant vers lui alors qu’il se glissait derrière tournant le dos au mur et la lame de sa hachette vînt sous la gorge de sa victime. Comme un problème ne vient jamais seul, une deuxième personne, un homme cette fois, voulu se précipiter au secours de sa complice. Maintenant son otage contre lui d’un bras puissant et d’une pression de sa lame sous son menton, John dégaina d’un trait son sabre d’abordage stoppant net l’élan du jeune homme et le mit en garde.

- « Oh no Roméo! »

Les pirates avaient eux aussi dégainé pour encercler le groupe et la tension dans la pièce était palpable. Le Capitaine appuya sa joue rugueuse d’une barbe de quelques jours contre celle de la jeune femme pour lui dire à voix basse quelques conseils qu’ils valaient mieux qu’elle suive si elle tenait à sortir de là vivante.

- « Honey, tu lui dis de se calmer où on va repeindre l’endroit de son sang… Damn it! On n’est pas là pour vous tuer ça se voit… »
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Ven 12 Juin - 22:25
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Épidémie déclarée
Intrigue n°1
Un littoral long de plusieurs kilomètres de plage. Même si le continent était loin d'être très accueillant pour la piraterie, ce petit bout de côte-là était au fil du temps devenu une escale fréquente des navires clandestins. Tant et si bien que le principal port du coin, Bluefields, grouillait presque autant de flibustiers que d'honnêtes gens.

D'ordinaire, la vue de cette étendue de sable était donc plutôt bon présage. Mais pas aujourd'hui. Quelques jours auparavant, le Lys Noir avait du abandonner ses projets en mer et accoster en toute urgence. La fièvre ne touchait au début que deux ou trois hommes. Ça arrivait ce genre de choses, parfois. On ne mettait pas pied à terre pour si peu. Mais cette fois-ci, la maladie se propagea de façon fulgurante.
Ainsi, dès le lendemain des premiers symptômes à bord, le capitaine avait décidé de jeter l'ancre dès que possible. La chance ou le destin voulu que Bluefields soit le port le plus sûr et le plus proche de leur position.

A terre, ils découvrirent qu'une véritable épidémie s'était emparée de toute la région ! Les soins s'organisaient au mieux sur le port. Les membres d'équipage malades avaient rejoint les autres personnes atteintes et la sœur de Thomas, Katty, avait naturellement été dépêchée pour s'en occuper.

Le quartier-maître était resté sur le navire. Il se sentait bizarre. La tête lui tournait un peu et il avait chaud. Non je ne peux pas être malade ! Il huma l'air de la mer et bu la dernière gorgée de rhum qui lui restait. Il n'avait rien avalé de dur depuis une journée. Peut-être faudrait-il qu'il se remplisse l'estomac...
En attendant, des réjouissances se préparaient. Ce bon John ne perdait pas le nord ! Fidèle à lui-même, il voulait faire bouger un peu les miches de son équipage et leur montrer qu'il était possible de tirer profit même des pires situations. Toujours sur le pont, Thomas vit Harlow descendre et écouta d'une oreille son capitaine exposer son programme. Il écuma le bateau pour en dénicher les quelques gaillards qui s'y trouvaient encore et avec eux, rejoignit le groupe rassemblé pour l'expédition.

Thomas dirigeait un petit groupe de six camarades. Ils s'avançaient dans les rues alors que le ciel s'assombrissait lentement. Le soleil ne s'était pourtant pas caché depuis bien longtemps puisque l'horizon était encore clair. Comme prévu, les rues étaient désertes et silencieuses. Néanmoins, certaines bicoques étaient éclairées de l'intérieur.
La quartier-maître du Lys Noir chercha des yeux une devanture alléchante. pas difficile à trouver puisque leurs recherches étaient aussi larges que ce que la ville pouvait leur offrir. Tout butin était donc bon à prendre !

C'est pour cette raison, et pour une autre évoquée tout à l'heure, que le premier choix de Thomas s'arrêta sur l'arrière boutique d'une taverne. Quelques odeurs discrètes parvenaient à ses narines. Il n'hésita pas une seconde. La taverne était certes allumée mais elle semblait peu voire pas du tout fréquentée. Aucune raison donc pour les patrons de venir chercher du rab ici. Les affaires ne devaient pas très bien rouler en ces temps d'épidémie...
Il ouvrit prudemment la porte de derrière et fit signe à ses compagnons de le suivre. La pièce était plongée dans l'obscurité mais leurs yeux s'habitèrent après quelques minutes. Il était bien sûr exclu d'utiliser une quelconque bougie au risque de se faire repérer.
Ils entamèrent la récolte. Un peu avant, Thomas avait toutefois donné la consigne de laisser quelques victuailles car ces pauvres taverniers devaient avoir de quoi servir leurs clients. Il refusait de dépouiller complètement le peuple. Il n'était pas question ici de gens de haute naissance qui avaient les moyens et tout. Un peu de respect, c'était le minimum !
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Ven 19 Juin - 21:49
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Le membre 'CALYPSO' a effectué l'action suivante : Roue du Destin

#1 'Intrigue n°1' : 2

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#2 'Intrigue n°1' : 2

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#3 'Intrigue n°1' : 2

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#4 'Intrigue n°1' : 1

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#5 'Intrigue n°1' : 2
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Ven 19 Juin - 22:04
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Épidémie déclarée
Port de Bluefields, Nicaragua, 1671

 
Malheureusement, l'épidémie continue de se propager à grande vitesse. Les médicaments à disposition se font plus rares et quelques malades font déjà leurs adieux. Certains tentent bien de profiter du chaos ambiant mais cela pourrait bien se retourner contre eux...

La Roue du Destin a tourné pour chacun d'entre vous, dans l'ordre de votre apparition.

Bonnie, tu étais déjà atteinte de cette maladie et la guérison n'est pas encore au programme.
John, Harlow, Thomas, la maladie vous a rattrapé. Les premiers symptômes apparaissent.
James, tu es le seul épargné pour l'instant.

La maladie va-t-elle contrarier vos projets ? Le seul bien portant va-t-il continuer à aider les malades ou cherchera-t-il à se protéger de la contagion ? Jusqu'où serez-vous prêt à aller pour être soigné ?

 
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Mer 24 Juin - 11:48
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James Ollton

Épidémie Déclarée


Sacré Bonnie. Dès que je l’empêche de tomber elle fait comme pour me sabrer. Lorsqu’elle me reconnut enfin je vis un soulagement se dessiner sur son visage. Comment faire pour qu’elle aille mieux ? Déjà rien que par sa parole je me senti soulager qu’elle allait bien. Enfin elle était tout de même touchée par la maladie mais pas mourante. Je lui répondis en l’emmenant tranquillement :

- Récupérer des vivres. Un voyage ne se fait pas sans provision. Et te sauver tes fesses de bonne femme on dirait. Et toi alors que fais-tu ici ?

Je commençais ensuite par l’engueuler car elle risquait de crever suite à la maladie et je lui demandais. Sauf qu’elle me répondit qu’elle n’allait pas mourir à cause d’une foutu maladie et qu’elle n’avait toujours pas vu de médecin. Cela me fit soupirer. Bon sang de bois ce n’était pas possible d’être aussi bornée et têtue qu’elle. Pendant que je l’emmenais je sentis qu’elle s’arrêta net et qu’elle se poussa légèrement de mon étreinte qui la maintenait debout. Je m’étais retourné vers elle interloqué quand elle me sorti qu’elle m’allait refiler la guigne. Cela me fit pousser un deuxième soupir. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait être agaçante celle-là. Je lui fis une petite tape sur l’arrière de la tête avant de lui parlais :

- Tu me files la guigne et alors ? Ce n’est pas ça qui va me faire stopper. Je n’abandonne personne. Tu n’es peut-être pas comme ça et tu ne m’aiderais peut-être pas dans le cas inverse, mais cela n’a pas d’importance. Alors tu me laisses te porter et t’aider ou crois moi je te fous le cul à l’air et je te fais rougir tes fesses tellement que je te taperai le cul comme à un bébé qui a fait une bêtise. C’est limpide damoiselle ?

Bonnie m’avait déjà vu dans cet état mais que très rarement et c’était généralement dut au fait que je voulais me faire respecter ou obéir. Et je ne mentais jamais quand j’étais sérieux à ce point. Et Bonnie le savait très bien cela. Si je la menaçais et qu’elle continuait, elle savait que ma menace ferait mouche. Alors je décidais de la prendre à bras. Vous savez comme les gens mariés porte leur femme, ou comme un homme porte une enfant. Et bien Bonnie je la tenais comme cela. Et elle n’avait pas intérêt à se plaindre celle-là. Au bout de quelques minutes de marche, je vis que son état n’était pas près de s’améliorer. Moi par chance je tenais toujours le coup et je ne semblais pas infecté pour le moment par cette maladie. Je décidais de l’emmener plus rapidement vers mon bâtiment plutôt que vers un médecin. Là-bas je savais qu’elle serait plus en sécurité. Je lui annonçais la nouvelle tranquillement :

- Il y a trop de malade ici pour que tu puisses rester à terre. Tu vas venir avec moi sur mon bâtiment. On doit lever l’ancre dans huit heures maximum. Si tu te sens mieux, après ce délai, tu pourras retourner à terre si le cœur t’en dit. Tu m’as compris ?

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Jeu 2 Juil - 1:58
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« Bien sûr que je t’aurais laissé crever, tu me connais trop bien pour cela. »

Dis-je dans un sourire. Mais sa menace m’énerva, en temps normal j’aurais dégainé mon canon pour lui envoyer un balle entre les deux yeux. Sauf que ma tête était si brouillée que je ne savais même plus où mon arme était cachée sur moi. En fait, je ne savais même pas comment il était possible que j’arrive encore à penser avec tout ce mal qui me prenait. Et le pire, c’est que les autres qui étaient à un stade encore plus avancé de la maladie semblaient encore plus mal. Je redoutais ce qui allait m’attendre.

James se mit à me porter. Je me laissais faire sans broncher, je n’avais pas envie de mettre mon sauveur à dos. J’avais l’impression d’être dans la position de la grande mourante qu’on essayait de soigner à tout prix, et pourtant je ne risquais pas de m’en sortir de ci-tôt.

Puis le pirate m’annonça qu’il m’emmenait sur son navire. Je n’avais pas le choix de coopérer, mais j’avais peur d’y crever.

« Mais si tu vois un médecin tu iras le chercher n’est-ce pas? »

Demandais-je avec inquiétude. Je me fichais que James tombe malade, il fallait juste que je guérisse bon Dieu ! Peut-être qu’un peu d’alcool pourrait m’aider à surmonter la douleur.

« Moi je te le dis, ta bonté te pendra un matin James Ollton. Tu n’aurais pas une goute de rhum sur toi? »

Des nausées montaient, j’avais peur de ce qui pouvait sortir, quelque chose d’écoeurant comme du sang aussi noir que la faucheuse qui vient t’annoncer ta mort. Mon coeur battait tellement vite que j’avais l’impression qu’il allait me lâcher et j’avais tellement soif, c’était à tel point que ma langue semblait sécher au soleil de midi.

Je fermais le yeux pour essayer d’oublier. J’étais si épuisée, je voulais me laisser emporter par la fatigue. Je pouvais compter sur James après tout, car même si je n’avais pas confiance en lui je savais que c’était quelqu’un de bien trop brave et bien trop juste, alors je ne craignais rien. Mais j’avais mal partout alors je n’arrivais pas à me reposer. C’était une torture qui durait depuis trop longtemps maintenant.

« Il faut que je guérisse. Je ne veux pas mourir.  »

Je n'étais pas faible, j'avais juste besoin de prouver que je tenais assez à ma vie pour me battre au mieux, et qu'il faudrait qu'il me trouve un foutu médecin. Oui, c'est ce qu'il me fallait.


Nous sommes de ceux qui ne renoncent pas, des chiens enragés, des teigneux, des acharnés. Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capables de tout encaisser. Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin.
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Sam 4 Juil - 23:31
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Tout s'était déroulé comme prévu. Enfin c'est ce que Thomas pensa tout d'abord. Il avait à la main un saucisson et un morceau de pain qu'il dévorait allègrement. La nuit était progressivement tombée et l'obscurité avait envahi le port.
Le groupe de pirates sortit en silence de la taverne avec des besaces bien remplies. Et personne à l'horizon pour les prendre la main dans le sac ou les stopper dans leur méfait. Il était évident que les gars ne reculeraient pas s'il fallait se défendre mais il était préférable qu'ils ne croisent ni les propriétaire ni les forces de l'ordre.

Oui c'est mieux comme ça. Pas de baston, pas d'esclandre. Faisons-ça vite et discrètement.

Il dirigea ses six comparses dans les rues quand il sentit sa tête lui tourner et son estomac se soulever. Il abandonna sur le champ l'idée de finir son casse-croûte et du marquer une pause dans leur parcours. Il avait de plus en plus chaud. Pourtant la température extérieure était agréable et le quartier-maître avait même la sensation de l'air frais sur son visage. Il se passa la main sur le front et constata qu'il était en sueur. Il était pas dans son assiette, c'était certain. Et ses hommes qui le fixaient intensément, attendant la suite du programme...

Putain c'est pas vrai ! Me dites pas que j'ai choppé cette saloperie ?!

Il prit une inspiration et tenta au mieux de dissimuler son mal-être au reste du groupe. Il savait toutefois qu'il n'était pas prudent de poursuivre cette mission dans son état. Mais les gars seraient frustrés de se contenter de quelques victuailles. Que faire ?
Par chance, la solution lui tomba toute crue dans le bec puisqu'il aperçut un autre groupe passer un peu plus loin devant eux. Le capitaine avait réussi à dénicher pas mal de mecs en forme pour ce pillage et plusieurs groupes sillonnaient la petite ville. Bluefields était effectivement peu étendue. Il n'y aurait pas beaucoup d'endroits intéressants et ils auraient donc rapidement fait le tour. Il s'en servit immédiatement comme excuse et murmura à son groupe :

« On rentre les gars. Les autres sont en train de terminer le boulot. » Et avant qu'ils ne protestent, ajouta : « On ramène de la bouffe et de la boisson, on va nous accueillir comme des héros vous pensez pas ? »

C'est vrai que les provisions avaient rapidement été réduites à néant depuis qu'ils avaient jeté l'ancre ici. C'est sur ces mots qu'ils retournèrent à petits pas au navire. Thomas chargea l'équipage de bien cacher tout ça et autorisa bien sûr le groupe à fêter leur butin en ouvrant une bouteille et en tapant dans un jambon.
Les laissant à leur festin, il partit sur les quais en quête de sa sœur ou d'un quelconque médecin pour obtenir de quoi le revigorer. Il se sentait tellement fiévreux qu'il abandonna ses recherches après seulement quelques pas et le laissa choir au sol.

Quelle poisse ! J'ai plus de forces. Mais faut pas que je m'endorme, je risquerai de pas me réveiller...
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Lun 6 Juil - 11:50
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James Ollton

Épidémie Déclarée


Je souriais suite à sa phrase. Bien entendu qu’elle me laisserait crever comme un chien. Bonnie ne faisait pas dans le sentimental. Déjà elle devait être très malade pour ne pas sortir son pistolet pour me coller une balle à cause de la menace que j’avais proféré à son encontre. Mais mis à part ça, elle ne répondit pas et elle se laissa même porter sans râler. Elle devait être extrêmement malade pour agir de la sorte. La serrant d’autant plus je l’emmenai vers mon navire. Je la prévenais pour pas qu’elle soit surprise. Je l’entendis me questionner sur le fait que si je voyais un médecin, est-ce que j’allais aller vers lui. Sa voix avait un ton d’inquiétude, comme si j’allais la laisser mourir. Mais qu’est-ce qui t’arriver Bonnie ? J’avais de la chance que la maladie ne m’ait pas encore touché, mais il fallait que je l’aide. Je lui répondis :

- Oui t’en fais pas. Dès que je vois un médecin je t’emmène à lui. Crois moi je te laisserai pas tomber Bonnie.

Par contre suite à ma phrase, elle me répliqua comme quoi j’étais trop bon et que ça risquait de me jouer des tours. Avant que je puisse répondre, elle me demanda à boire. Je sortis de ma poche, tout en la tenant toujours, une flasque argenté avec du rhum dedans. Je lui donnais la flasque dans les mains et lui répondais :

- Ne t’occupe pas de ma bonté et bois. Et puis au moins tu me devras un service. Dit toi que c’est un prêté pour un rendu Bonnie.

Une fois qu’elle finissait de boire, je lui pris la flasque et la remit dans ma poche. Je n’aimais pas trop boire après quelqu’un dans le même verre ou la même flasque. Alors je m’occuperai de nettoyer ma flasque avant de boire de nouveau. Puis je repris la route jusqu’à mon navire. Pendant le trajet, Bonnie ferma les yeux et c’était comme si elle était dans un état second. Sans toute cette colère qui était sur son visage, elle était une belle jeune femme. Je continuais de chercher un docteur et j’en vis un au loin. Mais avec Bonnie dans les bras cela risquait d’être fort problématique. Et puis nous n’étions pas loin de mon navire. Pressant le pas j’arrivais sur le pont de mon bâtiment et je me dirigeais à grande enjambé dans mes appartements. Je déposais Bonnie sur mon lit et d’une voix rassurante je lui annonçais :

- I’ll Be Back. (Je reviendrais)

Puis je sortis de mes appartements et une fois sur le pont je beuglais une menace:

- Le premier qui rentre dans mes appartements aura le droit d’être aux fers et de se faire fouetter sur le pont accroché au mat principal !

Les matelots me répondirent un oui capitaine assez rapidement. Je n’étais pas de bonne humeur, alors il ne fallait pas m’énerver. Je courais en direction du lieu où il y avait le médecin. Il faisait son boulot tant bien que mal, mais ce n’était pas simple. Je commençais à me diriger dans son dos, pistolet à la main et une fois proche de lui je lui déposais le canon dans son dos avant de lui dire d’une voix menaçante :

- Come with me if you want to live ! (Viens avec moi si tu veux vivre.)

Puis je l’emmenais de force vers mon navire. Après un trajet légèrement peu mouvementé, nous arrivâmes à mon navire. Puis je l’emmenais dans mes appartements où il y avait Bonnie. Elle était toujours sur mon lit. Je disais au docteur d’une voix menaçante :

- Si elle meurt. Tu meurs. Alors sauve là.

Puis je m’asseyais sur une chaise et le regardais faire.

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Lun 6 Juil - 20:41
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La nuit s’était faite profonde, et froide. Ou bien est-ce la jeune femme qui trouvait l’air particulièrement froid ?  Quoi qu’il en soit, des petits groupes qui s’étaient formés sur le Lys Noir alors qu’on prévoyait de piller la ville abandonnée, Harlow s’était jointe à son capitaine sans rechigner.  Un peu plus d’or pour remplir sa cassette ne serait pas désagréable, et elle s’achèterait bien nouveau chapeau une fois sorti de cet enfer. Aussi ne fut-elle pas déçue de pénétrer dans la cave de fort certainement un contrebandier qui se cachait derrière la boutique mal achalandée et décrépie. Elle se laissa glisser dans la cave avec un petit saut et perdit l’équilibre à l’atterrissage. Obligée de se rattraper sur un de ces camarades pour ne pas tomber, elle se frotta la tête et cligna des yeux jusqu’à ce que ses yeux s’habituent à l’obscurité. La pièce semblait toujours floue, mais cela devait être l’obscurité.
Une fois dans l’espace clos, elle retint sa respiration pour ne pas s’étouffer avec la poussière et se fit ombre parmi les ombres alors qu’elle cherchait quoi que ce soit qui ait de la valeur.  Mais à part des bouteilles d’alcool qui pourraient se revendre à bon prix s’ils décidaient de s’en séparer plutôt que de les boire, il n’y avait rien qui puisse valoir plus que ce qu’ils auraient trouvé dans n’importe quelle maison. Pas le plus petit morceau d’argenterie.

Harlow allait retourner une cagette renversée dans l’espoir de mettre à jour un objet précieux lorsque toute l’équipe fut intimée de se taire et de se mettre sur ces gardes. Un bruit de présence qu’on avait pas entendu dans les frottements de bottes et les chuchotement fut entendu par tout le monde. Sur un mouvement de la main de son capitaine, la jeune femme retourna se tapir dans l’obscurité. Alors qu’Edwards s’occupait des négociations avec les autres invités, Harlow sentie qu’elle commençait à étouffer dans cette pièce souterraine. Il faisait en comparaison avec l’extérieure, extrêmement chaud. Enfin, elle avait extrêmement chaud. Les autres ne semblaient pas en souffrir. Le poignard dans une main et toujours en retrait, elle délaça un peu son corsage dans l’espoir d’avoir plus d’air.  Personne ne trouverait à redire dans cet pénombre.

C’est à ce moment, alors que justement elle scrutait la pénombre, qu’elle remarqua un fantôme derrière un des gabiers. Celui-ci, occupait à observer les réactions du voleur qui se trouvait en centre du cercle, n’avait pas senti approcher l’ombre dans son dos. Du même mouvement que celui de l’intru, la pirate se rapprocha délicatement jusqu’à ce qu’elle puisse apercevoir les traits d’un hispanique. L’éclat d’une lame de coutelas lui parvint également.

« Oh, désolé » dit-elle en retirant son poignard de la gorge de l’autre larron passé inaperçu. Ce n’était pas là qu’elle avait visait, mais son bras lui avait paru si lourd quand elle avait voulu le lever qu’elle y avait mis plus de force qu’initialement prévu.

L’attaque était toujours la meilleure des défenses. L’homme gargouilla un mot en espagnol avant de s’effondrer et de la tâcher d’un sang poisseux et chaud. Tout le monde se tourna vers eux, enfin vers elle et le cadavre.

« Quoi ? dit-elle face à l’instant de silence qui s’était installé. Il était armé, oh. D’ailleurs toi, dis pas merci surtout, espèce de bi… »

La bile lui remonta à la gorge. Elle ne savait pas si c’était la chaleur qui devenait de plus en étouffante ou l’odeur métallique du sang, mais les maigres vivres qu’elle avait ingérer dans la journée menaçait la tranquillité de son estomac. Courbée en deux par une violente crispation de l’estomac, elle se releva tant bien que mal enserrant son estomac dans un bras et leva son poignard de l’autre. C’est là qu’elle réalisa : elle était malade. Oh non, pas la maladie, tout mais pas ça, la mort subite si vous voulez, salaud de la destiné, mais pas ça. Elle ne pouvait pas être malade, réduite à néant. Elle ne serait qu’un poids mort dont on devrait s’occuper, elle perdrait toute faculté de décision. En un mot, plus de liberté de mouvement. Et puis, elle ne voulait pas mourir.
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Dim 19 Juil - 14:50
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⚓ « Ne laisse pas la peur prendre des décisions à ta place. » ⚓




    Sacrée épidémie, ça n'allait pas être gai tout ça. Il fallait faire attention, nous étions tous susceptibles d'attraper ce nouveau virus qui faisait rage partout sur le territoire et même en mer. Nous n'étions plus protégés. J'étais avec Roméo quand nous avions appris la « nouvelle » et il fallait qu'on trouve un endroit pour se cacher mais aussi de trouver de quoi manger et boire. Ce n'était pas le moment de se laisser abattre et si nous pouvions éviter la maladie, alors nous le ferons. Pour l'instant, Roméo et moi n'étions pas touchés mais nous n'étions à l'abri de rien et nous devions nous méfier de tout le monde, de toutes les choses qui se trouvaient sur notre chemin. Alors nous avions décidé d'aller piller quelques endroits en ville pour nous rassurer, pour trouver de quoi nous assurer une protection pour les prochains jours qui suivent et pourquoi pas trouver un petit endroit pour se cacher le temps que tout ça se calme.

    J'aurai aimé trouvé James aussi. En mer, nous aurions été tranquilles, au loin. Mais j'étais descendu pour voir Roméo et je ne regrettais pas. Mais nous n'étions pas tranquilles et je n'étais franchement pas très rassurée par tout ça. Une épidémie, ça n'annonçait rien de bon. Au moins, nous allions pouvoir voler des affaires sans avoir peur de se faire prendre par quelqu'un. La nuit, c'était l'idéal. Il n'y avait personne et puis Roméo pourrait trouver de quoi s'enrichir un peu. J'avais la chance d'être un pirate, un quartier-maître même au bord du Thunder Bolt et ça me permettait d'être stable mais Roméo lui n'avait rien à part tous les petits vols qu'il effectuait presque chaque jour pour tenter de survivre. J'aimerai tant qu'il nous accompagne sur le bateau mais je crois que ça se passerait mal avec James alors je n'ai pas encore osé lui en parler. Mais ce n'était pas le moment de penser à ça, c'était l'instant idéal pour voler toutes sortes de choses sans se faire remarquer.

    Enfin, ça, c'est ce que je croyais.

    Nous étions dans une cave quand j'entendis du bruit. Roméo arrêta se qu'il était en train de faire et referma une malle tout doucement afin de me rejoindre au milieu de la pièce. Lui aussi avait entendu des grincements et ça voulait dire que nous n'étions pas seuls dans cette maison. Mille sabords, il y avait d'autres voleurs que nous ici et ça allait très mal finir. Roméo s'avança un peu et c'est là qu'un homme m'attrapa. J'essayais de me débattre mais je ne pouvais rien faire. Il menaça Roméo de me tuer si je ne me calmais alors j'arrêtais de bouger. Ma respiration était forte mais Roméo semblait calme, ce qui me rassura un peu. Après tout, nous étions tous là dans le même objectif : survivre face à cette épidémie alors nous pourrions bien nous entendre. Je tournais la tête pour voir le visage de cet homme et je crois bien que c'était ce fameux John Edwards. Je l'avais déjà remarqué parce qu'il me rappelait un peu mon père, déjà par le nom mais aussi par le physique, bien que je sache qu'il n'est pas mon père et sa voix était beaucoup plus rassurante que celle de mon vrai père. J'avais déjà parlé de ça à Roméo et j’espérais qu'il s'en souviendrait. D'ailleurs, Roméo prit la parole et je le regardais avec attention, en tentant de contrôler ma respiration.

    « Calm down, please. Tu peux lâcher ma muse ? Je suis sûr qu'on peut trouver un compromis. Entre voleurs. »

    Il sourit. Je le regardais encore. J'espérais que ce John allait accepter.

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