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[Intrigue n°1] Epidémie déclarée

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Sam 9 Mai - 9:25
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Déesse des Mers
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Épidémie déclarée
Forteresse de Port-Royal, Jamaïque, 1671

 
Une épidémie fait rage dans les Caraïbes. Une intense fièvre se répand depuis deux ou trois jours et touche déjà une bonne partie de la population. Certains voient apparaître sur leur corps des taches rouges. Les plus atteints sont plongés dans le délire causé par la fièvre.
Le médecin du Gouverneur de Port-Royal pense qu’il s’agit du typhus. Il assure avoir déjà guéri des malades en Europe. Mais en attendant, la contagion est générale. On entend dire que des marins espagnols fraîchement débarqués auraient apportés ce fléau et tout le monde sait que les bateaux naviguent quotidiennement entre les îles...

Mais l’important pour le moment est de contenir l’épidémie et soigner les malades. La Forteresse s’est transformée en dispensaire géant. Les valides amènent leurs proches de toutes les Caraïbes. D’autres médecins sont arrivés et quelques femmes se portent volontaires pour aider à prodiguer les soins.
Le Gouverneur, Dieu soit loué, n’est pas affecté. Il a été invité à demeurer quelques temps de l’autre coté de l’île dans une petite villa qui lui appartient.

Et vous qui êtes là, que faites-vous dans ce bourbier ?!

Êtes-vous venus pour faire soigner ou pour accompagner quelqu’un ? Cherchez-vous des médicaments pour prendre soin de votre famille ? Souhaiterez-vous donner un coup de main pour gérer cette marée humaine ? Ou peut-être voudrez-vous fuir dès que possible cette atroce situation avant d’être contaminé ?!

A vous d'agir ou de réagir !

 
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Dim 17 Mai - 17:18
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Tomber malade est bien la chose que redoutait le plus au monde la jeune Sarah. Elle avait vue tellement de personnes mourir à cause d'une simple fièvre, que le simple fait de tousser semblait pour elle le début d'une maladie mortelle. A Londres, dans les quartiers malfamés, les virus n'étaient jamais loin, de part les rats, la saleté de l'eau ou tout simplement des gens que l'on pouvait rencontrer. Il n'était pas rare que dans son enfance, elle attrape deux ou trois cochonneries, mais rien de véritablement grave. Par chance, l'anglaise ne tombait toutefois que rarement malade, sans doute parce qu'elle évitait le plus possible le contact avec des personnes à l'hygiène plus que douteuse. Non pas que la sienne était forcement meilleure, mais disant qu'elle faisait le minimum pour ne pas sentir le chien mouillé. Elle y était obligée pour son travail auprès des clients, mais c'était devenu comme une habitude personnelle, quelque chose d'obligatoire. Sans doute était-ce dû à la courte éducation qu'elle avait reçu lorsqu'elle était chez ce cher prêtre...

Quoi qu'il en soit, jamais elle n'avait croisé autant de personnes malades de toute sa vie. Beaucoup de pauvres gens gisaient à même le sol, le visage et le corps recouvert de plaques rouges. Il y avait de quoi en effrayer plus d'un, et c'est pourquoi Sarah se tenait toujours à une certaine distance des infectés. Non pas qu'elle les fuyait comme de la peste -bien que cela y ressemble un peu-, mais disons qu'elle préférait garder toutes ses capacités physiques. Néanmoins, chaque jour qui passait augmentait le nombre de touchés, ce qui commençait à inquiétait de plus en plus la jeune femme. Pas uniquement pour sa vie, mais également pour la leur. Ces personnes ne méritaient pas de souffrir ou de perdre la vie comme cela, personne ne le méritait. Tout en sortant de chez elle, la demoiselle passa à nouveau devant ces personnes, toujours plus nombreuses que la veille. D'après ce qu'elle avait compris, le fort était devenu un refuge où l'on soignait toutes les personnes malades. A croire qu'ils étaient dépassés par les événements.

Serrant sa jupe entre ses doigts, Sarah se décida à aller en direction du fort, poussée par un élan de gentillesse et de bonté. Elle souhaitait se rendre utile, ou du moins, elle souhaitait montrer son utilité en ce haut lieu de pouvoir qu'était la forteresse de Port Royal. Marchand rapidement et avec détermination, elle y arriva bien plus vite qu'elle ne l'avait prévu, et observa alors le spectacle de désolation. Des familles venaient emmener leurs proches malades, et d'autres -principalement quelques femmes- s'activaient autour des malades pour leur prodiguer des soins. A vrai dire, elle ne savait pas vraiment ou donner de la tête. L'anglaise se mit alors en quête d'un responsable ou de quiconque pouvant lui indiquer ce qu'il y avait à faire, en quoi en pouvait aider, si du moins une simple couturière débutante pouvait aider en quoi que ce soit.

-S'il vous plaît ! Lança-t-elle à une première femme qui passa devant elle, sans même prendre la peine de s'arrêter.

Poussant un soupire, Sarah se dirigea vers une deuxième qui ne fit pas plus attention à elle. Elle se mit alors à grogner et décida de prendre elle-même les choses en mains. Peut-être qu'ainsi, on daignera la remarquer ?
S'approchant donc d'un malade, elle prit l'éponge plongée dans un petit bac d'eau et la posa sur son front, lui important un peu de fraîcheur pour peut-être apaiser sa fièvre. Elle lui adressa un sourire, sans pour autant quitter la zone des yeux pour enfin trouver quelqu'un à qui s'adresser.
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Sam 23 Mai - 1:17
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Épidémie déclarée
Tout le monde & Prudence



Port Royal, Prudence soupira. Elle y était venu pour faire des achats. Au départ, elle n'aurait pas du traîner ici. Elle voulais juste voir les étoffes et autres soieries de qualité que les bateaux venaient débarquer ici. Elle avait entendu dire que certains tissus arrivaient uniquement à Port-Royal et non à Charles Town. Alors, la jeune Godwinson avait supplié sa gouvernante pour qu'elle l'accompagne là-bas. Bien évidement, Prudence en avait averti son père qui avait alors accepté. Seulement voilà, la jeune femme avait légèrement traîné. Elles étaient restés trois jours là-bas à vivre chez un ami de la famille. Deux jours de trop en réalité. Oui deux malheureux jours qui leur coûteraient peut-être la vie si elles attrapaient cette fièvre qui faisait maintenant rage dans la ville. Heureusement, on disait que le gouverneur de Port-Royal n'était pas souffrant et qu'il s'était retiré dans une villa en retrait de tout ce remue-ménage.

Dans les rues de Port-Royal, Prudence passait çà et là entre les pauvres gens malades et ceux qui ne l'étaient peut-être pas mais qui allaient sûrement le devenir bientôt. Elle toussa un peu et sa gouvernante lui lança un regard suspicieux. Il ne manquerait plus que sa jeune maîtresse attrape ce mal. Prudence lui sourit pour la rassurer. Elle regarda ensuite le fort qui se dressait non loin de là et prit sa direction.

« Mademoiselle ce n'est pas raisonnable. Nous n’avons pas ce mal n'allons pas le chercher là où il se trouve je vous prie.
- Mais nous ne pouvons pas rester là sans rien faire. Et puis nous sommes bloquées ici pour un petit moment. Autant se rendre utile. »

La gouvernante soupira et finalement emboîta le pas de sa maîtresse. Elles franchirent bientôt les lourdes portes du fort. Mon dieu dans quel état il était à présent. Il y avait bien trop de malade, couché çà et là comme il le pouvait. Prudence ne pu empêcher une larme de rouler l long de ses joues. Tous ces malades, si seulement ils pouvaient guérir. Mais dans cet état la jeune femme en doutait. Ils se contaminaient presque les uns les autres sans parler des pauvres infirmières qui tentaient tant bien que mal de les soulager. Elle circula entre les couchettes et une voix parvint bientôt à son oreille. Prudence se retourna dans sa direction. Il s'agissait d'une jeune femme qui cherchait désespérément de l'aide manifestement. Elle n'avait pas l'air d'être souffrante. Elle devait être là pour aider comme tant d'autre. En silence, Prudence pria le Seigneur de leur venir en aide. La pauvre jeune fille, une brune, ne se fit pas entendre. Une femme puis une autre passèrent devant elle sans lui prêter la moindres attention. Prudence, elle, se contenta de regarder la scène pour le moment. Elle ne savait pas non plus quoi faire. La Brune alla s'occuper d'un malade et Prudence pensa qu'elle devait peut-être en faire autant. De toute évidence, aucune personne ici ne viendrait leur dire quoi faire. Il fallait se débrouiller tout seul voilà tout. Elle fit quelque pas et finalement une main vint agripper un pan de sa robe. Prudence posa ses yeux sur la personne qui la retenait ainsi. La sueur causée par la fièvre ruisselait sur son visage. Alors que la gouvernante retirait la main sans même lui jeter un coup d’œil, Prudence s'approcha, se mit à sa hauteur et lui offrit un sourire réconfortant. Elle épongea son front avec douceur.

« Ne vous inquiétez pas ça va aller. »

Non cela n'irait pas et la jeune femme le savait pertinemment. Au stade où le pauvre homme en était il rejoindrait bientôt le seigneur. Mais après tout pourquoi l'accabler ainsi. Il le savait sûrement. Prudence se releva et ses prunelles croisèrent alors celle de la jeune Brune. La Godwinson s'avança vers elle.

«  Besoins d'aide ? » demanda-t-elle simplement.

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Mer 17 Juin - 19:06
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Le visage de Sarah était doux, se voulant rassurant et presque maternel envers le pauvre malade. Ils échangèrent quelques regards, et elle pu voir dans les yeux de cet homme toute la gratitude qu'il ressentait à son égard. Il ne semblait pas tellement vieux, peut-être avait-il tout au plus dix ans de plus qu'elle. Cependant, la fièvre qui le rongeait lui donnait quelques années de plus. Il était affaiblit, cela se voyait. Tout comme les autres personnes se trouvant dans la cour du fort. Tant de malades, tant de travail ! Pourtant, la demoiselle avait la très nette impression que l'on ne s'occupait qu'à moitié de ces pauvres gens. Dans un sens, c'était dans la logique des choses : on préférait s'occuper des riches personnes, plutôt que des pauvres gens n'ayant guère d'importance. Elle ne savait pas comment s'appelait l'homme sur lequel elle appliquer l'éponge d'eau fraîche, ni quelle était son occupation. Il aurait pu être le plus gueux des gueux, comme le plus riche des seigneurs, qu'elle aurait prit soin de lui. Sarah ne savait que trop bien ce que cela faisait de voir quelqu'un souffrir d'un quelconque mal. A nouveau, elle plongea sa main dans le bac d'eau et essuya le front du fiévreux, ne semblant pas vouloir s'arrêter de dégouliner de sueur. Pauvre homme. Poussant un soupire, elle se promis intimement de veiller sur lui, aujourd'hui, tout comme les autres jours. Cela aurait pu être lui, tout comme un autre... Son choix hasardeux c'était tout simplement porté sur lui, chanceux qu'il était. Il ne pouvait pas tomber sur une meilleure gardienne, aussi bornée pouvait-elle être.

-Tout ira bien, je vous le promet. Murmura-t-elle entre ses lèvres, mais assez fort pour qu'il l'entendre.

Alors un sourire difficile s'afficha sur son visage, ce qui ajouta du baume au coeur à la villageoise.

Lorsqu'elle releva le visage, elle croisa des yeux une jeune femme, nettement plus aisée qu'elle de part les vêtements qu'elle portait. A vrai dire, elle fut assez étonnée de la voir en ces lieux, sans doute peu recommandés pour une femme de son rang, quel qu'il puisse être. Recherchait-elle un parent, peut-être ? Visiblement pas, au vu de la question qu'elle lui posa. Elle ne pu néanmoins pas s'empêcher de la regarder de bas en haut, de la dévisager sous ses moindres traits. Autant vous dire qu'elle restait particulièrement étonnée de sa présence, et cela se voyait très nettement sur son visage.

-On vous autorise à approcher des malades ? Lança-t-elle, simplement, sans se vouloir insolente ou porter un quelconque jugement de valeur. Disons que sa présence la perturbait légèrement, d'autant plus que Sarah n'était pas du genre à garder quoi que ce soit pour elle.

-Ce ne serait pas de refus... Personne ne daigne me répondre, et il semble y avoir tellement de personnes mal en point !

A ce moment, elle se leva pour faire face à la jeune femme, lâchant au passage la main de l'homme qu'elle avait prise quelques minutes plus tôt.
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Ven 19 Juin - 18:50
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Épidémie déclarée
Tout le monde & Prudence



Prudence se trouvait là, debout cette fille qui la fixait étrangement. Mal à l'aise par autant d'attention, les joues de la jeune femme se mirent à rosirent légèrement. Pourquoi donc la regardait-elle ainsi ? Avait-elle quelque chose sur le visage ? Portait-elle des vêtements tâché par une maladresse quelconque ? Intriguée, la Godwinson baissa les yeux sur ses habits. Rien, ils étaient parfaitement normaux et propres.

« Il y a un problème avec moi ? » demanda-t-elle un peu gênée.

Trop vite, elle avait parlé trop vite. En attendant un petit instant, elle n'aurait même pas eu besoin de poser la question. La jeune femme, à peine plus âgée qu'elle venait de lui demander si on l'autorisait à venir voir les malades. Drôle de question quand on sait que la gouvernante de la jeune noble avait tenté il y a peine quelques minutes de l'en dissuader. Mais Prudence était comme ça. Elle n'allait pas rester là à se tourner les pouces alors que des personnes soufraient. Alors oui, c'était peut-être étrange mais on ne se refait pas n'est-ce pas ?

« En théorie, pas vraiment voyez-vous. Je ne devrai pas être ici effectivement. Malgré tout j'ai réussi à convaincre une certaine personne. » dit-elle en montrant d'un bref signe de tête sa gouvernante qui prenait grand soins à ce qu'aucun malade ne vienne touché les précieux vêtements de sa maîtresse. Finalement, la brune se leva et lui expliqua la délicate situation. Trop de malades et des personnes qui ne prenaient même pas la peine de répondre aux questions. C'était triste à voir. Malheureusement, il fallait bien admettre que parfois dans ce type de situation, les individus se montrait d'un tel égoïsme. Prudence vit la main de la jeune femme lâcher celle de l'homme. D'un mouvement instinctif, elle se précipita presque pour la lui reprendre. Elle ne le voyait pas, elle pouvait sentir le regard d'Anne la fusiller. Qu'importe, elle ne la lâcherait pas.

« Je vois. C'est dommage. On ne m'a rien dit non plus si cela peut vous rassurez. »

«Rassurez», ce n'était sûrement pas le bon terme à employer ici. Qui pouvait réellement être rassuré de quoi que ce soit. L'épidémie faisait rage et plus le temps passait et plus de nouveaux cas apparaissait. Nul doute que si son fiancé était là il la ferait sortir d'ici séance tenante. Prudence soupira. Finalement cela avait peut-être du bon qu'il est de si nobles devoirs à accomplir.

« Reprenez-lui sa main je vous en prie. Il avait l'air si content de vous avoir auprès de lui. Je vais le rafraîchir. »

Elle allait prendre l'éponge dans l'eau lorsqu'un râle se fit entendre derrière elle. La rouquine se retourna et vit l'horreur de la mort emporter le pauvre homme à qui elle venait de parler peu de temps auparavant. Elle n'eut pas à se lever. Curieusement Sa gouvernante posa sa main sur son épaule et alla elle-même fermer ses yeux avant d'aller quérir une guérisseuse pour le lui dire.

« Pauvre homme ! » souffla Prudence en reportant son attention sur l'autre alité. Et puis soudain se yeux s'embrumèrent.

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Ven 19 Juin - 22:05
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#1 'Intrigue n°1' : 1

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#2 'Intrigue n°1' : 1
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Ven 19 Juin - 22:14
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Épidémie déclarée
Forteresse de Port-Royal, Jamaïque, 1671

 
Malheureusement, l'épidémie continue de se propager à grande vitesse. Des personnes de divers milieux se côtoient dans cette infirmerie improvisée. De bonnes âmes essaient de prendre soin des malades malgré les risques, donnant ainsi un formidable coup de main aux médecins et aux sœurs.

La Roue du Destin a tourné pour chacune de vous, dans l'ordre de votre apparition.

Sarah, Prudence, vous avez la chance de ne pas encore être touchées par la maladie.

Allez-vous continuer à aider les malades ou chercherez-vous à vous protéger de la contagion ? Jusqu'où serez-vous prêtes à aller ?

 
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Dim 21 Juin - 17:37
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Épidémie déclarée
Intrigue n°1

Direction l'enfer ”

Il n'y avait pas de temps à perdre. Prudence était à Port-Royal, Juliette ne pouvait pas l'ignorer. La ville était devenue la capitale de la maladie. L'air était certainement saturé de ce mal qui touchait tant de gens. La jeune française imaginait facilement la ville dévastée, empestant la mort et le chagrin.
Et puis il ne fallait pas approcher les fiévreux, ça se savait ! Mais il ne faisait aucun doute que son amie irait au devant du risque pour s'occuper de ces pauvres gens. Quelle idiote ! C'est dangereux !

Ce brin de prudence et d'inquiétude était très étonnant de la part de Juliette. Elle qui se fichait ordinairement du danger, là voilà très peu motivée à braver le destin au chevet de ces malades. A la vérité, la maladie était une des rares choses qui terrifiait la demoiselle. Rappelons qu'elle avait perdu sa mère et sa petite sœur par ce triste biais.
On ne peut pas lutter. Elle pensait avoir un regard assez lucide sur la chose. La médecine était pour elle insuffisante. Le combat était inégal et la victoire n'appartenait pas aux Hommes.

Elle n'avait donc pas tardé à embarquer pour la Jamaïque, avec le consentement de son père qui souhaitait qu'elle ramène quelques médicaments « au cas où ». Le bateau transportait des personnes de tous milieux et de différentes conditions, logées selon leurs moyens et malheureusement pas toujours bien portantes. Juliette avait réussi à éviter autant que possible leur contact. En même temps, elle avait obtenu la deuxième et dernière cabine du navire - la première étant celle du capitaine - grâce à sa situation et à sa bourse.
Le voyage fut rapide et sans encombre. A son arrivée, la vision était apocalyptique. Pire que dans ses cauchemars.


Ce n'est pas un endroit pour toi ! ”

Comment ne pas tomber malade ici ! Les mourants traînent partout dans les rues... Ils pourraient au moins se cloîtrer tous dans la Forteresse pour ne pas infecter les personnes saines.

Il faut que je trouve Prue rapidement et qu'on s'éloigne de ce foyer épidémique. Son père m'a dit qu'elle était là pour acheter... acheter quoi déjà ? Je sais plus. Mais c'est pas important. Je suis sûre qu'elle est en train d'aider à soigner ces malheureux. C'est louable, bien évidemment, mais ce n'est pas à elle de le faire ! Elle ne pense pas aux conséquences possibles. Elle pourrait tomber malade à son tour et ne jamais guérir...

Oh mon Dieu, cet endroit est tellement plein. La voilà !!

« PRUE !! »

Je m'avançai vers elle et esquivant les obstacles humains potentiellement contagieux.

« J'étais sûre que tu serais là ! Je sais que tu veux bien faire mais il vaudrait mieux laisser les sœurs faire leur travail. Imagine si tu tombes malade. Ton père serait dévasté ! Allez viens, on s'en va. »

Je lui pris la main avec assurance pour l'amener avec moi. Je jetai un regard noir à sa gouvernante qui, encore une fois, avait été complètement incompétente. Comment avait-elle pu laisser sa maîtresse faire ça ?!
J’aperçus à côté une autre jeune fille qui ne semblait pas atteinte.

« Toi aussi tu devrais éviter de rester là. »

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Dim 21 Juin - 19:14
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Cela fait quelques jours qu'au joyeux bordel de la Perle Bleue, les filles tombent comme des mouches. La matrone a donc fait venir le médecin pour examiner tout le monde et son diagnostic ne s'était pas fait attendre. Elles étaient toutes, pour la plupart atteintes de la maladie.
Il s'agissait surtout de celles qui avaient les clients les moins aisés.
Nina s'en fichait complètement puisqu'elle ne les côtoyait pas. Elle se sentait bien au dessus de tout ça. Rares sont les vieux bougres qui viennent passer du temps avec elle. Généralement il s'agit de quelques commandants anglais ou bien les capitaines de ces bateaux pirates.

Les filles étaient tenues au secret. Aucune ne devait parler et l'on avait prétexté une indisposition sur toutes les filles malades. Les autres devaient bien s'assurer que le client n'avait pas cette drôle de maladie. En réalité tant qu'il avait de quoi payer, cela n'était pas très dérangeant. La matrone n'est pas très regardante sur l'état du personnage lorsque l'or se dépose sur la table.

Nina n'a pas été malade comme les autres, elle pouvait continuer à voir ce capitaine anglais qui payait bien plus que de raison. Ainsi elle pouvait mettre de côté.
Un soir cependant, un jeune membre de l'équipage d'un bateau dont elle a oublié le nom se pointa à la Perle et demanda Nina.
Elle ne voulait pas s'y risquer. Le médecin avait été formel, les hommes venant de la mer sont certainement malade. Et pourtant, elle n'a pas pu refuser ...

Sunny n'a pas mis longtemps à penser qu'elle aussi avait été touchée par la maladie. Elle voyait des plaques rouges sur son corps ( plaques qui étaient inexistantes) et se prenait à avoir chaud et froid en l'espace de quelques minutes.
Il ne fallait surtout pas qu'elle, Sunny, la grande déesse de la Perle Bleue tombe malade. Tous les clients ont l'habitude de l'entendre rire, parler et parfois chanter lorsque l'envie lui prend.
Ni une, ni deux sans rien dire à personne, elle était décidée à se rendre à cette infirmerie de fortune que l'on disait ouverte.

Elle espérait trouver un médecin rapidement. Il me faut vous dire que la jeune femme en fait toujours des tonnes. Aussi, son arrivée fut ... Entendue.

" A l'aide ! Je meurs ! Un médecin je vous en prie !"

Elle était là au milieu des malades à se tordre d'une douleur inexistante, levant les bras en l'air. Une véritable âme en peine.

" Je me meurs ... !"

Elle s'arrêta alors devant une mère et son enfant qui occupaient un lit qui n'avait pas l'air aussi confortable que celui qu'elle détenait à la Perle. Cela fera l'affaire.

" Vous, partez. J'ai besoin que l'on me soigne. Vite. Votre enfant n'ira pas loin avec les yeux qu'il a. Allez, allez ! "

La mère n'osa rien dire et emmena son enfant plus loin, laissant le lit à la princesse. Nina s'y allongea de tout son corps en poussant parfois un cri de mourante.

Il n'y a pas à dire, elle n'est peut être pas malade, mais elle le fait très bien!


- crooner curves

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Sam 27 Juin - 16:39
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Sur le coup, Sarah eut bien envie de lui faire une sorte de leçon de moral, lui rabâchant qu'effectivement, une lady de sa condition n'avait rien à faire dans ce genre de lieu, qui plus est au grand risque de se trouver à son tour malade. Ce n'était pas à elle courir de telles risques de contagion, ni son rôle de fille de bonne famille, sa gouvernante avait tout à fait raison sur ce point. Cependant, cette idée la quitta aussi vite qu'elle lui était apparue. Après tout, qui était-elle pour ainsi juger les agissement de la rouquine ? La noblesse, et tout ce qui s'y attachait, était un monde inconnu pour la jeune anglaise, qui ne connaissait de cette vie que le fin fond de Londres, ses quartiers les plus pauvres, où la peste et la misère régnaient en maîtresses des lieux. Au fond, Sarah ignorait tout du monde qui l'entourait, et ce même en se trouvant en terre qui lui était inconnue il y a de cela quelques années, et qui l'était somme toute encore pour les personnes du continent Européen. Que pouvait-elle bien savoir, mise à part le fait qu'il fasse bien plus chaud et bien plus souvent beau qu'en Angleterre ? Pas grand chose. Il faut dire qu'elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion d'aller voir plus loin que Port Royal, entre le prêtre l'ayant recueillit et qui la gardait presque "confinée" en sa demeure, et son travail qui lui prenait désormais bien plus de temps qu'elle ne l'aurait imaginée. Peut-être qu'un jour elle aurait les moyens, l'envie et le temps pour aller voir ce qui se passe sur les eaux des Caraïbes, et pourquoi ne pas un jour retourner en sa terre natale ?

Quoi qu'il en soit, la jeune femme fut admirative par le courage dont avait fait preuve la noble en souhaitant aider, et c'est bien pour cette raison qu'elle ne put que sourire au regard visiblement mécontent de sa gouvernante. Braver l'autorité avait toujours été quelque chose de très excitant pour elle, à ses risques et périls bien entendu. Elle ne pouvait que l'encourager à faire ce qui lui plaisait, car c'est ainsi qu'on devenait la personne que l'on souhaitait être.

-Merci. Lâcha-t-elle simplement en lui lançant un petit sourire timide, mais entendu.

Que dire de plus ? Sarah ne pouvait qu'être reconnaissante envers cette demoiselle.
Sentant quelque chose tirer sur le bas de sa robe, elle se retourna et remarqua que c'était le pauvre homme dont elle prenait soin depuis son arrivée.

-Vous avez raison...

Elle s'apprêta à s'asseoir lorsqu'une nouvelle inconnue s'approcha d'elles, visiblement heureuse de trouver ici la dénommée Prue. N'y faisant pas attention, mais gardant néanmoins les oreilles bien ouvertes,  elle observa un peu plus loin une scène assez cocasse d'une femme hurlant à qui voulait l'entendre qu'elle était gravement malade. Et dire que même les plus atteints et les plus souffrants font beaucoup moins de bruit, cela en est presque agaçant.
"Toi aussi tu devrais éviter de rester là". A cette phrase, elle se tourna vers l'inconnue, le front plissé et les sourcils froncés, ne montrant aucune expression de sympathique. C'était incroyable comme quelques mots pouvaient la frustrer...

-Non merci, ma place est ici. Tout comme la vôtre. Sur ce, mesdemoiselles...

Les laissant après une salutation particulièrement grossière, Sarah se dirigea vers la supposée de malade, cherchant des yeux une possible personne pour s'occuper d'elle. Comme depuis son arrivée, personne ne semblait vouloir se manifester...

-Vous ne vous sentez pas bien ?
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Mer 1 Juil - 18:40
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Épidémie déclarée
Tout le monde & Prudence


Prudence aidait la jeune femme à s'occuper du malade. Elle pensait à tous ces autres pauvres malheureux que personnes ne venaient aider. Il y avait tant de malades et si peu de sœurs pour les soigner. De temps en temps, une larme venait perler le long de ses joues. Comment cela avait pu arriver. Tant de gens malades, ce fléau ne s’arrêtera donc jamais. Combien devront mourir avant que l'épidémie ne s'endigue toute seule. Prudence le savait bien. Ce qu'elle faisait ici était dérisoire, une goutte d'eau dans l'océan. Mais elle ne pouvait les laisser comme cela. Elle se devait de faire quelque chose. Elle prenait le risque que Dieu la protège.  Un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Elle regarda la jeune fille et ne fit qu''un mouvement de tête discret pour le signifier qu'elle n'avait pas vraiment besoin de la remercier. Pour la rouquine c'était presque une évidence, ce qui était loin d'être le cas de la femme à ses côtés.

Sa gouvernante avait elle aussi fini par mettre la main à la patte face à son impuissance à ramener sa maîtresse à la raison. Ce qu'elle craignait c'est que ce comportement, ces larmes démesurées qui coulaient parfois alors qu'elle ne les connaissait même pas, soit les premier signes du mal. Si cela était le cas comment allait-elle l'expliquer à Monsieur Godwinson. La tache ne serait pas facile, elle le savait très bien, sans compter que maintenant elle devrait également rendre des comptes à cet amiral. Mon Dieu, pourquoi sa petite Prudence s'était-elle fiancée.  Alors une horrible pensée traversa l'esprit de la femme. On raconte que les marins sont les premiers touchés. Non elle devait faire sortir sa maîtresse de là. Si jamais l'amiral Merton venait à être amener ici malade, la jeune Godwinson ne quitterait plus jamais ce lieu maudit. Anne était perdue dans ses pensée, Prudence dans ses gestes lorsqu'un cri les firent tourner la tête en même temps. C'était Juliette, la meilleure amie de Prudence qui venait d'un pas décidé jusqu'à elles. Prudence n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà la jeune française lui servait sermon digne de son père. Mais la Rouquine n'était pas prête à partir ainsi de la forteresse. Et alors que Juliette saisissait sa main tout en lançant des regards réprobateurs à sa gouvernante, la jeune Godwinson fit un mouvement du poignet qui la fit lâcher prise.

« Non Juliette je ne veux pas partir d'ici. Les sœurs sont débordées. Elles n'y arriveront jamais toutes seules. On doit les aider. Je ne peux pas laisser ces pauvres gens comme ça. Imagine que ce soit toi sur ce lit, trempée de sueur et fiévreuse. »

Une telle insolence dans sa voix, elle en était presque elle-même choquée. Prudence était bien décidée à rester ici malgré le risque. Elle ne pouvait se résoudre à les laisser souffrir ici. Et puis une voix se fit entendre. Manifestement la rouquine n'était pas la seule à l'avoir remarquer. Le regard de l'autre jeune femme se tourna vers la nouvelle venue. Les prunelles de la Godwinson fixait cette femme qui semblait souffrir le martyre. Cependant, il y avait quelque chose d'étrange, comme si ses dires sonnaient faux.  Mais ce qui surpris le plus Prudence se fut son attitudes face à une mère et son enfant. Alors que la dénommée Sarah les quittait après une salutation des plus hasardeuse pour aller voir la nouvelle malade, Prudence grimaça. Comment cette femme pouvait-elle parler ainsi. Elle lança un regard qui en disait long à Juliette et marchant d'un pas décidé, elle s'avança vers la mère et l'enfant.  L'inconnue avait sans doute raison l'enfant allait mal et cela se voyait, mais tout de même. Prudence eut une pensée pour sa sœur. Pourvu qu'elle ne soit pas malade. L'enfant devait avoir trans ans tout au plus. Prudence s'agenouilla auprès de lui et lui sourit.

« Venez avec moi on va le soigner ce petit bonhomme. » dit-elle à la mère. Elle lui offrit son regard des plus assurés.  Ce n'était peut-être pas le vérité mais ce n'était rien au moins elle y aurait cru.

« Juliette tu ne voudrais pas nous aider. Tu pourrais aller chercher une sœur pour qu'elle s'occupe vraiment de ce pauvre amour. »

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