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Quand le chat n'est pas là... [avec John]

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Mar 28 Avr - 21:20
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Quand le chat n'est pas là...
John & Alice


   
C’était un jour comme un autre, sans importance particulière. Au matin, elle s’était éveillée dans les bras d’un homme qui partageait sa vie et son lit depuis des années. Elle l’avait regardé dormir, si serein tout en caressant sa joue du bout des doigts, scrutant son visage à l’expression si paisible jusqu’à ce qu’il ouvre les yeux et lui sourit, venant embrasser ses lèvres sans se départir de son sourire. Il serait bien resté couché avec elle dans ses bras, toutefois, des affaires l’attendaient et il dû se séparer l’elle pour se relever, se rhabiller et partir. Il avait laissé la jeune femme seule et elle poussa un soupir en s’étirant dans le lit, rêvassant un moment avant de s’habiller d’une robe simple mais si douce et si confortable… Elle s’était parée de quelques bijoux, avait tressé ses cheveux blonds avec élégance avant de sortir de sa chambre pour profiter de la journée avec ses amies avant l’arrivée des clients. Les filles riaient, parlaient, se moquaient de certains de leurs clients de la veille. Cette ambiance était le quotidien de toute la vie d’Alice qui avait grandi dedans. Elle écoutait, riait aussi, commentait souvent, s’amusait.

La jeune femme adorait entendre les ragots du bordel, un lieu où rares étaient les secrets bien gardés. La Perle Bleue était un bâtiment plutôt grand, il n’était plus le petit bordel mais s’était agrandi pour accueillir plus de filles et donc plus de clients. Des clients qui arrivaient la langue emplie de secret que les prostituées avaient pour rôle de découvrir. Les secrets reviennent chers et servent souvent à gagner  bien plus que l’on a pu gagner en les prenant. Tous les propriétaires du lieu qui s’étaient succédés s’étaient toujours vanté d’avoir des filles plus belle que des perles, ce qui faisait de leur bordel une perle parmi les bordels. Une perle dans laquelle se reflétait l’Océan puisque proche de la place. La Perle Bleue.

Durant la nuit c’était un lieu de vice où hommes et femmes buvaient et baisaient sans honneur ni regret à condition qu’ils possèdent l’argent nécessaire à s’offrir ce genre de plaisir. L’endroit était séparé en deux parties distinctes depuis qui ne partageaient que le hall où les clients selon leurs réputations et leur richesse étaient dirigés vers l’une ou l’autre des deux sections. Ceux qui n’avaient que quelques pièces étaient dirigés vers la gauche où ils trouvaient des catins sans aucune envergure et du rhum de mauvaise facture pour pas cher.  Les plus riches et les plus influents pouvaient aspirer à un meilleur service, les femmes se trouvant dans la salle de droite étaient belles, flamboyantes et douées quant au rhum, il était excellent. Tout ceci coûtait bien plus cher mais il faut savoir ce que l’on préfère entre la qualité et les économies. A l’étage, les chambres de celles qui avaient mérité d’en avoir une pour leurs nuits comme pour accueillir leurs clients. Elles étaient plus ou moins grandes, plus ou moins éclairées, plus ou moins accueillantes.

Alice si elle ne quittait que rarement sa chambre, ce qu’elle ne faisait qu’en dehors des heures d’influence, n’allait jamais de l’autre côté, pourtant aurait-elle été voir de l’autre côté quand elle était du bon côté ? On disait que les hommes y buvaient jusqu’à ne ressembler qu’à des animaux et que la violence y était coutumière… Vraiment, la jeune blonde étaient bien mieux de son côté, elle était bien traitée, aimée, et elle avait sa propre chambre, une ravissante chambre qu’elle adorait et qui se remplissait des présents de son client et amant. Un client duquel elle était l’exclusivité et auquel elle était entièrement dévouée. Elle était celle qu’il aimait, il était sa chance de connaître une vie meilleure.

   
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Ven 1 Mai - 16:27
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Une fois de plus le Capitaine John Edwards s’était affairé à rendre sa vie meilleure lors de son dernier voyage. Durant celui-ci, son équipage et lui avait mené un abordage des plus lucratifs. Ce n’était certes pas l’Eldorado en soit mais au moins ils y avaient trouvé en plus des différentes babioles et victuailles, un coffre bien rempli de pesos. Ce fût donc un voyage court et lucratif qui laissa aux hommes une bonne part à dépenser une fois le pied à terre à Port-Royal. Les pirates ne font pas exception à la plupart des marins, leurs principales sources de dépenses demeurent et demeureront la bouffe, l’alcool et les femmes! Ainsi, l’équipage s’était divisé en petit groupe pour fréquenter les différentes auberges, tavernes et bordels de l’île. Quant à John, il était descendu seul après un repas sur le Lys Noir. Il ne doutait pas qu’il croiserait des membres d’équipages une fois en ville mais solitaire de nature, il ne voulait s’y aventurer en bande. De toute manière, ses envies pour la soirée ne concernait que lui et ne souhaitait aucunement les partager avec ses compagnons!

Sa vie étant ce qu’elle était, John Edwards n’avait jamais été du type à s’accrocher sur une femme ni même avait-il cru possible d’un jour établir un foyer qui lui serait sien. Depuis son départ d’Hastings, son seul foyer avait été la mer et les femmes que passagères. N’étant pas du type à violer une femme dans les frasques d’un pillage, il n’avait par contre aucun scrupule à se payer les services d’une jolie sirène de bordel. Car John aimait les femmes il fallait le dire… Leurs formes, leurs charmes et leur grâce toute naturelle qui savait caresser l’œil d’un homme… Des sirènes oui et il les aimait autant qu’il les craignait à vrai dire! Le Capitaine qu’il était en avait bel et bien accepté quelques une sur son navire mais c’était bien souvent à contrecœur… Par nécessité dirons-nous… Pour ce qui est des vraies sirènes, John s’était bien gardé de laisser flirter sa lunette à leur recherche dans l’horizon! Finalement, pour en revenir au sujet premier de son pied à terre, il considérait les prostituées comme un simple service monnayable, une transaction aussi simple et nécessaire que l’achat de poudre pour les vingt canons du navire… Ses pieds le menaient vers la Perle Bleu où ironiquement, il comptait aller s’enfermer par ce qui était pourtant une belle journée à l’extérieur.

À son arrivée dans le Hall, le Capitaine observa le lieu ainsi que les premières têtes qu’il apercevait. La salle se divisait et il n’avait aucune intention d’aller savourer le rhum dégueulasse qui était servi à sa gauche! Il s’avança vers sa droite où par un simple coup d’œil il ressortait du lot. Sa simple chemise blanche en lin avec sa petite veste de cuir noir usé était loin de rivaliser avec les habits de certains patrons présents mais personne n’avait cette assurance et prestance marquées fermement par le talon de ses bottes alors qu’il s’approchait. Il prit place à une table, totalement indifférent aux regards qui se posaient sur lui et observa à son tour les clients présents mais surtout les demoiselles dans la salle. La matrone du lieu l’avait tout de suite repéré et à voir son expression, la plantureuse rousse jugeait peut-être que John aurait dû fourcher à gauche à son arrivée… Le Capitaine du Lys Noir chassa le doute en affichant une grimace feinte d’inconfort soulagé seulement par sa bourse qu’il laissa tomber bruyamment sur la table. Ce simple geste assura une attention des plus avenantes de la part de la matrone qui entama la discussion avec lui.

Tout en discutant, John avait pu détailler bon nombre des filles présentes et une semblait attirer son attention plus que les autres. Une blonde aux cheveux savamment tressés portant une robe simple mais d’un tissu qui ne laissait aucun doute quant à sa qualité. Un air angélique frôlant l’innocence était plutôt rare chez le visage des prostituées. Pourtant, cette blonde ne semblait pas avoir le poids des années de labeur sur ses épaules alors qu’elle se mêlait et papotait avec les autres filles. Le choix du Capitaine était donc fait et il l’indiqua à la matrone. Devant les excuses qu’elle lui fournissait, John haussa un sourcil à la fois intrigué et offusqué qu’on lui refuse celle de son choix. « Elle n’est malheureusement pas dispo… » et John grimaça encore une fois comme plus tôt mais cette fois, se fût sa hachette qu’il déposa sur la table en signe de réconfort marquant son point. La matrone se tût et l’observa réalisant avec craintes sur quel terrain glissant elle avait les pieds. De la poche de sa veste de cuir, le Capitaine en sorti un petit cahier à dessin à la couverture rigide et le posa devant la femme aux formes généreuses. Conservant le bout de ses doigts sur le manche de son arme et la paume droite sur la couverture du cahier, il s’assura que le regard de la matrone suive le mouvement de ses doigts qui rabattait vers la gauche la couverture pour y découvrir un Lys Noir séché entre ses pages.

- « Ce sera la blonde et n’oublie pas je te prie une carafe de bon rhum… Tant de négociations me donnent soif! »

John ramassa ses effets qu’il remit sur lui et se laissa guider vers une pièce; cette chambre où il avait l’intention d’y faire son affaire. À sa surprise, c’était une chambre finement décorée et jouissant d’un confort qu’on ne se serait pas attendu pour la chambre d’une catin… Il retira d’abord sa veste qu’il posa sur le dossier d’une chaise près de la fenêtre tout en observant au dehors. Dans un premier temps on lui apporta la carafe qu’il se saisit d’une main forte retirant le bouchon de ses dents et le soufflant sur le siège de la chaise mentionnée plus tôt. Il terminait à peine sa première rinçade quand la porte s’ouvrit de nouveau pour y faire pénétrer la blonde qui se figea quelques peu surprise. Le Capitaine s’essuya les lèvres du revers de la main tout en l’observant. Voyant son air refroidi John lui demanda si elle voulait un verre et à vrai dire, il s’en foutait. Il lui en coula un de toute façon qu’il posa sur une petite table près du lit puis se retourna vers la chaise supportant sa veste. Il en ressorti le cahier ainsi qu’un fusain qu’il posa sur le rebord de la fenêtre. Une autre gorgée passée où la blonde avait semblé de marbre puis John rajouta :

- « Enlèves ta robe et défais tes cheveux »

Puis pointa du menton le lit pour qu’elle s’y installe ensuite. Sans porter plus grande attention il prit place sur la chaise prenant une autre gorgée puis posant la carafe pour se saisir de son cahier et fusain…
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