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Ludvik Jörgen ; Trouble-fête

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Mar 28 Avr - 14:08
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NOM: Jörgen . PRENOM(S): Ludvik ÂGE: 35 ans LIEU DE NAISSANCE: Dans un bateau pirate ETAT CIVIL: Célibataire GROUPE: Drapeau Blanc AVATAR: Travis Fimmel

Ludvik Jörgen

Mature : La vie a forgé Ludvik, qui a dû grandir plus vite que la normale afin de subvenir à ses besoins et à ceux de son frère jumeau. L'innocence des enfants a très vite laissé place à une maturité d'adulte dont seule l'expérience a pu prouver sa valeur. Ainsi, ses réactions et décisions sont dûment réfléchies, posées, même si, de temps en temps, Ludvik noie sa sévérité dans les plaisirs charnels et alcooliques afin d'échapper à la dure réalité de sa vie. Après tout, tout homme qui se respecte se doit de se laisser aller à quelques déboires.
Protecteur : Ce qui est à Ludvik appartient à Ludvik. Le premier qui s'approche de trop près de ses propriétés risque sa vie, peu importe ce dont il s'agit. D'un simple couteau à son frère jumeau, en passant par sa forge et sa maison, il est absolument impensable que quiconque ose toucher à ses affaires sans représailles. Cela pourrait passer pour de la paranoïa, mais après tout ce que Ludvik a vécu, il n'est pas près à laisser passer ce qu'il juge dangereux pour sa famille.
Déterminé : Rien ne peut détourner Ludvik de son but. Sa détermination est sans faille, quand il veut quelque chose, il l'obtient, peu importe les moyens qu'il utilise et le temps qu'il prend. Peu importe si c'est immoral ou illégal.
Drôle : L'humour de Ludvik peut être décalé, voire franchement incompréhensible ou barbare. La plupart de ses blagues sont vaseuses et étranges, machistes pour la majorité. Il arrive que les victimes de ses plaisanteries se vexent et cherchent à se venger, mais comment s'empêcher de mettre en colère un grand blond trop fier, arrogant, le faisant ainsi rougir de fureur et bafouiller de rage ? Trop tentant.
Battant : Ludvik n'hésite pas à se battre pour ses idées, ses convictions et... tout simplement pour se battre. On peut prendre cette qualité dans tous les sens du terme : au temps il peut se battre pour protéger et aider, physiquement et verbalement, au temps il peut se battre pour le plaisir de frapper et recevoir des coups. Et oui, c'est une qualité. Tout le monde n'a pas le courage de faire valoir son point de vue.
Dur : Le jugement de Ludvik est sévère, c'est un homme droit et strict qui peut paraître dur à travers ses actes, ses choix, ses paroles et ses décisions. Il ne revient jamais sur son propre jugement même si celui-ci peut au premier abord être injuste. Il ne fait également preuve d'aucune compassion envers quiconque, limite insensible, et se fiche de savoir qu'il puisse vexer un tel ou un tel pour X raison.
Rancunier : Faites une crasse à Ludvik, il ne l'oubliera pas, et cherchera par tous les moyens possibles et imaginables de se venger. Il n'est pas une petite nature, et sait que la vie est une chienne ; il a d'autant plus de raisons de montrer et prouver sa force, et le fait d'être rancunier l'aide d'une certaine manière. Même si sa rancune peut parfois dépasser des limites qu'il ne franchirait jamais en temps normal.
Borné : Ce défaut est lié à sa détermination. Déterminé, quand il veut quelque chose, il l'obtient, coûte que coûte, ce qui revient à dire qu'il est absolument borné. Rien ne peut le détourner de son objectif, ce qui est en un sens un défaut, car son sens de la justice est parfois faussé par son besoin de finir ce qu'il fait ou d'obtenir ce qu'il souhaite.
Solitaire : Malgré sa famille, composée de son frère jumeau et de sa petite sœur adoptive, Ludvik est quelqu'un de très solitaire, qui ne supporte pas l'idée de partager ses états d'âmes et ses problèmes avec les gens qu'il aime. Il préfère tout garder pour lui au risque de rester sur les nerfs et de finir par exploser à la figure de ses proches.
Agressif : Ludvik se bat facilement, malgré sa nature réfléchie. Assez contradictoire en lui-même, il peut passer pour lunatique, mais il est en vérité juste renfermé sur lui-même et laisse tomber la tension accumulée dans des combats assez violents. Il a également l'habitude de régler ses comptes par la violence et préfère se battre physiquement que verbalement, surtout s'il faut utiliser ses poings plutôt que son cerveau... Non pas qu'il soit idiot, loin de là, mais c'est beaucoup plus simple de frapper que de réfléchir trop longtemps.

Si un jour tu te retrouves devant un gars en train de se faire agresser par deux hommes, que fais-tu? Je ne refuse jamais un bon combat. Quand les forces sont à peu près égales, ils font toujours moins les fiers, et c'est toujours plus drôle de leur mettre la raclée de leur vie. Et c'est toujours un agréable moyen de se défouler après une dure journée à supporter tous ces crétins.
As-tu déjà tué? Non, mais ça ne saurait tarder. Tout le monde tue un jour, et je ne risque pas de faire exception, surtout avec mon tempérament de feu. Le jour où je franchirai le pas, ce ne sera une surprise pour personne, et ça risque même de faire du bruit. Je n'ai pas peur de choquer. La vie est trop dure pour les petites natures.
Crois-tu aux créatures surnaturelles? Bien sûr. Qui ne peut y croire ? Depuis tout petit nous sommes bercés de toutes ces histoires plus folles les unes que les autres, chacune racontant et décrivant à sa manière le monstre le plus terrifiant que les pirates n'aient jamais vu... Toutes ces histoires ne peuvent venir uniquement de la folle imagination d'un homme. Il doit bien y avoir une part de vérité quelque part.

PSEUDO: Rapunzel ÂGE: 17 ans COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? J’ai vu les scénarios proposés sur PRD, je n’y ai pas trouvé mon bonheur mais j’ai craqué pour le forum ! DERNIER MOT ? Muahahahahah !

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Mar 28 Avr - 14:09
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Histoire ici, soyez précis et dans un minium de 300 mots.

~ Naissance...

La pluie s’abattait dru sur le bâtiment. Les vagues, houleuses, se brisaient contre la coque, tandis qu’un vent froid secouait les voiles, luttant avec peine contre ce temps. Les cris des marins étaient à peine audibles à travers les déflagrations tonitruantes de l’orage. Chacun courait en tout sens, occupant son propre poste, bravant les éléments, défiant la force divine qui frappait le navire. L’eau ruisselait à travers les planches de bois, noyant tout l’espace disponible du pont, alors que le capitaine hurlait des ordres tout en bataillant afin de maintenir le cap. Tous se demandaient s’ils allaient survivre à cette tempête, une fois de plus.
Des hurlements d’une tout autre nature s’élevaient sous le pont. Une pirate était allongée dans un hamac suspendu, se déchirant les cordes vocales sous la douleur des contractions. Enceinte jusqu’au cou, aussi grosse qu’un cachalot, cette donzelle savait au plus profond d’elle-même qu’elle ne survivrait pas à cette nuit. Au moins, elle mourrait durant une tempête, comme un bon pirate - à défaut de pouvoir mourir en pillant, saccageant, tuant -, et non comme une de ces gonzesses dont tout le monde profitait allègrement. La belle blonde avait quant à elle bossé dur pour être là où elle en était maintenant, et même si elle mourait seule en mettant au monde son gosse, elle avait vécu une belle vie remplie avec ses compagnons d’équipage. Même si la seule chose qu'elle regrettait était ce qui l'amenait ici : s'être fait engrosser. Surtout par ce truand !
Les contractions se rapprochaient de plus en plus, un filet de sueur se plaqua sur sa peau sèche, et la pirate eut la désagréable sensation qu’on lui transperçait le ventre d’un poignard bien aiguisé. Avec un grondement qui aurait très bien pu passer pour animal, elle se mit à pousser, ne sachant pas quoi faire d’autre. Personne ne pouvait l’aider, et elle se passait bien du « soutien » dont ses mécréants auraient eu l’idée de lui procurer. Cela faisait déjà plusieurs heures qu’elle était là, au fin fond du trou dans lequel elle avait établi son petit coin, secouée dans tous les sens par cette tempête, supportant avec peine cette grossesse non désirée. Mais au bout d’un certain temps, de gémissements, de grondements, de cris et de désespoir, elle entendit un cri qui n’appartenait à personne de son entourage - ce n’était pas très compliqué puisqu’elle était quasi seule. Tendant les bras, elle attrapa le petit corps bouffi. Il était aussi sale qu’un pirate, et ne ressemblait en rien à un être humain normal. Avec une grimace, elle coupa le cordon et le prit dans ses bras.
Mais contrairement à ce qu’elle avait pensé, les contractions ne s’arrêtèrent pas outre mesure. Recommençant la même opération, étouffant presque son garçon sous la douleur, elle sut que quelque chose clochait. Elle avait bien compris qu’elle n’avait finalement pas qu’un rejeton, mais le deuxième gosse semblait avoir plus de mal à sortir. Tendant une main afin de l’attraper et le faire sortir plus vite, elle ne sentit qu’un minuscule pied, bientôt rejoint par un deuxième, tout aussi petit. Alors elle tira. Quelque chose se rompit en elle ; elle n’avait plus beaucoup à vivre. Hurlant une dernière fois, elle tira, encore et encore, jusqu’à ce que le garnement soit enfin à l’air libre. L’attirant lui aussi contre sa poitrine nue, la pirate leur jeta un dernier coup d’œil empreint de joie, de dégoût et d’ennui mêlés, avant de se laisser mourir, son dernier souffle emporté par la cacophonie de la tempête.


~ Enfance...

La chaleur étouffante du soleil d’été ralentissait grandement l’équipage, assoiffé et déshydraté. Un vieux pirate, rouillé, se redressa difficilement du tonneau sur lequel il était assis, et s’étira longuement. Quelques articulations craquèrent, lui procurant une certaine douleur qui se diffusa rapidement. Tapotant ses poches d’un air vaseux, il chercha sa bouteille de rhum déjà bien entamée avant de se rendre compte qu’elle gisait au sol, vide. Surpris de constater qu’il avait déjà tout bu - et qu’il n’en gardait aucun souvenir -, il se baissa afin de la ramasser - dans le but de la remplir une fois à terre - quand un jeune moussaillon le bouscula. Son gros ventre l’empêcha de retrouver son équilibre et il tomba lourdement sur sa tête, tandis qu’il rugissait des insultes en tout genre. Après un moment de flottement, le blond l’aida à se relever avant de se faire repousser violemment. Le vieux cul rouge le frappa alors du manche de son épée, lui laissant une jolie estafilade sur la pommette gauche.
- Amiral de bateau-lavoir, gibier de potence, escrevisse de rempart, tu mériterais que je te coupe les membres ! Arr !
Le jeune blond supporta encore une vingtaine d’insultes plus recherchées les unes que les autres avant que le pirate ne se lassât de ce petit jeu et ne quittât le lieu pour en trouver un autre, plus propice aux déboires. Soupirant de soulagement en comprenant qu’il ne risquait rien d’autre, il reprit son travail après avoir lancé un clin d’œil à son jumeau, à quelques pas de là. Subtilement, ils se rapprochèrent l’un de l’autre, et l’aîné de deux minutes quelque chose se pencha vers son frère en grondant :
- Continue comme ça et tu vas finir par consauter la planche !
- Calme-toi, ‘Vik, tu sais qu’ils m’aiment trop pour ça.
Ludvik lui lança un dernier regard d’avertissement avant de s’éloigner afin d’éviter que les autres ne surprennent leur conversation. Il savait que son frère était trop immature pour comprendre qu’il pouvait se faire tuer n’importe quand. Ça faisait des années qu’ils étaient sur ce navire - quatre, pour être précis -, mais n’importe qui pouvait remplacer un morveux de neuf ans. C’était ce qui s’était passé avec les deux bâtiments précédents ; son frère avait fait le malin, ils avaient dû s’enfuir avant de se faire tuer ou vendre comme esclaves. Ils avaient été assez rusés pour ne jamais se faire choper la main dans le sac, mais la chance pouvait tourner.
Cette nuit-là, le navire jeta l’ancre et amarra. Une grande partie voire l’équipage entier se déversa dans l’Île de la Tortue, chacun se ruant vers les caboulots. Les jumeaux restèrent quant à eux dans l’embarcation, profitant du silence ambiant pour jacter à propos des autres matelots et du capitaine. La fatigue et l’alcool volé aidant, ils se mirent à jouer, à se battre, et après un coup de poing bien placé de la part de Ludvik, son frère recula sous le choc avant de s’effondrer au sol. Bousculant au passage plusieurs tonneaux qui se renversèrent, il renversa également une bougie qu’ils avaient installée pour mieux se voir. Le feu prit presque aussitôt. Sous le choc, les jumeaux ne réagirent tout d’abord pas, figé de voir le feu se mettre à brûler aussi vite. Puis, d’un commun accord, tout en silence, ils ramassèrent leurs affaires et mirent les voiles - au sens figuré, bien sûr, étant donné que les véritables voiles formaient un joli feu de joie. Sautant lestement du pont, ils se mirent à courir.
De loin, ils comprirent qu’ils ne pourraient plus appareiller avant un très, très long moment. Le capitaine du navire qu’ils venaient de quitter arrivait en hurlant, bafouillant des ordres à ceux qui l’accompagnaient. Mais il n’était plus possible d’arrêter le feu. Les jumeaux se mirent à rire, doucement, ainsi cachés en un endroit sûr. Mais Ludvik vit un homme, un pirate, se pencher vers le capitaine, et lui parler à l’oreille. Au bout d’un moment, celui-ci se releva, le visage rougi de rage, avant de beugler d’une voix emplie d’agressivité et de hargne :
- Ludvik ! Hendrik ! Truands ! Voleurs ! Vous méritez la corde ! Attendez un peu que je vous retrouve, espèce de...
Sa voix s’évanouit peu à peu tandis que les jumeaux prenaient leurs jambes à leur cou, prenant sa menace très au sérieux. Ils avaient vécu avec lui pendant quatre ans, ils savaient très bien de quoi il était capable. Prenant toutes les dispositions possibles, ils se cachèrent dans une minuscule embarcation qui, au matin, leva l’ancre pour une destination inconnue pour eux.


~ Adolescence...

- Vite, Rik’, on va se faire choper !
- J’arrive ! Encore une minute et j’aurai...
Ludvik jeta encore un coup d’œil autour de lui, l’inquiétude se lisant clairement sur son visage. Voilà près de cinq ans que les jumeaux vivaient dans les rues de Campeche, oscillant entre le port, les mines et la ville en elle-même. Les habitants avaient l’habitude de les voir traîner dans les environs, tout comme ils avaient l’habitude de les chasser dès qu’ils s’approchaient de trop près de leurs bâtisses et bâtiments. Ne survivant que grâce à leurs vols de nourriture et tout ce qui leur permettait de subsister, les jumeaux se rendaient bien compte qu’ils avaient eu de la chance jusqu’ici de ne pas encore se faire attraper, et qu’un jour ou l’autre un des hommes volés les en ferait voir de toutes les couleurs.
Et il semblait que ce jour était arrivé.
C’était la nuit. La rue était plongée dans le noir, seul le minuscule clair de lune offrant une piètre lueur baignant la ruelle. Il n’y avait presque aucun bruit, pourtant Ludvik ne pouvait s’empêcher de penser que ça allait mal tourner. Il faisait le guet, près de la porte d’entrée de la forge, tandis que son frère était à l’intérieur, à la recherche d’un quelconque objet qui pourrait les aider - une épée, un poignard... Au bout d’un moment, quand il se rendit compte que son frère ne lui répondait plus et qu’il ne faisait même plus du tout de bruit, Ludvik se décida à entrer. Repoussant la porte fracturée en silence, il jeta un coup d’œil à l’intérieur... avant de se figer.
Le forgeron tenait son frère par le cou, l’étranglant contre un mur en pierres. Son grognement de rage était masqué par le bruit du feu, à quelques pas de là, malgré son état presque éteint. Hoquetant de surprise et de colère, Ludvik se jeta sur le forgeron et, du haut de son mètre soixante-dix, le fit lâcher son jumeau avant le cogner durement. Ils se battirent un long moment, chacun donnant de violents coups, mais malgré le jeune âge et la force de Ludvik, le forgeron prit le dessus. Le jetant contre son jumeau, qui n’avait pas bougé d’un pouce, il rugit d’une voix sourde :
- Donnez-moi une bonne raison pour ne pas vous promettre à la corde, gredins !
Ludvik se releva immédiatement et se mit en position de défense, prêt à parer toute attaque, tandis que son frère s’apprêtait à charger. Le retenant en l’attrapant par le bras, Ludvik jeta un œil incertain au forgeron. Il était clair qu’ils étaient en mauvaise posture et que, même à deux, ils ne pouvaient rien face à cet homme habitué aux durs labeurs de son métier. S’enfuir était inenvisageable ; ils étaient bien trop reconnaissables dans cette ville qui les connaissait bien à présent. Si quelqu’un lançait un avis de recherche contre eux, ils étaient cuits. Surtout s’il y avait un butin à la clef.
- Monsieur, commença-t-il. Vous savez que nous sommes orphelins et que nous vivons dans la rue. Vous nous voyez tous les jours depuis cinq ans nous battre pour survivre, et nous sommes fatigués. On vient, aujourd’hui - ou plutôt cette nuit, songea-t-il -, pour vous demander de nous héberger. En échange, nous vous aiderons dans les tâches de la forge et nous ferons tout ce que vous nous demanderez.
Un hoquet à côté de lui, de la part de son frère, se fit entendre.
- Mais..., voulut polémiquer Hendrik.
Ludvik le pinça pour lui intimer de se taire. Le forgeron ne sembla pas remarquer la réaction du jumeau, car il paraissait plus vouloir étrangler quelque chose - notamment quelqu’un - plutôt qu’analyser les jeunes devant lui.
- Vous étiez venus me voler ! vociféra-t-il avec hargne.
- Si nous avons un toit, nous ne volerons plus personne, objecta Ludvik. Je vous en prie, nous ferons tout ce que vous voulez, je vous promets qu’on ne vous créera aucun problème.
- Que vaut la parole de voleurs ? Je devrais vous faire fouetter !
Les jumeaux ne répondirent pas. Même s’ils étaient jeunes, et pas très renfloués, quatre mains ne pouvaient pas être de refus pour quelqu’un comme le forgeron, qui devait sûrement avoir besoin de main d’œuvre pour l’aider. Ludvik pouvait voir l’hésitation s’installer sur le visage de l’homme, tandis que l’idée se faisait une place dans son esprit. Il y aurait certes deux bouches de plus à nourrir, mais ils avaient été habitués à ne pas manger énormément, voire pas du tout durant certains jours, alors il n’y aurait pas de problème de ce côté-là.
Le forgeron accepta après leur avoir fait promettre à tous les deux. Il les lava, les nourrit, avant de les punir d’avoir essayé de le voler. Ils habitèrent alors dans la grange, dormant avec le foin et les rats. Ils apprirent le métier de forgeron et firent bientôt partie de la maison et de la famille. Jusqu’à la mort du forgeron et de sa femme.
La femme mourut à la naissance de leur fille, une jolie petite fille brune. Elle naquit de la même manière que Hendrik : les pieds en avant. N’ayant pas les moyens d’appeler une sage-femme, la mère mourut tout comme la mère des jumeaux, mais entourée de sa famille. Lorsque Hendrik et Ludvik eurent dix-huit ans, la petite à peine deux ans, le forgeron mourut à son tour, vaincu par la maladie et la tristesse d’avoir perdu sa femme. La forge revint à ceux qu’il considérait comme ses fils, les jumeaux prirent donc le contrôle de la forge, et devinrent les protecteurs de la petite, qui était comme leur sœur.


~ Et plus encore...

Ludvik regarda longuement son frère tandis qu’il étudiait sous toutes les coutures les minuscules morceaux d’argent déposés sur sa paume. Le choix que devait faire Hendrik était crucial ; il pouvait apporter beaucoup à la forge et donc à leur famille. Voilà quasiment quinze ans qu’ils se chargeaient de fournir les armes à qui pouvait bien payer. Mais après toutes ces années, l’argent commençait à avoir du mal à renflouer les caisses, et les jumeaux devaient se réhabituer à se serrer les coudes afin de protéger leur sœur de tout ce qui pouvait lui pendre au nez. Ils refusaient catégoriquement les demandes de mariages de tous ces crétins qui la voulaient uniquement pour tirer un coup ; il était hors de question de laisser quelqu’un profiter de leur petite sœur légalement. Et même si ces culs rouges proposaient en échange, pour la plupart, une immense somme d’argent qui pouvait leur garder la tête au dessus de l’eau pour les vingt prochaines années, c’était impensable de vendre la petite. Le vieux leur avait fait promettre sur son lit de mort, et Ludvik n'avait qu'une parole. Il espérait que c'était aussi le cas pour son jumeau.
Hendrik releva enfin la tête et acquiesça d’un air satisfait. C’était exactement ce qu’ils recherchaient depuis des lustres. Ludvik sentit ses épaules se dénouer tandis que le soulagement s’abattait sur lui. Son frère était d’accord pour s’occuper de l’orfèvrerie. Ainsi, le talent de Ludvik pour la forge mêlé au talent de son jumeau pour l’orfèvre allait les aider financièrement pour un bon bout de temps. Qui allait refuser d’ajouter de magnifiques touches d’argent ou d’or sur ses épées, poignards, toute arme pouvant servir ? Les pirates n’allaient pas non plus cracher sur une arme étincelante ; ils étaient attirer par le brillant, tels des lucioles attirées par la lumière vacillante d’une flamme de bougie.
Ce fut de ce fait que les jumeaux mirent en place l’orfèvrerie, dans la bâtisse à côté de la forge. Ainsi, les affaires reprirent de plus belle, l’argent se mit à pleuvoir, tandis que le travail devenait de plus en plus intense. Jamais leur gagne-pain n’avait eu autant de réussite, pas même au temps du vieux.
Néanmoins, Ludvik restait sur sa faim. Voilà des années qu’il n’avait plus touché à un bateau, depuis cette fameuse nuit où avec son jumeau il avait mis le feu au navire de leur équipage d’adoption. Dix-sept longues années. La mer, la douce odeur du vent marin, les cris du capitaine quand il voyait qu’un mécréant avait eu le culot de bâcler sa tâche, les ivrognes hurlant leurs horribles chansons, l’adrénaline lors des pillages... Tout ça lui manquait. Il avait dû s’habituer à une vie simple et légale, afin de s’occuper de son frère, plus jeune que lui de quelques deux petites minutes. Une colère sourde l’emportait à chaque fois qu’il se souvenait qu’il avait à présent une famille dont il devait s’occuper, qu’il devait nourrir. Chaque jour, il se levait avec l’impression de ne pas être à sa place, d’être un imposteur. Même s’il aimait sa famille, il ne supportait plus cette fausse vie. S’il avait été seul, s’il avait été certain que son jumeau pouvait s’occuper de lui-même sans se mettre dans des situations impossibles, s’il avait été certain que sa sœur de dix-neuf ans pouvait se défendre face à des rustres de toute sorte... Mais ce n’était pas le cas. Et ça le frustrait.
Le seul moyen qu’il avait trouvé jusqu’ici pour faire redescendre la pression était les bagarres dans lesquelles il se jetait pour aider son frère à se sortir des problèmes dans lesquels il s’embourbait. Mais un jour ou l’autre, ça ne serait plus assez. Il aurait alors besoin de plus.


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Mar 28 Avr - 14:31
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Localisation : Tortuga
Age : 24
Avatar : Phoebe Tonkin
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Acteur de la mort qui tue :33:
Bienvenue sur le forum !! Si tu as des questions n'hésite pas à contacter le staff !
Bonne chance pour la rédaction de ton histoire :7:


Nous sommes de ceux qui ne renoncent pas, des chiens enragés, des teigneux, des acharnés. Nous sommes de ceux qui comptent bien devenir capables de tout encaisser. Nous sommes de ceux qui établissent des stratégies dans l'obscurité pour reprendre la main, jouer selon leurs propres règles et forcer le destin.
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Mar 28 Avr - 14:35
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Bienvenue sur le forum et bon courage pour la suite de ta fiche :36: Au plaisir de picoler avec toi :67:
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Invité
Mar 28 Avr - 14:39
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Bienvenu à ce grand gaillard!
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Invité
Mar 28 Avr - 14:41
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Bienviendue !

Hate de voir ce que ton personnage nous réserve ! ^^
Bonne chance pour la continuation de ta fichette ! ^^
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Invité
Mar 28 Avr - 15:28
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Bienvenue et bon courage pour ta fiche :4:
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Invité
Mar 28 Avr - 21:11
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Bienvenue par ici :69:

J'espère que tu te plairas parmi nous :70:
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Invité
Mar 28 Avr - 21:19
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Bienvenue Ludvik !
Ton personnage m'a l'air très intéressant, j'aime son caractère ;-) !

Bon courage pour l'écriture de ton histoire :7:
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Invité
Mer 29 Avr - 14:29
Invité
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Invité
Bonnie : Oh oui, cet acteur :17: Merci beaucoup ;)

Ivy : Ahah, merci ! Hâte de picoler aussi :43:

John, Alice, Adalia, Emile : Merci à vous, y'a pas de raisons que je ne me plaise pas ici, j'ai hâte de pouvoir rp :46:

Juliette : Merci de l'accueil, je suis contente que le caractère te plaise :67:
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Invité
Mer 29 Avr - 22:43
Invité
Invité
Invité

   
Bienvenue!


J'ai adoré ton histoire, très bien écrit, l'idée est originale =). Huuum deux scénarii qui vont s'ajouter hein ^^ ? C'est cooool. Bref je te valide !


   Tu intègres le groupe Drapeau Blanc. Tu vas maintenant pouvoir recenser ton avatar dans le bottin !
   A partir de maintenant tu vas aussi pouvoir te créer un cercle social et commencer ton histoire en créant ta fiche de liens (les rps seront dans le même post).
   Tu vas aussi devoir demander ton rang à cet endroit. La description de chaque rang disponible est rédigée dans ce sujet. Si l'envie te prend d'embarquer à nouveau sur un bateau, tu devras aussi choisir ton équipage.

   Si tu es amené à être absent(e), tu pourras nous prévenir en postant un sujet dans cette partie.

   Bon jeu !
   

   
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Invité
Mer 29 Avr - 22:46
Invité
Invité
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Merci :13: :17:
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